Un régime sans gluten ne réduit pas le risque cardiovasculaire

Les régimes sans gluten sont très tendances en ce moment et font l’objet de toutes les attentions des industries agroalimentaires qui font preuve de beaucoup d’imagination pour vendre (très cher) leurs produits .

Une étude prospective vient de comparer les mérites d’un régime sans gluten chez des personnes ne souffrant pas de maladie coeliaque.

D’après cette étude, un régime sans gluten ne réduit pas les maladies cardiovasculaires : « L’apport alimentaire à long terme du gluten n’était pas associé au risque de maladie coronarienne. Cependant, l’évitement du gluten peut entraîner une consommation réduite de grains entiers bénéfiques, ce qui peut affecter le risque cardiovasculaire. La promotion de régimes sans gluten parmi les personnes sans maladie coeliaque ne devrait pas être encouragée. »

Par contre, il est clair qu’un régime pâtes/pizza/céréales raffinée/pain blanc n’a rien de comparable avec la consommation de pain complet (au levain et bio, de préférence…) pour accompagner une alimentation de type méditerranéenne…

BMJ : Long term gluten consumption in adults without celiac disease and risk of coronary heart disease: prospective cohort study

Une consommation élevée de graisses (y compris animales) diminue la mortalité, à contrario une consommation élevée d’hydrates de carbones augmente celle-ci

L’étude « Prospective Urban-Rural Epidemiology PURE », une vaste étude observationnelle sur l’impact des sucres et des graisses sur la mortalité toutes causes et la mortalité cardiovasculaire (CV) démontre que non seulement des apports élevés en graisse et notamment en graisses animales diminueraient le risque de mortalité, mais aussi que des apports élevés (plus de 60 %) en glucides entraînent une augmentation des décès toutes-causes (sans effets sur la mortalité spécifiquement cardiovasculaire). L’idéal semblerait un niveau d’environ 55 % d’hydrates de carbones pour environ 35 % pour les graisses (y compris animales).

Bien sûr, de nombreuses voix s’élèvent pour dire que depuis très longtemps, la littérature médicale prône exactement l’inverse. Ces mêmes voix ne doivent pas être au courant que Coca-Cola a payé de nombreux scientifiques et corrompu de nombreux organismes publiques afin de minimiser les dangers du sucre dans l’alimentation…

Un autre conclusion intéressante de cette étude concerne le bienfait du régime méditerranéen puisqu’il a été constaté qu’une consommation élevée de fruits, de légumes et de légumineuses était inversement associé aux maladies cardiovasculaires majeures, à l’infarctus du myocarde, à la mortalité cardiovasculaire, à la mortalité non cardiovasculaire et à la mortalité totale.

Pour une fois que la France, avec le « Programme national nutrition santé » qui recommande 5 fruits et légumes par jour, est un précurseur en la matière et va dans le bon sens…

The Lancet : Associations of fats and carbohydrate intake with cardiovascular disease and mortality in 18 countries from five continents (PURE): a prospective cohort study

The Lancet : Fruit, vegetable, and legume intake, and cardiovascular disease and deaths in 18 countries (PURE): a prospective cohort study

Pour rappel, les différents articles sur les malversations de Coca-Cola et consors :

Un miracle et une victoire du bon sens sur l’industrie agroalimentaire !

Notre ministre de la santé, que l’on sait coutumière des pires conneries, vient d’avoir une illumination et a enfin pris (miracle) une bonne décision : le format retenu pour l’étiquetage nutritionnel simplifié des aliments sera le Nutri-Score, un étiquetage qui fonctionne avec 5 couleurs. À 1 mois des élections et de la perte probable de son poste de ministre, il était enfin temps qu’elle prenne la seule bonne décision de sa carrière…
Pour ceux qui n’ont pas suivi l’histoire depuis le début, un groupe de chercheurs de l’Inserm a étudié un étiquetage nutritionnel calculé en fonction de composantes négatives (énergie, sucres simples, acides gras saturés et sodium) et de composantes positives (fibres, protéines, catégorie spécifique d’aliments tels que fruits/légumes/fruits à coque). Tout ceci traduit en 5 couleurs qui vont du vert à l’orange. Bref simple, efficace et compréhensible par tout un chacun.
Mais c’était sans compter sur l’industrie agroalimentaire qui, sous le fallacieux prétexte de défendre le « bien manger » (surtout continuer à vendre leur merde…), ont tout fait pour torpiller cette bonne idée. Et je te crée des associations bidons (bien évidemment entièrement subventionnées par eux), et je t’y invite tous les hommes politiques et élus que je peux corrompre, et je te crie au scandale comme quoi on veut tuer la bonne chère française (c’est vrai que les chips ou la pizza surgelée bas de gamme, comme nourriture traditionnelle française…), et je te ponds un affichage concurrent complètement incompréhensible pour brouiller les pistes !
L’obésité est un problème de santé mondial et qui ne fait qu’empirer. Mais il ne faudrait tout de même pas que l’amorce de la plus petite solution puisse perturber le chifre d’affaire de ces messieur dont le seul intérêt est de continuer à vendre leur produits de merde en toute impunité…
Bref, après plusieurs années d’une bataille homérique, la démission de plusieurs experts (écœurés par les conflits d’intérêts flagrants des autres membres avec l’industrie agroalimentaire) ainsi qu’une pétition qui a réuni plus de 250 000 signatures, notre ministre de la santé a enfin tranché le 17 mars 2017 : ce sera le Nutri-score. Seul bémol, à cause des règles européennes, celui-ci ne sera que facultatif et donc à la discrétion et au bon vouloir du fabricant.
J’espère seulement que les acheteurs de ces produits vont privilégier ceux avec cet affichage nutritionnel (et bien évidemment ceux tirant au vert…) obligeant ainsi, de fait, les industriels à s’y conformer.
Passeport Santé : Étiquetage alimentaire : un code couleur validé par le gouvernement
Le Parisien : ÉMarisol Touraine dévoile le nouveau logo nutritionnel
ANSES : Évaluation de la faisabilité du calcul d’un score nutritionnel tel qu’élaboré par Rayner et al.

Début d’année en fanfare !

Les loups se bouffent entre eux :

Une juge fédérale américaine a prononcé jeudi une interdiction des ventes de l’anti-cholestérol Praluent commercialisé par Sanofi et son partenaire américain Regeneron Pharmaceuticals, répondant ainsi à la demande du laboratoire Amgen qui les accuse de violation de brevets.
Donc je résume : Pfitzer a stoppé le développement de son inhibiteur de la pcsk9 (bococizumab), Sanofi et Regeneron n’auront plus le droit de commercialiser le leur (Praulent) sauf accord financier (se chiffrant en millions de dollars…) et AMGEN restera le seul sur le marché. Ce n’est pas ça qui va faire baisser les prix de ce produit qui, rappelons-le, commence à être prescrit alors qu’il n’a toujours montré aucune efficacité à réduire les maladies cardiovasculaires…

Coca-Cola dans la tourmente :

Suite à la découverte de la corruption effectuée par Coca-Cola auprès des scientifiques afin de minimiser les effets des sucres cachés sur les maladies cardiovasculaires, Coca-Cola et l’Association des fabricants de boissons non alcoolisées sont poursuivies par un groupe sans but lucratif pour avoir présumément minimisé les risques associés à la consommation de sucre, et ce, dans le but de faire augmenter leurs ventes.

Radio-Canada : Coca-Cola poursuivie pour avoir minimisé les effets néfastes du sucre
ZoneBourse : Sanofi : La justice US bloque les ventes du Praluent de Sanofi/Regeneron

Entre 2011 et 2015, ce ne sont pas moins de 96 associations, sociétés savantes et autres organisations impliquées dans la santé publique – et non des moindres – qui ont bénéficié des largesses de Coca Cola et Pepsi Cola

C’est ce que révèle cette étude qui fait suite aux révélations des pressions de l’industrie sucrière dans le but de minimiser les effets délétères du sucre sur les maladies cardiovasculaires tout en faisant porter le chapeau aux graisses.
96 organisations, dont 63 sont des organismes de santé publique, 19 des sociétés médicales, 7 des fondations médicales et 5 des organisations gouvernementales (et pas des moindres (l’American Diabetes Association, l’American Heart Association, l’American College of Cardiology ou encore l’American Society for Nutrition) ont reçu des financements de la part de Coca Cola ou Pepsi Cola. Plus grave, les auteurs ont identifié 29 projets de loi ou équivalents sur lesquels Coca Cola et Pepsi ont fait jouer leur influence.
NCBI : Sponsorship of National Health Organizations by Two Major Soda Companies