Les statines augmentent jusqu’à plus de 60 % le risque de diabète

Des chercheurs ont analysé les bases PubMed, EMBASE et MEDLINE afin d’extraire les données concernant l’apparition des cas de nouveau diabète (NOD) chez les utilisateurs de statines.
Leur constat est édifiant avec un risque relatif (RR) de 1,44 en moyenne et un score de 1,38 pour la moins diabétogène (Simvastatine) à 1,64 pour la plus diabétogène (Rosuvastatine , alias Crestor).
Donc, amis patient sous statines, si vous êtes parmi les heureux élus consommateur de Rosuvastatine (ou Crestor), vous avez 64% de risques supplémentaires de développer un diabète de type 2.
Notez bien que les autres statines, bien que moins diabétogènes, n’en sont pas moins inquiétantes !
Et dire qu’il se trouve encore de sinistres individus pour asséner que les statines n’ont aucun effets secondaires…
PubMed : Statin use and risk of new-onset diabetes: A meta-analysis of observational studies

Statines et diabète, c’est de pire en pire !

Une étude australienne suivant pendant plus de 10 ans des femmes âgée de plus de 75 ans a détecté pour celles-ci, en moyenne, un sur-risque de diabète de 33% sous statine, atteignant 50% avec les plus fortes doses. Ce qui correspond à 5% des femmes sous statines qui ont développé un diabète. On est loin des 5 pour 1000 cas reconnus par l’ANSM dans son rapport « Statines et risque de diabète ».
La conclusion de l’étude est sans équivoque : Les femmes âgées ne devraient pas prendre de fortes doses de statines compte-tenu de l’effet dose-réponse des statines sur l’apparition d’un diabète. Et celles qui sont sous statines doivent être surveillées avec attention et bénéficier d’un dosage régulier de la glycémie et d’une gestion appropriée de cet effet secondaire. Une dé-prescription peut aussi être envisagée.
Springer : New-Onset Diabetes After Statin Exposure in Elderly Women: The Australian Longitudinal Study on Women’s Health (accès payant à l’étude complète)
Medscape France : 33% de sur-risque de diabète sous statine chez la femme âgée (accès gratuit après inscription)

Un régime typiquement américain rend résistant à l’insuline en 2 à 3 jours

Des chercheurs ont réalisé sur six hommes d’âge moyen, en bonne santé, de poids normal ou en léger surpoids l’expérience suivante : pendant une semaine, les volontaires ont mangé 6000 calories par jour, soit le double de leur régime habituel, sous forme de pizzas, hamburgers, cookies, etc, afin de mimer un régime typique des US ( les sujets ont bien aimé ce régime…).
Le régime contenait 50 % de glucides, 35 % de graisses et 15 % de protéines, soit une proportion relativement conforme aux recommandations officielles US. Les sujets sont restés au lit à l’hôpital pendant toute l’expérience qui a duré 7 jours. Ils ne devaient faire aucun exercice. L’idée était de recréer le régime de l’Américain moyen pour savoir comment il pouvait conduire au diabète de type 2.
En moyenne, les hommes ont pris 3,5 kg et à partir du le deuxième jour, il y a eu une augmentation rapide et continue de l’insuline dans le sang et des niveaux de résistance à l’insuline, suffisamment pour causer une résistance à l’insuline chez les 6 personnes. Les sujets ont donc développé une résistance à l’insuline en seulement 2 à 3 jours !
Science Translational Medicine : Excessive caloric intake acutely causes oxidative stress, GLUT4 carbonylation, and insulin resistance in healthy men
L’article complet sur ResearchGate : Excessive caloric intake acutely causes oxidative stress, GLUT4 carbonylation, and insulin resistance in healthy men