D’après Mme Buzin, nous sommes tous des complotistes…

Suite à une intervention de Mme Buzin sur l’émission du vendredi 15 septembre sur France-Inter (Interactiv’) dans laquelle cette dernière mettait en cause (sur la base d’accusation mensongère) le Pr Even, le site de l’AIMSIB a fait paraître un droit de réponse de la part du Pr Even. N’ayant pas eu connaissance de cette intervention, j’ai donc écouté le replay de cette émission. Effectivement, à partir le 3’42’’, un auditeur (cardiologue) posait la question de savoir ce que la ministre allait faire afin de redorer le blason des statines et autre médicaments anti-cholestérol mis à mal par (en autre…) les écrits de Philippe Even. Je ne m’étendrai pas sur ces accusations ni sur cette lettre, celle-ci étant consultable sur le site de l’AIMSIB, pour évoquer la suite de la diatribe de notre ministre des Solidarités et de la Santé.

Mme Buzin a donc évoqué successivement  :

  • « une mission d’information autour des médicaments » : Concernant la théorie du cholestérol qui tue, allons nous donc encore avoir droit à une campagne de publicité financée par un grand labo pharmaceutique fabriquant, bien évidemment, des statines ?
  • Elle a aussi prononcé le mot « complot » : Bien sûr, ceux qui s’élèvent contre les médicaments hypocholestérolémiant ne peuvent être que des complotistes ? Et les personnes ci-dessous, toutes des complotistes elles-aussi :
    • Irène Frachon, complotiste pour avoir dénoncé le scandale du médiator
    • Pierre Meneton pour avoir dénoncé la désinformation par les lobbies agroalimentaires, notamment l’industrie du sel, après des professionnels de la santé et de l’alimentation
    • Jean-Jacques Mélet qui a révélé la toxicité des amalgames dentaires
    • Anne-Marie Casteret qui a révélé l’affaire du sang contaminé
    • Ceux qui ont dénoncé les malversations de l’industrie du sucre pour avoir, pendant plus de 50 ans, subventionné de fausses études démontrant la nocivité des graisses saturées tout en dédouanant le sucre de son rôle néfaste
    • Et bien d’autres encore…

Bref, tous ces gens ont été traités comme des complotistes, certains ont même été traîné en justice, d’autres ont perdus leur emploi, jusqu’à ce qu’enfin le scandale éclate au grand jour ! Complotistes aussi tous les scientifiques produisant des études (non financées par les industries pharmaceutiques) qui dénonce la théorie du cholestérol et qui prouvent qu’en vieillissant, on vit mieux et en meilleure santé avec un taux de cholestérol élevé. Complotistes aussi les sites NEJM, BMJ, NCBI (liste non exhaustive…) pour héberger les écrits de ces mêmes professeurs (en même temps que ceux des labos pharmaceutiques, d’ailleurs…).

  • Vous avez prononcé les mots suivants : « Fervente défenseur de la démocratie sanitaire » et « débats citoyen ». Permettez-moi d’en douter, Mme Buzin. Et plus que fortement. Lorsque l’on a pu constater le peu de cas que vous avez fait de la concertation citoyenne sur la vaccination, le manque de transparence et l’autoritarisme de votre décision, je le dis et le redis : permettez-moi d’en douter. Et je ne suis pas, loin de là,  le seul à le penser…

Mme Buzin, tout ministre que vous êtes, ouvrez les yeux. La défiance des Français vis-à-vis des médicaments va grandissante, de plus en plus de personnes se rendent compte de la main-mise des laboratoires pharmaceutiques et des industries agroalimentaires sur les décisions de santé et ce n’est pas votre comportement qui va changer les choses. Il n’y a qu’à lire les deux récents articles parus sur Basta! (« Ces médicaments qui coûtent des milliards à l’assurance-maladie et menacent notre système de santé » et « Comment les labos amassent des fortunes grâce à des médicaments au prix exorbitant ») pour comprendre qu’aucune amorce d’une quelconque amélioration est en vue. Les labos vont continuer à rémunérer des grands professeurs, transformant ceux-ci en leurs porte-parole ou en leurs commerciaux, les instances gouvernementales de santé vont continuer à suivre les recommandations de ces mêmes professeurs et par-là même celles des labos.

Oui, je suis en colère.

Oui, tout ceci m’écœure au plus haut point et ce n’est certainement pas votre langue de bois, vos contrevérités et vos mensonges éhontés qui vont y changer quoi que ce soit.

Interactiv’ du 15/09 sur France Inter : Agnes Buzin

La lettre du Pr Even sur le site de l’AIMSIB : Droit de réponse du Pr Even

La campagne de pub contre le cholestérol financée par Pfitzer : Dire qu’un simple dosage de son cholestérol…

Basta! : Ces médicaments qui coûtent des milliards à l’assurance-maladie et menacent notre système de santé

Basta! : Comment les labos amassent des fortunes grâce à des médicaments au prix exorbitant

 

Encore une remise en cause des dogmes acquis…

Un article parus dans BMJ fait le point sur les causes des maladies cardiovasculaires et tord le cou à de nombreuses certitudes assénées par les labos pharmaceutiques ainsi que par le corps médical :

  • Le mythe des graisses saturées qui provoque les maladies cardiovasculaires est totalement faux, celles-ci seraient même favorables pour éviter ces dernières, au contraire des régimes pauvres en graisses et des régimes riches en hydrates de carbones.
  •  Le régime méditerranéen est beaucoup plus efficace à réduire les maladies cardiovasculaires que n’importe quel médicament hypocholestérolémiant.
  • Le risque du cholestérol LDL qui tue a été largement surévalué et à été conduit par les entreprises commercialisant des aliments « faibles en gras » et des médicaments « éprouvés pour réduire le cholestérol » .
  • Chez les plus de 60 ans, une révision systématique récente a conclu que le cholestérol LDL n’est pas associé aux maladies cardiovasculaires et est inversement associé à la mortalité toutes causes.
  • La non-sédentarité et le la réduction du stress sont des éléments extrêmement importants.

En conclusion, je terminerai par la citation de ces 2 phrases:

Il est temps de déplacer le message de santé publique dans la prévention et le traitement de la maladie coronarienne et de cesser de mesurer les lipides sériques et de réduire les graisses saturées alimentaires.

Il n’y a pas de modèle d’entreprise ou de marché pour aider à diffuser cette intervention simple mais puissante

Eh oui, que du bon sens… mais c’est tout un pan de l’économie qui va s’effondrer pour les entreprises pharmaceutiques et agroalimentaires qui font (très) largement leur beurre sur ces éléments…

British Journal of Sports Medicine : Saturated fat does not clog the arteries: coronary heart disease is a chronic inflammatory condition, the risk of which can be effectively reduced from healthy lifestyle interventions

«Science et avenir», ou comment pipeauter un article sur l’efficacité des statines

Un visiteur de mon site m’a fait parvenir un lien vers un article dont le titre est « Un anti-cholestérol a réduit la mortalité de 28% chez les hommes ». Je suis donc allé lire cet article glorifiant les effets des statines, puisque ce sont elles dont il est question.

Pour commencer, un article soi-disant scientifique faisant la promotion d’un produit médicamenteux et qui ne cite aucune source peut laisser planer quelques doutes quant à sa crédibilité !

Ensuite, j’ai toujours du mal avec ces mêmes articles qui sortent des pourcentages relatifs sans aucun autre élément pour justifier ceux-ci. J’ai écrit un article complet ici (avec les méthodes de calcul) au-sujet de ces fameux pourcentages relatifs qui peuvent être extrêmement trompeurs et réussir à faire passer un produit de merde pour quelque chose de très efficace.

Pour illustrer mes propos, je vais vous faire une démonstration toute simple :

Prenons une étude clinique qui teste un produit sur 20 000 volontaires pendant 5 ans (soit 10 000 sous médicament et 10 000 sous placebo). Dans le groupe médicament, nous avons 1 décès et dans le groupe placebo nous en avons 2, le médicament s’étant montré deux fois plus efficace à réduire la mortalité que le placebo, celui est donc crédité d’une efficacité ( en % relatifs) de 50 %.

Extraordinaire, n’est-ce pas, un médicament qui réduit les décès de moitié !

Hélas, la réalité n’est pas aussi rose… Poussons l’analyse un peu plus loin : en pourcentages absolus, nous avons une réduction de la mortalité de 0,01 % sur 5 ans, ce qui nous donne 0,002 % par année avec par conséquent un NNT annuel de 50 000, ce qui signifie qu’il faut traiter 50 000 personnes annuellement pour éviter 1 décès. Présenté de cette manière, c’est nettement moins efficace, n’est-ce pas ? Je reconnais avoir un peu forcé le trait, mais c’est pour bien démontrer toute l’absurdité de présenter les résultats uniquement en pourcentages relatifs.

Pour en revenir à notre étude miracle, après recherches, il s’agit du follow-up sur 20 ans de l’étude WOSCOPS, une étude en prévention primaire (patients n’ayant jamais eu de problèmes cardiovasculaires), sur une population dont la mortalité cardiovasculaire est pratiquement 4 fois supérieure à la France et dont presque la moitié était fumeur, et dont les résultats avaient été loin d’être un franc succès.

Passons brièvement sur les conclusions de cette étude « Les présentes analyses fournissent de nouvelles données probantes solides sur les avantages à court et à long terme de l’abaissement du LDL-C pour la prévention primaire des maladies cardiovasculaires chez les personnes dont l’élévation primaire du LDL-C est de ±190 mg/dL. » (normal pour une étude financée par Merk et dont les protagonistes émargent auprès de tous les labos produisant des statines…) pour s’attacher sur les diverses anomalies de cette étude :

Je cite :

  • à la fin de l’essai clinique initial, environ un tiers des individus initialement alloués à la pravastatine ou un placebo étaient sur des statines : Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ? après 5 ans, si je comprends bien, seulement 1/3 des patients sous Pravastatine ont continués de prendre une statine (mais pas forcément de la Pravastatine…) et 1/3 des patients sous placebo se sont mis à prendre des statines. Donc, si je compte bien, 2/3 des patients sous statine ont arrêté de prendre celle-ci et 2/3 de ceux sous placebo n’ont rien changé ???
  • Aucune donnée ultérieure sur la proportion de personnes prenant des statines n’était disponible pour les années suivantes : Encore plus inquiétant, les auteurs reconnaissent eux-mêmes qu’ils sont incapables de savoir avec précision qui prend des statines et qui n’en prend pas !
  • Dans la présente analyse, nous avons comparé les résultats de mortalité à long terme (y compris les décès attribuables aux maladies coronariennes, aux causes cardiovasculaires et à toutes causes confondues) entre les patients initialement randomisés à la pravastatine et les patients sans signe de maladie vasculaire classés par hypercholestérolémie : Ah ? Comme on ne sait plus qui prend des statines, on classifie les décès au doigt mouillé, en fonction de leur niveau de cholestérol, et non pas en fonction de leur appartenance au groupe statine ou placebo (ah oui, chuis con… on ne sait plus qui prend des statines et qui n’en prend pas…)
  • De même, au cours de la période de suivi de 20 ans, la pravastatine n’a pas eu d’effet négatif sur les taux de décès (cardiovasculaires, non cardiovasculaires, cancer) et d’hospitalisations (cardiovasculaires et non cardiovasculaires) : Belle manière de dire qu’elle n’a pas eu d’effets positifs non plus…
  • Malheureusement, il n’y a pas de données post-essai sur les événements indésirables non graves : Vraiment dommage, pour une fois que l’on peut étudier les effets secondaires des statines sur le long terme. Ah, c’est vrai… On ne sait plus qui prend des statines et qui n’en prend pas…
  • il faut reconnaître que les données des 15 années de suivi supplémentaires après la fin de l’essai initial sont des données d’observation et pourraient être confondues par le manque d’information continue sur l’utilisation des médicaments. : Autrement dit, on n’est même pas sûr de la véracité des informations
  • Par exemple, les participants ayant reçu des doses de LDL-C? 190 mg/dL ont peut-être été plus susceptibles d’être maintenus sous traitement que ceux qui avaient des niveaux de LDL-C inférieurs après la fin de l’essai : Pour une étude clinique, ça fait sérieux.. On suppose que… Peut-être que…
  • Néanmoins, sans exclure la possibilité de facteurs confondants, il n’est pas possible de caractériser pleinement les estimations de suivi à long terme comme étant soit sous-estimées, soit surestimées, puisqu’on ne peut supposer que les résultats ne sont modulés que par l’utilisation ou la non-utilisation des statines : Houla… De pire en pire !
  • Malgré cela, nous considérons que le premier risque est plus probable en raison du fait que de nombreux patients traités activement pendant la phase d’essai n’ont peut-être plus reçu de statine et de l’augmentation prévue de la transition du groupe placebo initial au groupe statine pendant le suivi; par conséquent, les résultats du suivi prolongé pourraient probablement sous-estimer les avantages du traitement à plus long terme en raison de la réduction de l’utilisation différentielle des statines au fil du temps et, par conséquent, l’avantage pour ces patients de 190 mg/dL pourrait être le plus élevé : De plus en plus nébuleux…
  • D’autre part, la forte prévalence des fumeurs dans la population de WOSCOP pourrait signifier qu’une étude similaire aujourd’hui pourrait ne pas montrer un effet aussi fort avec un régime de statines de puissance similaire : Je rappelle que dans l’étude initiale, presque la moitié des patients étaient des fumeurs, on peut supposer qu’une proportion non négligeable de fumeurs sont devenus non-fumeurs au cours des 20 années
  • En ce qui concerne les analyses exploratoires évaluant le changement du LDL-C par rapport au résultat (comparativement au placebo), elles ne peuvent pas complètement exclure l’influence de la non-conformité aux médicaments : On continue d’extrapoler…
  • Il y a donc une certaine marge de manquement dans l’analyse telle qu’elle est effectuée : Tu m’étonnes !
  • Enfin, les analyses des réductions du LDL-C avec la pravastatine et les résultats sont de nature observationnelle et devraient être interprétées comme telles et une confusion résiduelle ne peut être exclue malgré l’ajustement statistique : Donc on a des chiffres qui sont potentiellement faux mais tout va bien puisqu’on le signale…

Pour continuer, les effets indésirables n’ont pas été relevés. Je cite : «L’information sur les effets indésirables observés au cours de l’étude a été décrite en détail dans des publications antérieures de WOSCOPS. En bref, les résultats à 5 ans ont montré que le traitement par la Pravastatine, comparativement au placebo, n’a pas eu d’effet défavorable sur la fonction hépatique ou n’a pas produit de myopathie; on a constaté que la Pravastatine protégeait contre le développement du diabète et contre le risque d’admission à l’hôpital en raison de causes cardiovasculaires sans affecter les hospitalisations non cardio-vasculaires; enfin, il n’y avait aucune preuve d’un risque accru de cancer mortel et non mortel, de décès ou de causes non cardiovasculaires ou de décès. De même, au cours de la période de suivi de 20 ans, la Pravastatine n’a pas eu d’effet négatif sur les taux de décès (cardiovasculaires, non cardiovasculaires, cancéreux) et d’hospitalisations (cardiovasculaires, non cardiovasculaires) et il n’y a malheureusement pas de données sur les événements indésirables non graves après l’essai.». Il est vrai qu’en 1997, c’était l’époque béni où les essais cliniques glorifiaient les résultats des statines tout en occultant consciencieusement leurs effets secondaires… Je rappelle qu’au cours de l’étude de base, il y a eu une augmentation conséquente des cancers de la prostate (due bien évidemment au hasard !) et quant au statines qui protège du diabète, il n’y a que les imbéciles pour le croire; bien que la Pravastatine ne soit pas la plus diabétogène des statines, celle-ci est loin d’être neutre vis-à-vis des NOD (New Onset Diabete).

Donc une étude bidon, avec beaucoup de suppositions et d’incertitudes, mais dont la conclusion officielle à déjà été reprise par beaucoup de médias, ces derniers ayant tendance à préférer le copier-coller des articles de communications des labos pharmaceutiques plutôt que le vrai journalisme d’investigation.

Science et avenir : Un anti-cholestérol a réduit la mortalité de 28% chez les hommes

CIRC (résumé de l’étude) : LDL-Cholesterol Lowering for the Primary Prevention of Cardiovascular Disease Among Men with Primary Elevations of LDL-Cholesterol Levels of 190 mg/dL or Above: Analyses from the WOSCOPS 5-year Randomised Trial and 20-year Observational Follow-Up

CIRC (étude complète) : LDL-Cholesterol Lowering for the Primary Prevention of Cardiovascular Disease Among Men with Primary Elevations of LDL-Cholesterol Levels of 190 mg/dL or Above: Analyses from the WOSCOPS 5-year Randomised Trialand 20-year Observational Follow-Up

CIRC Supplemental material : Supplemental material

 

Une consommation élevée de graisses (y compris animales) diminue la mortalité, à contrario une consommation élevée d’hydrates de carbones augmente celle-ci

L’étude « Prospective Urban-Rural Epidemiology PURE », une vaste étude observationnelle sur l’impact des sucres et des graisses sur la mortalité toutes causes et la mortalité cardiovasculaire (CV) démontre que non seulement des apports élevés en graisse et notamment en graisses animales diminueraient le risque de mortalité, mais aussi que des apports élevés (plus de 60 %) en glucides entraînent une augmentation des décès toutes-causes (sans effets sur la mortalité spécifiquement cardiovasculaire). L’idéal semblerait un niveau d’environ 55 % d’hydrates de carbones pour environ 35 % pour les graisses (y compris animales).

Bien sûr, de nombreuses voix s’élèvent pour dire que depuis très longtemps, la littérature médicale prône exactement l’inverse. Ces mêmes voix ne doivent pas être au courant que Coca-Cola a payé de nombreux scientifiques et corrompu de nombreux organismes publiques afin de minimiser les dangers du sucre dans l’alimentation…

Un autre conclusion intéressante de cette étude concerne le bienfait du régime méditerranéen puisqu’il a été constaté qu’une consommation élevée de fruits, de légumes et de légumineuses était inversement associé aux maladies cardiovasculaires majeures, à l’infarctus du myocarde, à la mortalité cardiovasculaire, à la mortalité non cardiovasculaire et à la mortalité totale.

Pour une fois que la France, avec le « Programme national nutrition santé » qui recommande 5 fruits et légumes par jour, est un précurseur en la matière et va dans le bon sens…

The Lancet : Associations of fats and carbohydrate intake with cardiovascular disease and mortality in 18 countries from five continents (PURE): a prospective cohort study

The Lancet : Fruit, vegetable, and legume intake, and cardiovascular disease and deaths in 18 countries (PURE): a prospective cohort study

Pour rappel, les différents articles sur les malversations de Coca-Cola et consors :

Les statines augmentent jusqu’à plus de 60 % le risque de diabète

Des chercheurs ont analysé les bases PubMed, EMBASE et MEDLINE afin d’extraire les données concernant l’apparition des cas de nouveau diabète (NOD) chez les utilisateurs de statines.
Leur constat est édifiant avec un risque relatif (RR) de 1,44 en moyenne et un score de 1,38 pour la moins diabétogène (Simvastatine) à 1,64 pour la plus diabétogène (Rosuvastatine , alias Crestor).
Donc, amis patient sous statines, si vous êtes parmi les heureux élus consommateur de Rosuvastatine (ou Crestor), vous avez 64% de risques supplémentaires de développer un diabète de type 2.
Notez bien que les autres statines, bien que moins diabétogènes, n’en sont pas moins inquiétantes !
Et dire qu’il se trouve encore de sinistres individus pour asséner que les statines n’ont aucun effets secondaires…
PubMed : Statin use and risk of new-onset diabetes: A meta-analysis of observational studies