Les effets secondaires des médicaments hypocholestérolémiantsdown

Comment ça, Les médicaments hypocholestérolémiants ont des effets secondaires ?

Hélas oui...
Comme pour tous les médicaments, les effets indésirables sont présents et leurs conséquences plus ou moins importantes, celles-ci pouvant aller jusqu'à provoquer de nombreux décès (Vioxx, Médiator pour les plus médiatisés).
Les labos pharmaceutiques ont hélas la triste habitude de sérieusement minimiser les effets secondaires[1], voire de les occulter si ceux-ci sont de nature à compromettre la bonne vente du médicament[2]. D'ailleurs même l'un des plus grands experts des statines (Sir Rory Collins) à finir par reconnaître en février 2015 que finalement, les données disponibles concernant la toxicité des statines n'ont jamais été correctement évaluées et qu’il serait temps maintenant de vraiment se pencher sur la réalité de la toxicité de ces médicaments[3]... Toxicité que l'on peut considérer comme importante puisque 87% des patients auraient reconnu avoir parlé à leur médecin au sujet du lien possible entre leurs symptômes et l'utilisation des statines[4].
Pour en revenir effets secondaires des statines, commençons par citer une source indépendante : j'ai nommé la revue Prescrire qui récapitule les effets secondaires constatés de nombreux médicaments, dont les statines et les fibrates qui nous intéressent plus particulièrement[5].
Je cite :
Et puisque l'on est dans les hypocholestérolémiants, les fibrates ne sont pas exempts non plus d'effets indésirables puisqu'on retrouve pratiquement les mêmes effets avec en plus ce petit dernier : Un essai à long terme a montré une surmortalité sous clofibrate, liée à plusieurs pathologies, dont des cancers !

Comment les effets secondaires sont minimisés dès le début des essais cliniques :

La plupart (si ce n'est la majorité) des essais cliniques comportent une phase de « run-in » au cours de laquelle les futurs patients vont être soumis soit à un placebo soit à un principe actif. Ce qui permet, dans ce dernier cas, d'exclure de l'essai clinique tous les patients qui ne réponde pas ou mal au traitement, ou encore ceux chez qui les effets secondaires sont trop importants[6]... Vous me suivez ? Ne resteront dans le protocole que ceux qui sont susceptible de mieux réagir au traitement avec une prévision minime d'effets secondaires indésirables !
C'est pour ça qu'en général les effets secondaires dans les essais cliniques sont si peu élevés et très loin de la réalité du quotidien des patients...

Et que disent les essais cliniques (trials) à propos des effets indésirables ?

C'est très variable...
Là, les déclarations peuvent varier de la simple omission aux mensonges les plus éhontés !
Bien souvent les effets secondaires ne sont même pas mentionnés. Rien, pas un mot !

Certains propos sont carrément mensongers :

Du genre : Nous n'avons pas eu plus d'effets secondaires avec les statines qu'avec le placebo; puis, en détaillant les résultats des tests, on s'aperçoit que de nombreuses personnes ont quitté l'essai clinique à cause justement des effets secondaires...
Parfois, on atteint même un sommet dans l'hypocrisie, comme par exemple dans l'essai clinique ENHANCE où les auteurs de l'étude notent que L'interruption prématurée et permanente d'un médicament de l'étude était globalement plus commune (notamment en raison d'événements indésirables) dans le groupe placebo. La plupart des catégories d'événements indésirables étaient moins fréquentes dans le groupe rosuvastatine; ce qui est un grossier mensonge car il n'y avait pas un groupe «Rosuvastatine» et un groupe «Placebo», mais un groupe «Rosuvastatine + Placebo» et un groupe «Rosuvastatine + Ézétimibe». Donc dans les 2 cas les patients sont traités avec de la Rosuvastatine. Ensuite, les auteurs reconnaissent environ 20% d'abandon du traitement dans chaque groupe à cause des effets indésirables... Oui, vous avez bien lu, 1/5eme des patients ont cessé l'étude à cause des effets indésirables dus aux statines et/ou à l'ézétimibe. On comprend mieux pourquoi le sponsor de cette étude s'est fait tirer l'oreille pour la publier[7] !

Ou encore les labos trichent en mélangeant allègrement % relatifs / absolus :

Les labos ont aussi coutume de jongler avec les pourcentages d’efficacité relatif ou absolus, selon ce qui s’avère le plus avantageux pour la présentation des résultats ; a l’instar de l’étude IMPROVE-IT dans laquelle l’efficacité du produit est mesuré en % relatifs (valeur extrêmement flatteuse dans le cas présent, vu l’efficacité réelle de l’ézétimibe…) soit 6 %, alors que les effets secondaires indésirables sont présentés en % absolus.
L’exemple le plus frappant de cet essai se rapporte aux infections des voies respiratoires supérieures pour lesquelles Merk annonce une fréquence d’apparition en % absolus (4,3 % vs 2,5 %), soit une différence de 1,8 % (toujours en % absolus).
Ce qui, ramené en pourcentages relatifs, nous donne une augmentation de 72 % des cas d’infections dus à l’ézétimibe. Strictement rien de comparable et d'un seul coup, ça fait très peur...

Et certaines fois la triche est volontaire :

Il existe aussi des cas (hélas encore trop nombreux) comme ceux du Vioxx ou du Prozac (et plus récemment du Médiator) où le labo, parfaitement conscient des risques mortels de son produit, a non seulement volontairement truqué les résultats des essais cliniques, mais en plus a recouru à la corruption aux plus haut niveau médical et politique afin de favoriser la mise sur marché de son produit[8] !
Si vous souhaitez en savoir plus sur la corruption qui règne autours des médicaments, je vous conseille cet excellent article[9] qui en donne un très bon aperçu !

De plus, les effets secondaires sont sous-déclarés :

Les effets indésirables constatés avec les statines (et que l'on retrouve dans la plupart des autres médicaments hypocholestérolémiants) sont beaucoup plus fréquents que ce que les labos veuillent bien l'avouer. Le très sérieux Bulletins d'Informations de Pharmacologie constate même que Les effets indésirables des statines [musculaires, diabétogènes (surtout chez la femme), hépatiques, cataractes, asthénie, troubles sexuels] surviennent chez environ 20 % des patients traités par les statines[10]. De plus, il semblerait que ces chiffres soient très en dessous de la réalité car, dans la plupart des cas, soit la relation entre un produit et ses effets secondaires est volontairement occultée (pression des labos, négation du corps médical, relation de cause à effet parfois difficile à établir), soit les effets secondaires ne sont tout simplement pas signalés (moins de 1% des effets indésirables serait déclarés !)[11].

Liste des effets secondaires des médicaments hypocholestérolémiants :

Vous pourrez trouver ci-dessous les études référençant les effets secondaires directement dus aux médicaments hypocholestérolémiants.
Il existe aussi de nombreux problèmes et maladies dus à un taux de cholestérol trop bas (ou abaissé à l'aide de médicaments). Pour ces derniers, je vous invite à visiter la page 1001 raisons de ne pas faire baisser son cholestérol à l'aide de médicaments hypocholestérolémiants.

Conclusion :

Sous le fallacieux prétexte de faire baisser à tout prix le cholestérol ce qui, comme on l'a vu, non seulement ne sert strictement à rien mais est de plus extrêmement préjudiciable sur le long terme (voir 1001 raisons de ne pas faire baisser son cholestérol), on vous vend des médicaments inefficace et qui va vous rendre encore plus malade. Ce qui va permettre aux labos pharmaceutiques de vendre encore plus de traitements, ce au détriment de votre santé mais pour leurs plus gros bénéfices !