Je ne sais pas s’il faut s’en réjouir ou non, mais de plus en plus d’articles scientifiques privilégient l’hypothèse selon laquelle les apolipoprotéines A (apoA) et B (apoB) seraient de meilleurs indicateurs concernant l’éventualité de la survenue d’une maladie cardiovasculaire1.
Cela fait plusieurs décennies que l’on nous bassine avec les taux de cholestérol.
Nous aurait-on menti ?
La mauvaise nouvelle étant que, comme avant, les statines seront toujours utilisées (avec en plus de l’ezetimibe ou des inhibiteurs de PCSK9 si les statines seules ne suffisent pas à atteindre la cible).
Seule consolation, cela va permettre de traiter encore plus de patients et de plus en plus agressivement. Peut-être est-ce le moment d’acheter des actions de labos produisant des statines…
Mais je conçois quand même une légère inquiétude au sujet de ces propos. Le dernier article sur le sujet2 fait référence à une étude parue sur JAMA3, laquelle étant le résultat d’une simulation informatique.
Toute simulation informatique produit des résultats essentiellement dépendant des données qu’on lui produit.
Comme on a pu le constater lors la crise du Covid avec les prévisions plus que fantaisistes de Neil Ferguson4, celles-ci ne sont pas toujours des plus pertinentes selon qui les produits et, surtout, selon le but (non avoué) de ceux qui les finances…
1 NSFA : La supériorité de la mesure des APO-B et APO-A-I par rapport au cholesterol LDL ou HDL enfin démontrée
2 Medscape : Apolipoprotein B Outperforms Traditional Targets for Lipid-Lowering Therapy
3 JAMA : Cost-Effectiveness of ApoB, Non-HDL-C, and LDL-C Goals for Primary Prevention Lipid-Lowering Therapy
4 Économie Matin : Les dessous du rapport classé secret défense de Ferguson et le confinement