La levure de riz rouge et autres fumisteries du même genre (que l’on vous vend souvent très cher, en plus…)

La levure de riz rouge

Pour introduire celle-ci, je ne vais pas y aller par quatre chemins : la levure de riz rouge ne sert à rien, est dangereuse pour la santé et n’a strictement aucune incidence sur la réduction des maladies cardiovasculaires.

Bref, C’EST DE LA MERDE !

Maintenant que l’essentiel est posé,  j’explique pourquoi…

La levure de riz rouge est une statine

La levure de riz rouge (Monascus purpureus) est un type de champignon microscopique cultivé sur du riz. Elle contient un pigment possédant une teinte rouge prononcée. C’est donc la levure qui est rouge et non le riz. Une des premières statines (la lovastatine) était extraite de la levure de riz rouge et partageait donc le même principe actif (monacoline K).

Oui, mais c’est une statine naturelle…

Certes !
Mais à ceci je rétorquerai que le curare et l’amanite phalloïde sont, eux aussi, des produits naturels… Ce n’est pas pour autant qu’ils soient recommandables !

Elle a donc les mêmes effets secondaires que les statines

Tout à fait.
La seule différence étant que les dosages en principes actifs étant largement moindre (voire infinitésimaux pour certaines LRR comme on le verra plus loin…), les effets secondaires sont eux aussi présents, bien que moindres.

Pour commencer, la revue « Prescrire », dont tout le monde reconnaît l’indépendance, écrivait déjà en 2013 une mise en garde à propos de la levure de riz rouge[1] : « Des effets indésirables liés à la prise de ces compléments alimentaires, semblables à ceux observés avec les statines, ont été rapportés, notamment des troubles musculaires et des troubles hépatiques parfois associés à un ictère. ».

L’Anses mettait aussi en garde sur les effets secondaires de la levure de riz rouge[2] suite à des déclarations d’atteintes musculaires et hépatiques dus à cette fameuse levure de riz rouge.

Plusieurs études se chargent de démontrer que la levure de riz rouge n’est pas sans dangers :

  • Un patient admis à l’hôpital suite à une insuffisance rénale aiguë, une hépatite et une rhabdomyolyse[3] dues à une dose excessive de levure de riz rouge.
  • Une femme a présenté une hépatite aiguë 6 semaines après avoir commencé un supplément de levure de riz rouge pour diminuer son cholestérol[4].
  • Un patient de 39 ans a développé une dysfonction érectile accompagnée d’une diminution spectaculaire du désir sexuel[5].

Le système italien de surveillance des produits de santé naturels a effectué des recherches sur les effets secondaires de la levure de riz rouge[6]. D’avril 2002 à septembre 2015, sur 1261 rapports totaux, 52 rapports concernant 55 effets indésirables aux compléments alimentaires RYR (Red Yeast Rice) ont été collectés. Les effets indésirables étaient composés de myalgies et / ou une augmentation de la créatine phosphokinase (19), de rhabdomyolyse (1), de lésion hépatique (10), de réactions gastro-intestinales (12), de réactions cutanées (9) et d’autres réactions (4). Les femmes étaient impliquées dans 70 % des cas. Dans 13 cas, la réaction a nécessité une hospitalisation et 28 patients prenaient d’autres médicaments.

Le service de pharmacovigilance français n’est pas en reste[7] puisque celui-ci a détecté plusieurs cas d’élévation de la créatine kinase, de rhabdomyolyses et de myalgies.

Pour en terminer avec les effets secondaires de la levure de riz rouge, j’évoquerais une étude récente[8] (2019) qui fait le point sur cette dernière. J’en cite quelques extraits concernant la dangerosité de ce produit :

  • « Bien qu’il soit présenté comme une alternative naturelle, le potentiel de la levure de riz rouge pour les effets secondaires et les interactions est comparable aux statines. Les consommateurs doivent être informés de la teneur variable en monacoline K des produits à base de levure de riz rouge et des données de sécurité à long terme insuffisantes concernant les risques potentiels de la levure de riz rouge. »
  • « Les substances disponibles sur le marché diffèrent considérablement en termes d’efficacité, d’effets indésirables et d’interactions. Les symptômes musculaires associés aux statines vont de légères douleurs musculaires à la myopathie et, dans de très rares cas, mènent à une rhabdomyolyse dangereuse pouvant entraîner une insuffisance rénale. De plus, les statines peuvent provoquer un diabète sucré d’apparition récente qui contribue au risque d’accident vasculaire cérébral hémorragique. »
  • « Les effets indésirables associés à la levure de riz rouge qui sont signalés à plusieurs reprises comprennent la myopathie symptomatique, symptômes gastro-intestinaux et des niveaux élevés d’enzymes hépatiques indiquant une lésion hépatique. Récemment, une exacerbation de la myasthénie grave et le développement d’une dysfonction érectile ont également été attribués à l’apport de levure de riz rouge dans deux cas individuels. »
  • « Dans l’ensemble, la majorité des effets indésirables signalés pour la levure de riz rouge sont également couramment associés aux statines. »

En outre, la levure de riz rouge n’étant qu’un complément alimentaire et n’étant donc pas soumise aux mêmes contrôles que les médicaments, elle peut comporter d’autres substances dangereuses telles que de la mycotoxine citrinine et plusieurs autres substances qui ne sont pas encore évaluées toxicologiquement[9].

Le dosage en principe actif de la levure de riz rouge est des plus fantaisistes…

Prendre de la LRR revient à jouer à la loterie…

La revue « Que choisir » a testé dix références de levure de riz rouge vendue en pharmacie, parapharmacie et Internet et ses conclusions sont intéressantes[10] : huit produits sur dix présentent des teneurs parfois infinitésimales en monacoline K, la moyenne de ces produits atteignant à peine le tiers de la dose minimale requise par l’AESA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) concernant les produits hypocholestérolémiants, soit 10 mg/j.

J’ai aussi trouvé deux études américaines testant les dosages en principe actif de LRR vendue dans le commerce :

  • La Food and Drug Administration (FDA)[11] a testé les dosages en monacoline K de 26 LRR commercialisées. Parmi celles-ci, 2 n’en contenait pas du tout (un comble…) et chez les 26 marques qui contenaient de la monacoline K, la quantité variait de plus de 60 fois de 0,09 à 5,48 mg pour 1 200 mg de levure de riz rouge.
  • Une autre étude[12] a testé 12 produit et a constaté une variabilité marquée dans les 12 produits avec les monacolines totales (0,31-11,15 mg / capsule), la monacoline K (lovastatine) (0,10-10,09 mg / capsule) et la monacoline KA (0,00-2,30 mg / capsule). En outre, 4 produits avaient des niveaux élevés de citrinine.

Oui, mais la LRR fait baisser le cholestérol…

Plus ou moins, tout dépend du dosage qui, n’étant jamais signalé sur les boites de LRR, peut être comme on vient de le voir extrêmement fantaisiste. De toute façon, la baisse du cholestérol étant dépendant du dosage, on se retrouvera forcément avec une efficacité largement moindre que la moins dosée des statines.

Et puis faire baisser le cholestérol ne servant à rien et étant en outre dangereux pour la santé sur le long terme[13], aucun intérêt de prendre de la LRR pour faire baisser le cholestérol…

Oui, mais la LRR est une statine, donc elle réduit les maladies cardiovasculaires…

Alors là, permettez-moi de rigoler doucement…
Il faut être sacrément naïf et crédule pour croire que la LRR puisse avoir une quelconque efficacité sur la réduction des maladies cardiovasculaires. Lorsque l’on constate l’efficacité ridicule des statines les plus fortement dosées[14], comment espérer qu’un produit avec un dosage largement plus faible que la moins dosée des statines puisse avoir une quelconque efficacité…

Certains pays interdiraient même la commercialisation de la levure de riz rouge :

En 2014, en Suisse, les autorités de santé ont jugé que la commercialisation des « compléments alimentaires » à base de levure de riz rouge était illicite[15] et en 2016, le Conseil supérieur de la santé belge a recommandé l’interdiction de la commercialisation des « compléments alimentaires » à base de levure de riz rouge[16].

En conclusion : la levure de riz rouge n’est qu’une arnaque !

Il est vraiment aberrant que tant de personnes cherchent à s’auto-prescrire de la levure de riz rouge alors que ce produit n’a strictement aucune efficacité sur les maladies cardiovasculaires, mais n’est par contre pas dénué d’effets secondaires. Pour info, cette page étant la plus vue de mon site, on peut aisément imaginer l’étendue du lavage de cerveau concernant ce produit…
Car c’est bien d’une arnaque dont il s’agit.
Sous le fallacieux prétexte du méchant cholestérol qui tue (ce qui, on l’a vu, est totalement faux !), de nombreux sites plus ou moins exotiques cherche à vous vendre un produit qui sort d’on ne sait où, dont le dosage en principe actif n’est pas connu, le tout à prix d’or.
Deux solutions : soit le dosage est minime et vous vous retrouvez avec un produit à l’efficacité plus que douteuse et qui ne sert donc strictement à rien, soit le dosage est important et vous vous retrouvez avec les mêmes inconvénients et effets secondaires que les statines, en plus de consommer un produit dont la commercialisation est illégale (car assimilé à un médicament, et donc commercialisé en dehors de toute AMM).

Donc si vous souhaitez à tout prix faire baisser votre cholestérol, faites-vous prescrire des statines, au moins vous serez sûr du dosage et elles vous seront remboursées…

Les produits anti-cholestérol avec stérols ou phytostérols

Là, ce n’est même plus de l’arnaque, c’est carrément de l’escroquerie…
Je veux parler de ces produits (Pro-activ, Danacol, Bénécol, Salvékol, Cholegram, etc.) enrichis en stérols ou phytostérols, vendus à prix d’or par les industries agroalimentaires et qui ne sont qu’une vaste fumisterie destinée à faire un maximum de profit pour une efficacité qui n’a jamais été confirmé par la moindre étude clinique !
En effet, à petite dose, ces compléments n’influeront pratiquement pas sur les 30% de cholestérol fournis par l’alimentation. Par contre, à forte dose, on peut arriver à des doses de phytostérols dépassant les 2 grammes par jour alors qu’une alimentation normale nous en apporte environ 300 mg, ce qui s’apparente à une dose médicamenteuse. Et l’on retrouve alors les effets délétères des statines avec même, en plus, un risque accru de maladies cardiovasculaires[17]. Ce qui est le comble pour un produit sensé les réduire…
Ces produits ont d’ailleurs fait l’objet d’un communiqué en 2005 de la part de la revue Prescrire concernant leur inutilité et leur dangerosité[18], ce qu’a confirmée l’ANSES dans un communiqué paru en 2014[19]
Il est à noter que ces compléments sont d’ailleurs fortement déconseillés par le fabriquant aux femmes enceintes et aux femmes qui allaitent, ainsi qu’aux enfants de moins de 5 ans[20].

Le vinaigre de cidre

À en croire certains sites, le vinaigre de cidre (et uniquement celui-ci…) serait paré de toutes les vertus, y compris celle de faire baisser le cholestérol et de protéger des maladies cardiovasculaires. Cette croyance vient d’un livre écrit en 1958 par le docteur DeForest Clinton Jarvis (1881 – 1966) et qui prétendait soigner tout et n’importe quoi grâce au vinaigre de cidre, celle-ci étant reprise en boucle sans aucune vérification par de nombreux sites alternatifs sur la santé.

S’il est vrai que le vinaigre de cidre (ainsi que tous les autres vinaigres naturels, d’ailleurs) grâce à l’acide acétique et leurs polyphénols possèdent quelques vertus bienfaitrices, il ne faut pas non plus en faire le remède universel !

Les seules études disponibles sur ce sujet et concernant le cholestérol et les maladies cardiovasculaires n’ont été effectuées que sur des rats et présentent les résultats suivants :

  • Légère diminution des triglycérides, de cholestérol total et du VLDL ainsi que légère augmentation des GSH-Px, des vitamines C, E et β-carotène et des érythrocytes GSH et GSH-Px avec par contre diminution des vitamines E et β-carotène[21]. Une autre étude en tire les mêmes conclusions concernant le cholestérol avec en prime, une légère réduction de l’obésité[22]. Une troisième confirme les mêmes effets chez des rats diabétiques[23]
  • Légère diminution de la tension sanguine[24]

Alors oui, le vinaigre de cidre, au même titre que les autres vinaigres naturels, a tout à fait sa place dans un régime méditerranéen, au même titre que l’huile d’olive et les condiments divers (ail, persil, etc.). C’est-à-dire à dose raisonnable en tant qu’ingrédient de la vinaigrette car il semblerait qu’au-dessus de certaines doses, celui-ci soit nocif : « lors du contrôle de sa cytotoxicité, le vinaigre de cidre a montré une toxicité même à des concentrations aussi faibles que 0,7 % »[25].

Quant à affirmer que celui-ci réduit les maladies cardiovasculaires…

Il faut bien comprendre que le régime méditerranéen est un ensemble d’élément qui permet effectivement de réduire les maladies cardiovasculaires de manière importante ; mais que chaque élément du régime méditerranéen, pris isolément, ne fera jamais de miracle.

Les régimes pauvres en graisses (saturées et autres)

Encore une hérésie ! Le danger réside dans le remplacement des graisses saturées par des hydrates de carbone. Avec un régime alimentaire riche en glucides, vous réduirez peut-être légèrement votre taux de cholestérol total et votre taux de cholestérol LDL mais il y aura de nombreux effets néfastes sur d’autres lipides sanguins : vous diminuez aussi votre taux de cholestérol HDL et d’apoA , augmentez votre rapport cholestérol total / HDL et votre apolipoprotéine B ( ce qui augmente le rapport apo B / apoA, indicateur néfaste pour les maladies cardiovasculaires) et vous augmentez aussi votre taux de triglycérides[26].

Les régimes pauvres en sodium

Une réduction de la consommation de sodium ne doit être préconisée que chez les hypertendus chez lesquels la consommation de sodium est excessive. En effet, une consommation élevée de sodium, plus de 7 g par jour, comparée à une consommation moindre, 4 g par jour, augmente le risque d’accidents cardio-vasculaires et de mortalité chez les hypertendus, mais non chez les normotendus. A contrario, une faible consommation de sodium augmente le risque d’accidents cardio-vasculaires et de mortalité chez les hypertendus mais aussi chez les normotendus[27].

Les régimes hypocaloriques

Une étude fait un point complet sur l’inutilité et les dangers de ces régimes restrictifs en calories[28] :
Les interventions de perte de poids sont rarement durables, les études de suivi à long terme révèlent que la majorité des individus ont retrouvé la quasi-totalité du poids perdu pendant le traitement, et ce même s’ils maintiennent leur régime alimentaire ou l’exercice prévu au programme. En outre, la perte de poids rapide suivi d’une tout aussi rapide reprise du poids perdu qui peut se produire à partir de régimes à la mode est en fait préjudiciable à la santé. Une telle succession de perte/reprise de poids contribue à l’hypertension, à la résistance à l’insuline et à la dyslipidémie entraînant un risque accru de mortalité et d’événements cardiovasculaires.
L’essai clinique AHEAD (Action pour la santé dans le diabète) n’a conclu à aucune réduction du critère composite (décès d’origine cardiovasculaire, infarctus du myocarde non fatal, AVC non fatal ou hospitalisation pour angor) avec un régime alimentaire faible en calories (avec une activité physique accrue) chez des patients avec diabète de type 2, malgré un suivi maximum de 13,5 ans, et malgré la perte de poids significative dans le groupe d’intervention.
On peut aussi noter que l’industrie de la perte de poids, qui met l’accent sur la restriction calorique, génère environ 58 milliards $ en revenus chaque année aux États-Unis…

Et pour finir : les régimes sans (ou pauvres en) cholestérol

Encore une idée fausse mais qui a la vie dure !
Le cholestérol étant produit majoritairement par le fois (environ 70%), le reste (environ 30%) est donc apporté par l’alimentation et il est prouvé que quel que soit le taux de cholestérol absorbé par les aliments, celui-ci n’aura aucune incidence sur votre taux de cholestérol sanguin. Ce qui veut dire que vous mangiez régulièrement une bonne omelette ou au contraire jamais d’œufs n’aura strictement aucune influence sur votre taux de cholestérol sanguin[29]… Ce n’est pas moi qui l’ai inventé, ça vient du très sérieux Office of Disease Prevention and Health Promotion qui est chargé d’édicter les recommandations nutritionnelles pour les États-Unis : Auparavant, les «Dietary Guidelines for Americans» recommandaient à ce que l’apport de cholestérol soit limitée à pas plus de 300 mg / jour. En 2015, les DGAC cessent cette recommandation car les preuves disponibles ne montrent pas de relation notable entre la consommation de cholestérol alimentaire et le cholestérol sérique, en cohérence avec les conclusions de l’«AHA / ACC report». Le Cholesterol n’est donc pas un élément nutritif dont la surconsommation soit préoccupante.


  1. Prescrire : Cholestérol : éviter les compléments alimentaires à base de « levure de riz rouge »
  2. ANSES : Nutrivigilance : l’Anses met en consultation un avis sur les compléments alimentaires à base de levure de riz rouge
  3. NCBI : Red yeast rice as the presumed cause of acute kidney and liver failure
  4. NCBI : Acute liver injury induced by red yeast rice supplement
  5. NCBI : A case of erectile dysfunction induced by red yeast rice in lipid-lowering therapy
  6. BJCP : Adverse reactions to dietary supplements containing red yeast rice: assessment of cases from the Italian surveillance system
  7. NCBI : Red yeast-rice-induced muscular injuries: Analysis of French pharmacovigilance database and literature review
  8. DovePress : Mini-review: medication safety of red yeast rice products
  9. NCBI : Red yeast rice: An unsafe food supplement?
  10. Que choisir : Compléments alimentaires à la levure de riz rouge
  11. NCBI : Variability in strength of red yeast rice supplements purchased from mainstream retailers.
  12. NCBI : Marked variability of monacolin levels in commercial red yeast rice products: buyer beware!
  13. Maladies cardiovasculaires, cholestérol et statines : 1001 raisons de ne pas faire baisser son cholestérol…
  14. Maladies cardiovasculaires, cholestérol et statines : Efficacité réelle des statines et autres médicaments hypocholestérolémiants
  15. >SwissMedic : La commercialisation de préparations à base de Monascus purpureus (levure de riz rouge) est illicite en Suisse
  16. Prescrire : Levure de riz rouge : des pays européens ont pris des mesures d’interdiction des « compléments alimentaires » à base de levure de riz rouge.
  17. Que Choisir : Produits anticholestéro: Font-ils plus de mal que de bien ?
  18. Prescrire : Aliments enrichis en phytostérols ou phytostanols : Pas de place en prévention cardiovasculaire
  19. ANSES : Aliments enrichis en phytostérols : un bénéfice global sur la prévention des maladies cardiovasculaires non démontré
  20. Danacol : Danacol – qu’est-ce que c’est ?
  21. AJCN : Apple cider vinegar modulates serum lipid profile, erythrocyte, kidney, and liver membrane oxidative stress in ovariectomized mice fed high cholesterol
  22. NCBI : Anti-obesogenic effect of apple cider vinegar in rats subjected to a high fat diet
  23. NCBI : Apple cider vinegar attenuates lipid profile in normal and diabetic rats
  24. NCBI : Antihypertensive effects of acetic acid and vinegar on spontaneously hypertensive rats
  25. NCBI : Authenticating apple cider vinegar’s home remedy claims: antibacterial, antifungal, antiviral properties and cytotoxicity aspect
  26. NCBI : Are refined carbohydrates worse than saturated fat ?
  27. The Lancet : Associations of urinary sodium excretion with cardiovascular events in individuals with and without hypertension: a pooled analysis of data from four studies
  28. OpenHeart : It is time to stop counting calories, and time instead to promote dietary changes that substantially and rapidly reduce cardiovascular morbidity and mortality
  29. health.gov : Food and Nutrient Intakes, and Health: Current Status and Trends (page 17 et renvois 2 et 35)

Dernière modification : 2020-04-02