Diabète : les lobbies industriels et pharmaceutiques ont gagné…

C’est en gros la conclusion de deux articles parus sur le Monde. N’étant pas abonné, je n’ai pu lire les articles en entiers mais voici quelques chiffres :

  • Les ventes de médicaments antidiabétiques ont rapporté aux laboratoires pharmaceutiques 44 milliards de dollars en 2016 avec une prévision de 58 milliards de dollars en 2022
  • Il y a actuellement 425 millions d’adultes diabétiques dans le monde en 2017, avec là aussi une prévision de 629 millions en 2045

Soit un gigantesque marché (le deuxième devant les anticancéreux) et en pleine expansion.

Mais les industriels ne s’arrêtent pas en si bon chemin, ceux-ci faisant un lobbying intense au niveau de l’Union Européenne pour bloquer toute mesure de prévention qui viserait à réduire l’impact du diabète par des mesures d’hygiène alimentaire et qui seraient susceptibles de réduire leur chiffre d’affaires. On peut citer par exemple le Nutriscore, la réduction du sucre dans les aliments, la taxe sur les boissons sucrées ou encore la suppression de la publicité pour les aliments sucrés aux heures de grande écoute.

En 2016, Coca-Cola aurait dépensé (officiellement…, après il y a ce qui se traite en secret…) 670 000 euros, Nestlé de 200 000 à 300 000 euros et le Comité européen des fabricants de sucre de 100 000 à 200 000 euros.

Bref, rien de nouveau sous le soleil. La santé des individus n’a strictement aucune importance du moment que ça peut rapporter un maximum de fric !

Les statines augmentent jusqu’à plus de 60 % le risque de diabète

Des chercheurs ont analysé les bases PubMed, EMBASE et MEDLINE afin d’extraire les données concernant l’apparition des cas de nouveau diabète (NOD) chez les utilisateurs de statines.
Leur constat est édifiant avec un risque relatif (RR) de 1,44 en moyenne et un score de 1,38 pour la moins diabétogène (Simvastatine) à 1,64 pour la plus diabétogène (Rosuvastatine , alias Crestor).
Donc, amis patient sous statines, si vous êtes parmi les heureux élus consommateur de Rosuvastatine (ou Crestor), vous avez 64% de risques supplémentaires de développer un diabète de type 2.
Notez bien que les autres statines, bien que moins diabétogènes, n’en sont pas moins inquiétantes !
Et dire qu’il se trouve encore de sinistres individus pour asséner que les statines n’ont aucun effets secondaires…

Statines et diabète, c’est de pire en pire !

Une étude australienne suivant pendant plus de 10 ans des femmes âgée de plus de 75 ans a détecté pour celles-ci, en moyenne, un sur-risque de diabète de 33% sous statine, atteignant 50% avec les plus fortes doses. Ce qui correspond à 5% des femmes sous statines qui ont développé un diabète. On est loin des 5 pour 1000 cas reconnus par l’ANSM dans son rapport « Statines et risque de diabète ».
La conclusion de l’étude est sans équivoque : Les femmes âgées ne devraient pas prendre de fortes doses de statines compte-tenu de l’effet dose-réponse des statines sur l’apparition d’un diabète. Et celles qui sont sous statines doivent être surveillées avec attention et bénéficier d’un dosage régulier de la glycémie et d’une gestion appropriée de cet effet secondaire. Une dé-prescription peut aussi être envisagée.

Un régime typiquement américain rend résistant à l’insuline en 2 à 3 jours

Des chercheurs ont réalisé sur six hommes d’âge moyen, en bonne santé, de poids normal ou en léger surpoids l’expérience suivante : pendant une semaine, les volontaires ont mangé 6000 calories par jour, soit le double de leur régime habituel, sous forme de pizzas, hamburgers, cookies, etc, afin de mimer un régime typique des US ( les sujets ont bien aimé ce régime…).
Le régime contenait 50 % de glucides, 35 % de graisses et 15 % de protéines, soit une proportion relativement conforme aux recommandations officielles US. Les sujets sont restés au lit à l’hôpital pendant toute l’expérience qui a duré 7 jours. Ils ne devaient faire aucun exercice. L’idée était de recréer le régime de l’Américain moyen pour savoir comment il pouvait conduire au diabète de type 2.
En moyenne, les hommes ont pris 3,5 kg et à partir du le deuxième jour, il y a eu une augmentation rapide et continue de l’insuline dans le sang et des niveaux de résistance à l’insuline, suffisamment pour causer une résistance à l’insuline chez les 6 personnes. Les sujets ont donc développé une résistance à l’insuline en seulement 2 à 3 jours !