Les effets secondaires des statines

Tiens, c’est nouveau… Les statines ont des effets secondaires ?

Jusqu’à ces dernières années, les statines étaient parées de toutes les vertus : efficacité maximum et aucun effets secondaires (ou si peu…). La plupart des essais cliniques minimisaient fortement les effets secondaires indésirables, voire les même occultaient complètement. Tout juste concédaient t-ils en aparté quelques cas minimes de douleurs musculaires et encore, c’étaient surtout parce que les patients s’écoutaient trop (qu’ils sont douillets ces patients, tout de même !)
Jusqu’à ce que commencent à être dénoncés les nombreux cas de diabète de type 2 apparus suite aux traitements par statines. Là aussi, il a été très difficile d’en faire admettre par les labos pharmaceutiques (ainsi que par tous les nombreux professeurs grassement rémunérés par ceux-ci) la relation de cause à effet mais la pression à été telle qu’ils ont été bien obligés de le reconnaître (du bout des lèvres, toutefois…).
Depuis, les effets secondaires indésirables commence à être de plus en plus dénoncés (mais tout aussi peu reconnus par ces mêmes labos et leurs serviteurs).
Mais qu’en est-il réellement ?
Je vais donc prendre pour référence une étude de 2015 concernant les inhibiteurs de la PCSK9[1] qui n’a donc, à priori, rien à voir avec les statines… Sauf que dans cette étude clinique, nous avons 2 groupes étudiées : le premier avec statines et inhibiteurs de la PCSK9 et le deuxième avec statines et placebo.
Vous voyez où je veux en venir ?
Gagné, les deux groupes comportent des statines au même dosage et vous savez quoi ? Et bien plus de 80% des patients dans les deux groupes ont eu à subir des effets secondaires indésirables. Oui, vous avez bien lu : plus de 80% d’effets secondaires dus aux statines…
Quels sont ces fameux effets secondaires indésirables ?
En voici la liste ci-dessous extraite du Supplementary Appendix[2] de l’étude. Accrochez-vous , la liste est longue et les effets secondaires importants. Je tiens à préciser que les pourcentages sont exprimés en « pourcentages absolus », et représente donc le pourcentage réel de patients de chaque groupe ayant subi un (ou des…) effet(s) secondaire(s) indésirable(s). On peut aussi noter que, comme tout essai clinique, le nombre de patients initial était beaucoup plus élevé et qu’après une période de « run-in », n’ont été inclus que les patients ne réagissant pas négativement, à priori, au traitement par statines. Autant dire que les résultats réels (hors étude clinique) ne peuvent être qu’inévitablement plus élevé…
J’ajouterai aussi que l’essai clinique ci-dessous à duré 78 semaine, soit 1 an et demi. Un tel pourcentage d’effets secondaires lors d’une si petite durée, je n’ose imaginer ce qu’il peut en être sur une durée de 10 ou 20 ans !

Résumé des événements indésirables rapportés dans l’étude « ODYSSEY LONG TERM » Statine + Alirocumab Statine + Placebo
Tous les événements indésirables 81 % 82,5 %
Effet indésirable grave 18,7 % 19,5 %
Effet indésirable entraînant la mort 0,5 % 1,3 %
Événement indésirable conduisant à l’arrêt du traitement 7,2 % 5,8 %
Infections et infestations 48,3 % 48,6 %
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif 30,1 % 30,7 %
Problèmes gastro-intestinaux 20,5 % 20,6 %
Troubles du système nerveux 18,6 % 19,7 %
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 16,1 % 17,8 %
Blessures, intoxications et complications de la procédure 15,5 % 15,7 %
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 11,7 % 12,6 %
Troubles cardiaques 11,0 % 12,9 %
Troubles du métabolisme et de la nutrition 10,2 % 9,3 %
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 10,1 % 9,4 %
Troubles vasculaires 8,6 % 10,0 %
Troubles oculaires 7,0 % 6,2 %
Troubles psychiatriques 6,5 % 8,5 %
Examens 6,4 % 5,5 %
Troubles rénaux et urinaires 5,5 % 6,6 %
Troubles du système reproducteur et du sein 3,2 % 4,3 %
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (Y compris les kystes et les polypes) 3,0 % 4,3 %
Troubles sanguins et lymphatiques 3,0 % 3,7 %
Troubles de l’oreille et du labyrinthe 2,4 % 3,9 %
Affections hépatobiliaires 1,7 % 2,3 %

Qui peut-être encore stupide pour croire les labos et leurs sbires qui prétendent que les effets secondaires des statines sont minimes…

Détails des effets secondaires dus aux statines :

Accrochez-vous, la liste est longue et les effets secondaires indésirables plus ou moins graves, plus ou moins mortels ! En tous cas ils sont suffisamment nombreux et importants pour s’interroger sérieusement sur la pertinence d’un traitement par statines, alors que celui-ci peut avantageusement être remplacé par une hygiène de vie correcte (voir Les alternatives : les éléments importants).

Douleurs musculaires :

Moins de 10% des patients seraient concernés d’après la version officielle labos, mais l’étude PRIMO datant de 2005[3] reconnaît que les symptômes musculaires peuvent être plus fréquents et exercer un plus grand impact sur la vie quotidienne qu’on ne le pensait. Effectivement 10,5% des patients ont signalés des problèmes musculaires dans un délai d’un mois après le début du traitement. Parmi ces patients, 315 (38 %) ont ressenti des douleurs musculaires qui ont empêché tout effort même modéré au cours des activités quotidiennes, tandis que 31 (4 %) ont été confinés au lit ou incapables de travailler… Ce qui est confirmé dans d’autres essais cliniques, comme ACCORD dans laquelle 40% des patients sous statines se sont plaints de douleurs musculaires intense et confirmé dans une étude plus récente[4] (2013) qui va jusqu’à reconnaître que les douleurs musculaires peuvent affecter jusqu’à 75% des patients sportifs !
De plus il faut savoir que ces douleurs musculaires peuvent évoluer vers des pathologies beaucoup plus graves (voire mortelles) telle que myopathies (y compris myosites) et rhabdomyolyses avec les statines fortement dosées.
Une autre étude[5], effectuée sur des rats, a découvert que le stress oxydatif, une mesure des dommages cellulaires possibles, a augmenté de 60% chez les animaux sédentaires recevant des statines, comparativement au groupe témoin non médicamenteux; l’effet étant amplifié chez les coureurs, dont les cellules ont montré que le stress oxydatif était 226% plus élevé et avec un taux respiratoire mitochondriale 25% plus faible que chez les animaux n’ayant pas eu de statines.
Alors que le sport est fortement recommandé pour la prévention des maladies cardiovasculaire, il est paradoxal de se voir prescrire un médicament qui empêche justement de faire du sport…

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Efficacy and Tolerability of Evolocumab vs Ezetimibe in Patients With Muscle-Related Statin Intolerance - The GAUSS-3 Randomized Clinical Trial 2015 Pour ceux qui ont reçu l’atorvastatine en premier, 126 (51,4%) ont développé un événement musculaire défavorable avec l'atorvastatine, mais pas avec le placebo. Pour ceux recevant le placebo d'abord, 83 (33,7%) ont développé un événement indésirable musculaire l'atorvastatine, mais pas avec le placebo. Dans l'ensemble, 209 des 491 patients (42,6%) avec un historique d’effets indésirables musculaires ont signalé des symptômes intolérables dans la phase « A » quand on leur a réadministré de l’atorvastatine.
Statin adverse effects: patients' experiences and laboratory monitoring of muscle and liver injuries. 2015 Sur le total des 718 réponses valides, 76,0% des patients ont rapporté au moins un symptôme, dont la plupart (69,0%) étaient de probables effets indésirables dus aux statines. Les symptômes Musculo-squelettiques et ceux liés au foie ont été rapportés par 283 (39,4%) et 134 patients (18,7%), respectivement. Les effets secondaires probables / possibles ont été déterminés dans 56,7% des symptômes musculo-squelettiques et gastro-intestinaux.
Ceux qui ont reporté des symptômes musculo-squelettiques ont également un niveau moyen significativement plus élevé de CK que ceux ne déclarant pas des symptômes musculo-squelettiques (207,35 ± 155.40 vs 143.95 ± 83.07 U / L, respectivement; P = 0,037).
CONCLUSION: De nombreux patients ont présenté au moins un des effets néfastes possibles sur une statine. Les résultats suggèrent que la surveillance en laboratoire est relativement sélectif par rapport aux risques et les symptômes indésirables rapportés par les patients.
An insight into statin use and its association with muscular side effects in clinical practice. 2015 Nous avons identifié 85 patients avec un traitement par statine à l'admission de l'hôpital sur 521 inclus. Neuf (10,59%) patients ont rapporté des plaintes musculaires associés à un traitement par statine. Un ensemble de symptômes (crampes, raideurs, a diminué la puissance musculaire) a été rapporté, affectant les deux membres supérieurs et inférieurs. La sévérité de la douleur était dans la plupart des cas, modérée ou sévère. Tous les patients ont rapporté que la douleur était intermittente. Cinq ont indiqué que la douleur a été généralisée. Les symptômes sont apparus dans le premier mois de traitement ou trois mois après le début de celui-ci.
Dans l'ensemble des patients étudiés symptômes musculaires sont un effet assez fréquent lors du traitement par statine. Comme cet effet secondaire pourrait être gênant pour les patients et pourrait conduire à des résultats plus graves, leur détection et la gestion en temps opportun est important.
Muscle- and skeletal-related side-effects of statins: tip of the iceberg ? 2015 Actuellement, il n'y a pas de consensus sur la définition de «myopathie statine". Les preuves suggèrent que les effets délétères peuvent aussi être associés avec le volume ou le dosage d'exercice structuré et / ou l'intensité de l'activité physique. En outre, les effets indésirables non-musculaires sur les articulations et les tendons sont souvent négligés et sous-estimé. L'incidence de la myopathie associée à un traitement par une statine est généralement comprise entre 1,5% et 10%. Peu de données sont disponibles concernant la prévalence des symptômes musculaires associés aux différentes statines et la répartition des muscles touchés. En outre, les divergences entre les essais cliniques et la pratique quotidienne peuvent émaner, en partie, à cause de définitions incohérentes ou critères d'exclusion. La physiopathologie de la myopathie reliée aux statines est incomplètement comprise.
Avec le nombre croissant de patients traités avec des statines et avec plus de patients étant prescrit de fortes doses de statines puissants pour atteindre les objectifs de lipoprotéines de basse densité, les effets secondaires liés aux muscles vont devenir plus fréquents. Actuellement, le seul traitement efficace est l'arrêt de l'utilisation des statines.
Statins and Activity, Proceed With Caution 2014 Les statines (coenzyme A [HMG-CoA réductase] inhibiteurs de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryl) sont des médicaments pris par les patients à haut risque de maladies cardio-vasculaires, dont l'activité physique est une partie importante des recommandations de traitement du comportement. Cependant, les statines sont également liées à des symptômes musculaires et de la fatigue, ce qui peut conduire à une activité physique réduite. Lee et ses collègues, étudiant plusieurs milliers d’hommes âgés de 65 ans et plus, ont constaté que l'activité a plus diminué parmi ceux qui avaient récemment démarré un traitement par statine que chez les non-utilisateurs de statine. L’activité de ces nouveaux utilisateurs de statines était comparable aux non-utilisateurs avant que l'utilisation des statines ait été démarrée. Ceux recevant des statines ont eu une activité physique moins intensive (de l'ordre de 10%, ou 40 minutes de moins par semaine par accélérométrie). Ils sont également engagés dans un comportement plus sédentaire. Cela porte son propre risque cardiovasculaire défavorable, indépendamment d’une activité modérée à intensive.
Statins and Physical Activity in Older Men : The Osteoporotic Fractures in Men Study 2014 Notre étude à long terme, qui a suivi des hommes pendant une moyenne de 6,9 ans, suggère que les statines sont associées à une activité physique moins intense aussi longtemps que les statines sont utilisées.
L'utilisation de statines a été associée à une activité physique légèrement plus faible chez les hommes sous statines, même après avoir tenu compte des antécédents médicaux et autres facteurs potentiellement confondants. La signification clinique de ces résultats mérite un enquête.
Incidence of skeletal muscle disorders after statins' treatment: consequences in clinical and EMG picture. 2014 Nous avons observé un groupe de 198 patients traités avec des statines, principalement fluvastatine et rosuvastatine. Il y avait 126 patients dans un sous-groupe où nous avons administré de la rosuvastatine. Signes et symptômes musculaires indésirables étaient présents chez 32 patients (25,39%). Dans 11 (8,73% du total de 126) le taux de CPK ont augmenté au maximum de 4 fois la LSN (Limite Normale Supérieure), 6 (4,7%) statines ont été exclues à cause de souffrances subjectives très intenses. Le taux de CPK de 2-5 fois la LSN étaient présents dans 9 (7,14%). Les taux sanguins de CK de plus de 10 fois LSN ou plus ont indiqué un arrêt des statines dans 2 cas (1,58%). Une augmentation des niveaux de la poursuite AST enzymatique musculaire de 5 fois LSN ont été présents dans 16 cas (12,69%), jusqu'à 10 fois la LSN chez 2 cas (1,58%), et plus de 10 fois la LSN aussi pour 2 cas (1,58%).
Nous avons observé une rhabdomyolyse chez 6 patients (3,03% du total du groupe de 198 patients) en utilisant d'autres types de statines (trois d'entre eux subissent une hémodialyse chronique).
Dans le groupe des patients traités par rosuvastatine, nous avons découvert aucun cas de rhabdomyolyse. Dans chaque patient avec rhabdomyolyse (coloration brune de l'urine, mal-odorante urine, des crampes musculaires douloureuses, faiblesse musculaire, fatigue), au moins un polymorphisme de gènes "statine'" était présent.
Statins and musculoskeletal conditions, arthropathies, and injuries. 2013 Parmi les paires appariées, les utilisateurs de statines avaient un OR plus élevé pour Msk1 (OR, 1,19, IC 95%, 1,08-1,30), Msk1b (1,13 1,05-1,21) et Msk2 1,09 1,02-1,18; l'OR pour Msk1a était de 1,07 (0,99-1,16; P = 0,07). Les analyses secondaires et de sensibilité ont révélé des OR ajustés plus élevés pour les utilisateurs de statines dans tous les groupes de résultats.
CONCLUSIONS ET PERTINENCE: Les affections musculo-squelettiques, les arthropathies, les blessures et la douleur sont plus fréquentes chez les utilisateurs de statines que chez les non-utilisateurs similaires.
Incidence of musculoskeletal and neoplastic diseases in patients on statin therapy: results of a retrospective cohort analysis. 2013 Un total de 92360 patients ont été identifiés: 12980 utilisateurs de statines et 45997 non-utilisateurs. Après ajustement pour l'âge, le sexe et l’indice de comorbidité Charlson, les utilisateurs de statines présentaient des taux significativement plus élevés d'arthrose et d'arthropathie (odds ratio: 1,26; intervalle de confiance à 95%: 1.19-1.33), de dorsopathies, rhumatismes et chondropathies (odds ratio: 1,20; 95 % intervalle de confiance: 1,12 à 1,27).
The Ugly Side of Statins. Systemic Appraisal of the Contemporary Un-Known Unknowns 2013 En outre, les statine augmentent la fatigabilité du muscle de 30 % avec 11,3 % d'incidence de rhabdomyolyse à fortes doses. De plus, il induit une myopathie inflammatoire, y compris myopathie auto-immune nécrosante.
Simvastatin impairs exercise training adaptations. 2013 Cette étude a examiné les effets de la simvastatine sur les changements de la condition cardiorespiratoire et du contenu mitochondrial du muscle squelettique en réponse à la pratique d'exercices aérobiques.
L'endurance cardiorespiratoire augmenté de 10% en réponse aux exercices aérobiques, mais a été atténuée par l'addition de la simvastatine avec pour résultat une augmentation de seulement 1,5%. De même, l'activité de la citrate synthase du muscle squelettique a augmenté de 13% dans le groupe d'exercice seulement, mais a diminué de 4,5% dans le groupe simvastatine plus exercices.
CONCLUSIONS : La simvastatine diminue l'augmentation des conditions cardiorespiratoires et du contenu mitochondrial du muscle squelettique lorsqu'elle est combinée avec l'entraînement chez les patients en surpoids ou obèses à risque de syndrome métabolique.
Discontinuation of statin therapy due to muscular side effects: a survey in real life. 2013 Des symptômes musculaires ont été rapportées par 104 (10%) patients traités par statine et ont conduit à l'arrêt de ces dernières chez 30% des patients symptomatiques. Les principales statines prescrites étaient de faibles doses de rosuvastatine, atorvastatine et la simvastatine. Les douleurs étaient les symptômes les plus fréquemment décrits (87%), mais de nombreux patients ont également signalé la rigidité (62%), des crampes (67%), une faiblesse ou une perte de force pendant l'effort (55%). La douleur a été localisé dans 70% des cas mais surtout décrite comme affectant plusieurs groupes musculaires. Environ 38% des patients ont rapporté que leurs symptômes ont même empêché des efforts modérés au cours des activités quotidiennes, tandis que 42% des patients ont souffert de graves perturbations de leur vie quotidienne.
CONCLUSION : Symptômes musculaires associés à un traitement par statine de dose moyenne sont plus fréquents que dans les essais cliniques et avoir un plus grand impact sur la vie de patients qu'on ne le pensait généralement.
Cholesterol medicine affects energy production in muscles 2013 Jusqu'à 75 pour cent des patients qui prennent des statines pour traiter les niveaux élevés de cholestérol peuvent souffrir de douleurs musculaires.
Nous avons maintenant démontré que le traitement par statine affecte la production d'énergie dans les muscles. Nous travaillons sur l'hypothèse que cela peut être la cause directe de la faiblesse musculaire et de la douleur chez les patients.
Statins induce biochemical changes in the Achilles tendon after chronic treatment. 2013 Les doses de statines ont été calculées en utilisant l'échelle allométrique en référence aux doses de 80 mg / jour et 20 mg / jour, recommandées pour les humains. Les rats ont été répartis dans les groupes suivants: traités par la simvastatine (S-20 et S-80), traités par l'atorvastatine (A-20 et A-80) et le groupe témoin n'ayant reçu aucun traitement (C).
La concentration de protéines non collagéniques dans S-20 était inférieure au groupe C. Il ya eu une augmentation significative de l'activité pro-MMP-2 dans le groupe A-80 et dans la MMP-2 active dans le groupe S-20 par rapport au groupe C. Une augmentation significative de l'activité latente de MMP-9 a été observée dans les groupes A-80 et S-20 par rapport au groupe C. Dans le groupe A-20, il y avait une quantité plus faible de collagène I par rapport au groupe C. En outre, une concentration plus élevée d'hydroxyproline a été trouvée dans le groupe S-20 que dans le groupe C. L'analyse des GAG a montré une augmentation significative du groupe A-20 par rapport au groupe C. Le traitement induit des altérations remarquables dans le tendon d'Achille et la réponse du tissu semble dépendre du dosage de statine utilisé. La présence de MMP-2 et de MMP-9 témoigne des processus de dégradation et de remodelage dans la matrice extracellulaire des tendons.
Nos résultats montrent que les statines induisent un déséquilibre des composantes de la matrice extracellulaire et peuvent éventuellement induire des microdommages dans les tendons.
Effect of Statins on Creatine Kinase Levels Before and After a Marathon Run 2012 L'augmentation liée à l'exercice de la CK (créatine kinase totale) 24 heures après l'exercice, ajusté des variations de volume plasmatique, était plus grande dans les utilisateurs de statines que chez les témoins. L'augmentation de la CK-MB ( infarctus du CK) 24 heures après l'exercice était également plus élevé chez les utilisateurs de statines que chez les témoins.
L'augmentation de la CK à deux points de mesures de la course (à l'arrivé et 24h après) étaient directement liées à l'âge pour utilisateurs de statines, mais pas pour ceux du groupe de contrôle, ce qui suggère que la probabilité de blessures musculaires pendant l'exercice dues aux statines augmente avec l'âge. En conclusion, nos résultats montrent que les statines augmentent les blessures musculaires liées à l'effort.
Statin myopathy: A common dilemma not reflected in clinical trials. 2011 En outre, au moins 25% des adultes qui commencent à prendre des statines arrêter de les prendre avant 6 mois, et jusqu'à 60 % arrêtent avant 2 années.
L'ampleur de l' élévation du taux de créatine kinase (CK) nécessaire pour définir la rhabdomyolyse a été augmentée de 500 UI / L en 1982 à 1000 UI / L en 1988, soit 50 fois la limite supérieure de la normale.
Ces études suggèrent la fréquence de la myopathie à cause des statines est de 9% à 20%
Dans cette étude, 10,5% des patients ont rapporté des symptômes musculaires.
Aux États-Unis, où l'on estime que 33 millions d'adultes utilisent les statines, les douleurs musculo-squelettiques peuvent être prévu de se produire pour 7 millions de personnes, probablement induite par la thérapie aux statines dans 25% des cas.
Les patients physiquement actifs étaient plus susceptibles de souffrir de symptômes musculaires que les patients sédentaires.
Atorvastatin treatment reduces exercise capacities in rats: involvement of mitochondrial impairments and oxidative stress. 2011 L'exercice physique exacerbe les effets cytotoxiques des statines dans le muscle squelettique. Les déficiences mitochondriales peuvent jouer un rôle important dans le développement des symptômes musculaires après un traitement par statine.
Les exercices ont montré que la distance qui a été couverte par les animaux traités a été réduite.
Nos résultats montrent que l'exercice exacerbe la perturbation métabolique et la production de ROS dans le muscle squelettique, ce qui peut réduire la capacité d'exercice et promouvoir les symptômes musculaires chez les animaux sédentaires traités à l'atorvastatine.
Prevalence and risk factors of muscle complications secondary to statins 2011 Les effets indésirables (complications musculaires) ont été signalés par 21% des patients et 5,9% des contrôles (P = 0,0013). Faiblesse objective a été trouvé dans 15% des patients qui ont signalé des symptômes musculaires (3,2% de la cohorte totale), mais pas chez les témoins. L'âge avancé, la durée d'utilisation des statines, le diabète, l'accident vasculaire cérébral, et un indice de masse corporelle bas ont été associés à un risque accru de développer ces symptômes.
CONCLUSIONS : Les réactions indésirables aux statines peuvent être plus fréquents que précédemment rapporté, et ils peuvent être affectés par les caractéristiques spécifiques du patient et de la maladie.
Statin-associated muscle-related adverse effects: a case series of 354 patients. 2010 Patients : Trois cent cinquante-quatre patients (tranche d'âge de 34 à 86 ans) avec des problèmes musculaires auto-déclarées associés à un traitement par statine.
Les patients ont signalé des douleurs musculaires (93%), de la fatigue (88%), et de la faiblesse (85%). Trois cents patients (85%) répondaient aux critères de la littérature concernant la causalité avec des effets nocifs probables ou avérés. Quatre-vingt-quatorze pour cent des usagers de l'atorvastatine (240/255) ont subis des MAE (Muscle-Related Adverse Effects) contre 61% des usagers de la lovastatine (38/62). Les statines de puissance plus élevée ont causé des MAE dans 100% des 39 réadministrations contre 73% (29/40) avec des réadministrations de puissance inférieure. Bien sûr, le moment d'apparition après le début de la prise des statines varie (médiane de 14 semaines); certains MAE ont eu lieu après une longue période d'utilisation sans symptômes. La récurrence avec la reprise du traitement a eu un temps de latence à l'apparition beaucoup plus court (médiane 2 semaines). Les MAE ont affecté tous les domaines fonctionnels et la QOL (Quality Of Life). La plupart des patients avec MAE probable ou certaine rentraient dans les catégories pour lesquelles des preuves disponibles lors des essais comparatifs randomisés ne montraient aucune tendance à l'amélioration de la mortalité toutes causes confondues avec un traitement par statine.
CONCLUSION: Cette étude complète les informations disponibles sur les propriétés et l'historique des MAES associés aux statines, confirmant la dépendance vis-à-vis de la dose et de l'impact important sur la qualité de vie. Les données, indiquant une relation dose-dépendante entre le risque et la récurrence des MAE, suggèrent que des statines de puissance inférieure ou l’arrêt de celles-ci peut améliorer les symptômes.
Statin therapy, muscle function and falls risk in community-dwelling older adults. 2009 Lors du suivi, les utilisateurs de statines avaient la force moyenne des jambes significativement plus faible que les non-utilisateurs après ajustement pour l'âge et le sexe. Ils ont également montré une plus grande tendance à la baisse de la LMQ (Leg Muscle Quality) et de la % ALM (Percentage Appendicular Lean Mass) que les non-utilisateurs.
Le ratio des risques de chutes sur 2,6 ans était significativement plus élevé pour les utilisateurs de statines par rapport aux non-utilisateurs à la base.
Les résultats ont démontré que ceux qui ont continué les statines avait une baisse de la force des jambes et de la LMQ qui étaient nettement aggravées (-16.17 kg et -1.13 kg / kg, respectivement) par rapport à ceux qui avaient cessé le traitement par statine entre le début et le suivi, après ajustement pour les facteurs confondants.
Conclusion : l'utilisation des statines peuvent exacerber la baisse de performance musculaires et les chutes risque associé au vieillissement sans une diminution concomitante de la masse musculaire, et cet effet peut être réversible avec l'arrêt du traitement.
Tendinous disorders attributed to statins: A study on ninety-six spontaneous reports in the period 1990–2005 and review of the literature 2008 Les données ont été recueillies auprès de 96 patients avec un âge médian de 56 ans; Les patients ont présenté une tendinite (n = 63) et une rupture du tendon (n = 33). La tendinopathie s'est produite plus souvent dans la première année après l'initiation de la statine (59%). Les manifestations tendineuses étaient liées à l'atorvastatine (n = 35), à la simvastatine (n = 30), à la pravastatine (n = 21), à la fluvastatine (n = 5) et à la rosuvastatine (n = 5). La statine a été réinitialisée chez 7 patients, entraînant une récurrence de la tendinopathie dans tous les cas.
Le délai médian pour le début des symptômes tendineux après l'institution de la thérapie par statine était de 243 jours (plage 0-5.659 jours). Dans 1 patient, la tendinite a été, en fait, décrite pour se produire dès les premières 24 heures après l'initiation de la thérapie statine. Cependant, la tendinopathie s'est produite plus souvent dans la première année après l'initiation de la statine (dans 59% des cas).
Dans notre population, les patients présentaient les tendinites associées aux statines suivantes: tendinite (n = 63), tendinite avec rupture du tendon (n = 12) et rupture du tendon de novo (n = 21). Les symptômes suivants sont plus fréquents chez nos 96 patients: douleur (n = 96), gonflement (n = 59), chaleur et érythème (n = 28), rigidité et difficulté de mouvement de la zone tendineuse impliquée (n = 62 ).
Le tendon d'Achille était le site le plus fréquent de lésion du tendon (n = 50, 52,1% des cas). On a également observé d'autres localisations de manifestations tendineuses associées à la statine chez nos patients, soit le tendon du quadriceps fémoral (n = 14), le tendon du muscle fessier médius (n = 3) et le tibia antérieur (n = 1) 1), du tendon du sous-capillaire (n = 1), du muscle supra-épineux (n = 2) et de l'infraspinatus (n = 3), des épicondyles (n = 9), du tendon du muscle biceps brachii Gaine du tendon (n = 5). De plus, les manifestations tendineuses induites par statine étaient bilatérales de façon concomitante chez 26 patients (41,3% des cas).
Cependant, les complications tendineuses attribuées à la statine ont été considérées comme graves chez 36 patients (37,5% des cas). En fait, 17 patients ont été admis à l'hôpital. De plus, 19 patients présentaient des séquelles fonctionnelles importantes (difficulté à marcher, diminution de la flexion, des ecchymoses et de la douleur) liées à une rupture tendineuse attribuée aux statines. Aucun de nos patients n'est mort.
Enfin, après l'apparition des complications tendineuses associées à la statine, la statine a été réinitialisée chez 7 patients, ce qui a entraîné une récidive des manifestations tendineuses associées à la statine (100% des cas).
Nous avons en outre constaté que les doses de statines utilisées étaient dans les limites recommandées chez les 96 patients. En effet, les doses médianes de statine au début des manifestations tendineuses étaient les suivantes: atorvastatine: 26,3 mg / jour (gamme 10-80), simvastatine: 18,3 mg / jour (plage 10-40), pravastatine: 21,8 mg / jour (intervalle 5-40), fluvastatine: 40 mg / jour (gamme 20-80) et rosuvastatine: 10 mg / jour.
Prevalence of musculoskeletal pain and statin use. 2008 Parmi les utilisateurs de statines (n = 402), 22,0% (IC à 95% de 18,0 à 26,7%) ont signalé des douleurs musculo-squelettiques dans au moins 1 région anatomique au cours des 30 derniers jours, comparativement à 16,7% (IC à 95% de 15,1 à 18,4%) de ceux qui n'ont pas utilisé de statine. Par rapport aux personnes qui n'utilisent pas de statines, ceux qui ont utilisé des statines avaient des rapports de cotes multivariables ajusté (IC à 95%; valeur p) de 1,50 (01/07 à 02/11; p = .01) pour toute la douleur musculo-squelettique, 1,59 (1,04 à 2,44, p = .03) pour la douleur au bas du dos, et 1,50 (de 1,02 à 2,22, p = .03) pour douleur des membres inférieurs.
CONCLUSION: Les douleurs musculo-squelettiques sont fréquentes chez les adultes> ou = 40 ans sans arthrite. Dans cet échantillon représentatif au niveau national, les utilisateurs de statines étaient significativement plus susceptibles de signaler des douleurs musculo-squelettiques.
Statin induced myotoxicity: the lactone forms are more potent than the acid forms in human skeletal muscle cells in vitro. 2008 Les statines existent sous forme acide et lactone in vivo. De hauts niveaux plasmatiques de la forme lactone ont été observés chez des patients atteints de myopathie induite par les statines. Dans la présente étude, nous avons l'hypothèse que les formes de la lactone ont une plus grande puissance d'induire une myotoxicité par rapport aux formes acides. La lactone de l'atorvastatine a montré un risque multiplié par 14, la lactone de la pravastatine un risque multiplié par 26,la lactone de la pravastatine un risque multiplié par 23 et la lactone de la simvastatine un risque multiplié par 37 d'induire de la myotoxicité par rapport à leurs formes acides correspondantes.
Effect of the Magnitude of Lipid Lowering on Risk of Elevated Liver Enzymes, Rhabdomyolysis, and Cancer 2007 Il est intéressant de noter que pour le seul essai avec une dose élevée de simvastatine (80 mg dans l'essai A à Z), le taux de rhabdomyolyse était plus de 7 fois plus élevé que le taux rapporté dans les essais de la simvastatine à dose intermédiaire (67 contre 9 cas de rhabdomyolysis pour 100.000 personnes-années). Toutefois, le pourcentage incrémental de réduction du LDL-C avec la simvastatine à dose élevée ou intermédiaire n'a été que de 9%, ce qui est cohérent avec l'hypothèse selon laquelle le risque de rhabdomyolyse était lié à l'augmentation de la dose et non à la réduction incrémentielle du LDL-C.
HMG-CoA-reductase inhibitors and neuropathy: reports to the Netherlands Pharmacovigilance Centre 2006 Les ADR les plus sérieux des inhibiteurs de la HMG-CoA-réductase sont des symptômes musculo-squelettiques, y compris la myopathie et la myosite (rhabdomyolyse potentiellement mortelle) et une insuffisance hépatique. En outre, une neuropathie périphérique pourrait également se produire, surtout après l'utilisation à long terme d'inhibiteurs de HMG-CoA-réductase.
Jusqu'en juin 2005, Lareb a reçu 17 rapports de neuropathie, de neuropathie périphérique et de polyneuropathie et, en plus, deux rapports d'aggravation de la polyneuropathie existante associée à l'utilisation d'inhibiteurs de HMG-CoA-réductase. Les associations de neuropathie, de neuropathie périphérique et de polyneuropathie et l'utilisation d'inhibiteurs de la hMg-CoA-réductase sont statistiquement significativement plus fréquemment rapportées à Lareb. Le temps moyen d'apparition soutient les conclusions d'études antérieures et les rapports de cas qui, en particulier, l'exposition à long terme augmente le risque de neuropathie périphérique.
Compte tenu du nombre croissant de patients prenant des inhibiteurs de la HMG-CoA-réductase, les professionnels de la santé devraient être conscients du rôle possible de ces médicaments dans la neuropathie.
Toxicity of statins on rat skeletal muscle mitochondria. 2006 Nous avons étudié la toxicité mitochondriale de quatre statines lipophiles (cérivastatine, la fluvastatine, l'atorvastatine, simvastatine) et une statine hydrophile (pravastatine). Dans les cellules L6 du rat, les quatre statines lipophiles (100 micromol / l) ont induit la mort de 27 à 49% des cellules. La pravastatine est non toxique jusqu'à 1 mmol / l. La cérivastatine, la fluvastatine et l'atorvastatine (100 micromol / l) ont diminué le potentiel de la membrane mitochondriale de 49 à 65%, tandis que la simvastatine et la pravastatine sont moins toxiques.
Les statines lipophiles altèrent la fonction du muscle squelettique mitochondries, tandis que la pravastatine hydrophile est beaucoup moins toxique.
Clinical perspectives of statin-induced rhabdomyolysis. 2006 N'ayant pas accès à l'article complet, je vous en livre néanmoins un extrait intéressant : « L'incidence de la rhabdomyolyse induite par la statine est plus élevé dans la pratique que dans les essais contrôlés dans lesquelles les sujets à haut risque sont exclus. Les risques reconnus comprennent l'âge ; la dysfonction rénale, hépatique et thyroïdienne et hypertriglycéridémie. De nouvelles données suggèrent que l'exercice, être de race asiatique et le statut péri-opératoire peuvent aussi augmenter le risque de toxicité musculaire de statine.
Mild to moderate muscular symptoms with high-dosage statin therapy in hyperlipidemic patients--the PRIMO study 2005 Dans l'ensemble, les symptômes musculaires ont été rapportées par 832 patients (10,5%), avec un délai médian d'apparition d'un mois après le début du traitement par statine. Les douleurs musculaires ont empêché tout effort même modérée durant les activités quotidiennes pour 315 patients (38%), tandis que 31 (4%) ont été confinés au lit ou dans l'incapacité de travailler.
L'étude PRIMO a démontré que les symptômes musculaires légers à modérés faisant suite à la prise de statines à forte dose peut être plus communs et exercer un plus grand impact sur la vie quotidienne qu'on ne le pensait.
Treatment of statin adverse effects with supplemental Coenzyme Q10 and statin drug discontinuation. 2005 Tous les patients ont arrêté la thérapie par statines en raison d'effets secondaires et ont commencé une supplémentation en CoQ(10) à une moyenne de 240 mg / jour lors de la visite initiale. Les patients ont été suivis pendant une moyenne de 22 mois avec 84% des patients suivis depuis maintenant plus de 12 mois. La prévalence des symptômes du patient sur la visite initiale et sur le suivi plus récent a montré une diminution de la fatigue de 84% à 16%, de la myalgie de 64% à 6%, de la dyspnée de 58% à 12%, de la perte de mémoire de 8% à 4 % et de la neuropathie périphérique de 10% à 2%.
Les mesures de la fonction cardiaque ont été soit améliorées ou sont demeuré stable dans la majorité des patients. Nous concluons que les effets secondaires liés aux statines, y compris la cardiomyopathie due aux statines, sont beaucoup plus fréquents que publié antérieurement et sont réversibles avec la combinaison arrêt des statines et supplémentation en CoQ (10). Nous n'avons pas observé de conséquences négatives dues à l'arrêt des statines.
FDA Adverse Event Reports on Statin-Associated Rhabdomyolysis 2002 Il y a eu 871 cas de rhabdomyolyse associée aux statines dans la durée d'examen de 29 mois, représentant 601 cas. Le nombre de cas suivant ont été associés individuellement à chacune des statines: la simvastatine, 215 (35,8%); cérivastatine, 192 (31,9%); atorvastatine, 73 (12,2%); la pravastatine, 71 (11,8%); la lovastatine, 40 (6,7%); et la fluvastatine, 10 (1,7%). Les médicaments qui peuvent avoir interagi avec les statines étaient présents dans le nombre de cas suivant : mibéfradil (n = 99), les fibrates (n = 80), la ciclosporine (n = 51), antibiotiques macrolides (n = 42), la warfarine (n = 33), la digoxine (n = 26), les antifongiques de type azole et (n = 12). Les statines ont été désignés comme le principal suspect dans 72,0% des cas. 38 cas de décès ont été répertoriés.
CONCLUSIONS: En comparaison avec les autres statines, la simvastatine et la cérivastatine ont été impliqués dans un nombre relativement élevé de rapports.
Statins and risk of polyneuropathy: a case-control study 2002 Les auteurs ont vérifié un diagnostic de polyneuropathie idiopathique dans 166 cas. Les cas ont été classés comme définis (35), probables (54) ou possibles (77). Le rapport de probabilité reliant la polyneuropathie idiopathique à l'utilisation de la statine était de 3,7 (IC 95% de 1,8 à 7,6) pour tous les cas et 14,2 (5,3 à 38,0) pour les cas définis. Les odds ratios correspondants chez les utilisateurs actuels étaient de 4,6 (2,1 à 10,0) pour tous les cas et de 16,1 (5,7 à 45,4) pour des cas précis. Pour les patients traités avec des statines pendant 2 ans ou plus, le rapport de cote de la polyneuropathie idiopathique définie était de 26,4 (7,8 à 45,4).
L'exposition à long terme aux statines peut augmenter considérablement le risque de polyneuropathie.

Diabète de type II :

Entre 1 et quelques % selon la version officielle des labos…
Mais le temps passant, les études démontrent un risque un risque de plus en plus important de développer un diabète de type II. Telle celle-ci qui démontre 48% de risque en plus de développer un diabète de type II chez les femmes ménopausées prenant des statines[6], ou encore celle-ci parue en janvier 2015[7] qui accrédite les statines d’un risque accru de développer un diabète de type II de presque 50% (soit 5% des patientes prenant des statines, quand même…) !
Comme on peut le constater, ces chiffres alarmistes sont bien loin des infos rassurantes et complaisantes des hautes instances médicales…
Un document de l’Agence européenne des médicaments faisait déjà état en 2011 de l’augmentation des risques de voir développer de nouveaux cas de diabète de type II chez les patients sous statines[8]. Recommandations qui, hélas, n’ont jamais été prises en compte par l’ANSM… Cette dernière étant coutumière de l’attentisme !
De plus en plus de publications se font l’écho de cette augmentation des cas de diabètes chez les patients sous statine. À lire cet excellent article chez Voix médicales : L’effet diabétogène des statines : Premières notifications et revue de la littérature comprenant le lien vers la thèse de Frédérick STAMBACH (parue le 20 mai 2014) et qui évoque ses recherches sur les liens entre les statines et le diabète de type II ainsi que son évolution.
Il faut aussi savoir que le diabète de type II est le plus dangereux car évoluant souvent vers de graves complications (troubles de la vision, cécité, neuropathies, amputations, maladies rénales, infarctus, accidents vasculaires…). Ces complications aggravent le diabète et diminuent l’espérance de vie des personnes atteintes de cette maladie. Il est d’ailleurs paradoxal que l’on prescrive des statines en prévention des maladies cardiovasculaires, celles-ci provoquant une augmentation des cas de diabète II, ce dernier favorisant… les maladies cardiovasculaires…
En plus, une meta-analyse démontre que le risque augmente avec la durée du traitement ainsi qu’avec l’âge du patient[9], et comme la tendance est de commencer les traitements avec les statines de plus en plus tôt, on peut aisément deviner quelles en seront les conséquences sur une durée de traitement de plus d’une trentaine d’années !
Il est à noter qu’aux États-Unis, Pfitzer se trouve confronté à une vague de poursuites de la part de femmes accusant le Lipitor de leur avoir provoqué un diabète de type II[10]. Pfizer nie évidemment toute responsabilité et se retranche avec cynisme derrière le fait qu’en 2012, la Food and Drug Administration a publiée un avertissement sur un « risque légèrement accru » de diabète dû au Lipitor et autres statines…
Et pour finir un témoignage étonnant de la part d’un médecin qui à réussi à améliorer sérieusement le traitement du diabète parmi certains de ses patients diabétiques en réduisant, voire supprimant les statines[11].

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
New-Onset Diabetes After Statin Exposure in Elderly Women: The Australian Longitudinal Study on Women’s Health 2017 Les participants comprenaient 8372 femmes australiennes nées entre 1921 et 1926, vivant au 1er janvier 2003, sans diabète, et admissibles à la liaison de données. L'exposition aux statines a été déterminée sur la base des prescriptions délivrées entre le 1er juillet 2002 et le 31 août 2013.
Plus de 10 ans de suivi, 49% de la cohorte avait rempli une prescription pour les statines et 5% avaient commencé le traitement pour un diabète nouvellement apparu. La régression multivariable de Cox a montré que l'exposition à la statine était associée à un risque plus élevé de traitement pour le diabète nouvellement apparu (hazard ratio 1,33; intervalle de confiance à 95% [IC] 1,04-1,70; p = 0,024). Cela équivaut à un nombre nécessaire de nuire (NNH) de 131 (IC 95% 62-1079) pendant 5 ans d'exposition aux statines. Le risque augmente avec l'augmentation de la dose de statine à partir du rapport de risque de 1,17 (IC 95% 0,84-1,65) pour la dose la plus faible à 1,51 (IC 95% 1,14-1,99) pour la dose la plus élevée.
Statins and New-Onset Diabetes Mellitus and Diabetic Complications: A Retrospective Cohort Study of US Healthy Adults. 2015 Les utilisateurs de statines avaient plus de risque de développer un diabète (87%), ceux avec un diabète établi avaient énormément plus de risque d'avoir des complications (250%), de plus elles étaient responsable de surpoids / obésité (14%).
Conclusions : Diabète, complications liées au diabète et surpoids/obésité ont été diagnostiqués plus souvent chez les utilisateurs des statines que chez les non-utilisateurs similaires dans un groupe d'adultes en bonne santé . Cette étude démontre que les essais cliniques à court terme ne décrivent pas pleinement les risques/avantages de l'utilisation de statine à long terme pour la prévention primaire.
Increased risk of diabetes with statin treatment is associated with impaired insulin sensitivity and insulin secretion: a 6 year follow-up study of the METSIM cohort. 2015 Le traitement par statine augmente le risque de diabète de type 2 de 46%, attribuable à une diminution de la sensibilité à l'insuline et de la sécrétion d'insuline.
Differential Impact of Statin on New-Onset Diabetes in Different Age Groups: A Population-Based Case-Control Study in Women from an Asian Country. 2014 L'impact de la statine-exposition sur les NOD -New Onset Diabet) a été examiné par le biais de multiples modèles de régression logistique. Des analyses de sous-groupe pour explorer le risque de NOD dûs aux statines dans les différents groupes d'âge ont été réalisées. Résultats les statine ont été statistiquement et significativement associées à une augmentation du diabète d'apparition récente.
Risk of incident diabetes among patients treated with statins: population based study 2013 Le taux d'événement brut pour l'incidence du diabète était le plus élevé pour l'atorvastatine (30,70 résultats pour 1000 années-personnes) et la rosuvastatine (34,21 résultats pour 1000 années-personnes) par rapport à la pravastatine (22,64 résultats pour 1000 personnes-années). Simvastatin (26,22 résultats pour 1000 personnes-années), la fluvastatine (21,52 résultats pour 1000 années-personnes), et la lovastatine (21,80 résultats pour 1000 années-personnes) avaient des taux bruts d'événements semblables à pravastatine. Après ajustement pour les facteurs confondants connus, et par rapport aux patients traités par pravastatine, ceux traités avec l'atorvastatine fait face à une augmentation de 22% du risque de nouveaux diabète (ajusté hazard ratio 1.22, 95% intervalle de confiance 1,15 à 1,29). Nous avons également observé un risque significativement accru chez ceux traités par rosuvastatine (1,18, 1,10 à 1,26) et par simvastatine (1,10, 1,04 à 1,17) par rapport à la pravastatine. En revanche, le traitement par la fluvastatine (0,95, 0,81 à 1,11) ou de la lovastatine (0,99, 0,86 à 1,14) n'a pas été significativement associée à un risque accru de diabète (NDT : Toujours par rapport à la pravastatine…, cette dernière étant largement reconnue comme étant diabétogène !)
The Ugly Side of Statins. Systemic Appraisal of the Contemporary Un-Known Unknowns 2013 L'étude la plus récente de la Womens Inititative a étudiée 153 840 femmes ménopausées sans diabète sucré. Il y avait 10 242 nouveaux cas de diabète auto-déclaré sur 1 004 466 personnes-années de suivi. l'utilisation des statines a été associée à un risque accru de diabète sucré et de cette association est restée après ajustement des autres facteurs de confusion potentiels et a été observée pour tous les types de statine. Les auteurs ont conclu que le risque accru de diabète sucré chez la femme ménopausée est un effet de classe des statines
Statin use and risk of diabetes mellitus in postmenopausal women in the Women's Health Initiative. 2012 Dans les modèles non ajustés, l'utilisation des statines au départ était significativement associée à un risque accru de DM (HR, 1,71) en comparaison avec la non-utilisation. Cette association a été diminué mais reste significative après ajustement pour les facteurs confondants potentiels (HR, 1,48). Cette association a été observée pour tous les types de statines. Une association similaire de risque a été trouvée dans l'utilisation des statines, qu'elles soit fortement ou faiblement dosées, avec HRS multivariée ajustée de 1,45 et 1,48 par rapport aux non-utilisateurs, respectivement.
Dans les deux modèles ajustés et non ajustés, l'utilisation des statines a été constamment associé à un risque accru de DM dans les sous-groupes par âge. Nous avons observé risque considérablement accru de DM dû aux statines au sein des sous-groupes de femmes blanches, hispaniques, asiatiques et dans les deux modèles non ajustés et ajustés. Dans les modèles ajustés, nous avons observé des RR de 1,49, 1,18, 1,57, et de 1,78 chez les Blancs, Afro-Américains, les Hispaniques et les Asiatiques, respectivement. L'utilisation des statines a été également associée à un risque significativement accru de DM dans les 3 sous-groupes en fonction de l'IMC (<25,0, 25,0-29,9, ≥30.0). En outre, une augmentation significative du risque DM associé à l'utilisation des statines a été observée chez les femmes avec un IMC inférieur à 25,0 en comparaison avec les femmes avec un IMC de 30,0 ou plus après ajustement pour tous les facteurs de confusion potentiels. Dans les modèles ajustés, les RR étaient de 1,89, 1,66 et 1,20 dans les groupes de femmes avec un IMC inférieur à 25,0, de 25,0 à 29,9, et 30,0 ou plus, respectivement.
En comparaison avec celles qui n'ont jamais reçu de traitement par statine, le RR non ajustés de 1,82, 1,75 et 1,81 ont été observées pour la des groupes de femmes qui ont déclaré l'utilisation des statines à la fois à l'inclusion et à la visite 3 ans, ont rapporté l'utilisation de statine seule au départ, et ont rapporté l'utilisation des statines seulement à la visite l'année 3, respectivement. Les associations de risque reste significative après ajustement pour l'âge, la race / ethnicité, d'autres facteurs de confusion potentiels, et le score de propension. Les RR ajusté multivariées ont été de 1,47, 1,44 et 1,60, respectivement.
Statins and the risk of new-onset diabetes: a review of recent evidence. 2011 Une méta-analyse récente de la plupart des études et essais majeurs des statines vs placebo avec plus de 90.000 participants ont confirmé qu’une thérapie aux statines était associée à un risque accru de développer un diabète de 9%. Des données récentes publiées ont confirmé un effet dose-dépendante, avec un risque 12% plus élevé de développer un diabète dû aux statines à forte dose par rapport à la thérapie à dose modérée. Dans cette méta-analyse, un patient supplémentaire a développé le diabète pour trois patients protégés d'un événement cardiovasculaire majeur. L'observation de risque de diabète plus élevé reste inexpliquée à l'heure actuelle, bien que des études sur des modèles animaux suggèrent la possibilité d'une altération signalisation de l'insuline périphérique induite par un traitement par statine.
Risk of Incident Diabetes With Intensive-Dose Compared With Moderate-Dose Statin TherapyA Meta-analysis 2011 Conclusion : dans une analyse groupée des données de 5 essais de statine, le traitement par fortes doses de statine a été associé à un risque accru d'apparition de diabète comparée à une thérapie à dose modérée de statines.
Atorvastatin causes insulin resistance and increases ambient glycemia in hypercholesterolemic patients. 2010 En dépit de réductions bénéfiques dans le cholestérol LDL et d'apolipoprotéine B, le traitement de l'atorvastatine a entraîné des augmentations significatives de l'insuline à jeun et des niveaux d'hémoglobine glyquée compatibles avec résistance à l'insuline et l'augmentation de la glycémie chez les patients hypercholestérolémiques.
Effect of statins on fasting plasma glucose in diabetic and nondiabetic patients. 2009 Parmi les patients sans diabète, la glycémie à jeun a augmenté avec l'utilisation des statines de 98 mg / dL à 105 mg / dL, et parmi les non-utilisateurs de statines, le FPG (Fasting Plasma Glucose) a augmenté de 97 mg / dL à 101 mg / dl. Parmi les patients atteints de diabète, la glycémie à jeun a augmenté avec l'utilisation des statines de 102 mg / dL à 141 mg / dL, et parmi les non-utilisateurs de statines, le FPG a augmenté de 100 mg / dL à 129 mg / dl. Après ajustement pour l'âge et l'utilisation de l'aspirine, les bêta-bloquants et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, le changement de la glycémie à jeun chez les utilisateurs de statines non diabétiques était de 7 mg / dL (vs 5 mg / dl chez les non-utilisateurs de statines) et pour les diabétiques utilisateurs de statines il était de 39 mg / dL (vs 32 non-utilisateurs de statines).
CONCLUSIONS : L'utilisation des statines est associée à une hausse de la glycémie à jeun chez les patients avec et sans diabète. Cette relation entre l'utilisation des statines et de hausse des FPG est indépendante de l'âge et de l'utilisation de l'aspirine, les bêta-bloquants et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine.
Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Progression of Vascular Calcification Is Increased With Statin Use in the Veterans Affairs Diabetes Trial (VADT). 2012 L'utilisation fréquente des statines est associée à une accélération de la CAC (calcification de l'artère coronaire) chez les patients atteints de DT2 (diabète de type 2) ayant une athérosclérose avancée.
Effect of statins on fasting plasma glucose in diabetic and nondiabetic patients. 2009 Parmi les patients sans diabète, la glycémie à jeun a augmenté avec l'utilisation des statines de 98 mg / dL à 105 mg / dL, et parmi les non-utilisateurs de statines, le FPG (Fasting Plasma Glucose) a augmenté de 97 mg / dL à 101 mg / dl. Parmi les patients atteints de diabète, la glycémie à jeun a augmenté avec l'utilisation des statines de 102 mg / dL à 141 mg / dL, et parmi les non-utilisateurs de statines, le FPG a augmenté de 100 mg / dL à 129 mg / dl. Après ajustement pour l'âge et l'utilisation de l'aspirine, les bêta-bloquants et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, le changement de la glycémie à jeun chez les utilisateurs de statines non diabétiques était de 7 mg / dL (vs 5 mg / dl chez les non-utilisateurs de statines) et pour les diabétiques utilisateurs de statines il était de 39 mg / dL (vs 32 non-utilisateurs de statines).
CONCLUSIONS : L'utilisation des statines est associée à une hausse de la glycémie à jeun chez les patients avec et sans diabète. Cette relation entre l'utilisation des statines et de hausse des FPG est indépendante de l'âge et de l'utilisation de l'aspirine, les bêta-bloquants et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine.

Maladies rénales

Les statines accroissent le risque de maladies rénales (lésion aiguë des reins, maladie rénale chronique (CKD) ainsi que néphrite / néphrose / sclérose rénale) de 30 à 50% d’après une étude[12] parue fin 2015 et qui s’est déroulée sur 8 ans. Donc non seulement vous prenez des statines qui ne servent à rien mais en plus vous avez pratiquement 50% de risques de finir sous dialyse… C’est ce qui s’appelle un gros progrès !

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Statin Use and the Risk of Kidney Disease With Long-Term Follow-Up (8.4-Year Study) 2015 Les résultats de l'étude portaient les lésions aiguës des reins, maladies rénales chroniques (CKD) ainsi que néphrites / néphroses / scléroses rénales. Les utilisateurs de statines avaient plus de risques de lésions rénales aiguës (odds ratio [OR] 1,30), CKD (OR 1,36,), et de néphrite / néphrose / sclérose rénale ( OR 1,35). Dans un sous-ensemble de patients sans co-morbidités, l'association des statines avec CKD est restée significative (OR 1,53). NDLR : Ce qui signifie que sur 8 ans, vous avez pratiquement 50% de risques de finir sous dyalise... dans le meilleur des cas...
Les statines augmentent le risque de diabète et de maladies rénales, qui tous deux paradoxalement augmentent la morbidité et la mortalité à long terme.
En conclusion, l'utilisation des statines est associée à une incidence accrue de la maladie rénale aiguë et chronique. Ces résultats sont en garde et suggèrent que les effets à long terme des statines chez les patients réels peuvent différer des effets à plus court terme dans les populations d'essai cliniques sélectionnés.
The Ugly Side of Statins. Systemic Appraisal of the Contemporary Un-Known Unknowns 2013 En prévention primaire, nous avons découvert que pour 10 000 patients prenant une statine, il y avait (...) 23 autres patients présentant une insuffisance rénale aiguë et 74 patients supplémentaires atteints de dysfonction hépatique.
Une autre corrélation inquiétante a été détectée avec les statines : l'utilisation et l'apparition prématurée de la cataracte. Il pourrait y avoir une explication à la hausse soudaine du nombre de cataractes chez les hommes d'âge moyen. Il y a une probabilité de 50 % du développement de la cataracte chez les patients sous statines à un âge plus jeune que ceux qui n'en prennent pas, qui les développent à un âge nettement plus avancé.
Effect of the Magnitude of Lipid Lowering on Risk of Elevated Liver Enzymes, Rhabdomyolysis, and Cancer 2007 Il y a eu une relation positive et graduelle entre l’élévation des taux d'enzymes hépatiques pour 100 000 personnes-années et la dose de statine, avec un taux significativement plus élevé d'enzymes hépatiques élevées dans la catégorie à doses élevées de statines comparé à la catégorie à doses intermédiaires, elle-même significativement plus élevé que la catégorie de statine à faible dose (271 vs 195 contre 114 pour 100.000 années-personnes pour chaque réduction de 10% du taux de LDL-C, p <0,001 pour toutes les comparaisons par paires)
On a également observé un taux plus élevé d'enzymes hépatiques élevées avec des doses plus élevées de statines lors de l'examen de statines individuelles. Pour chaque réduction de 10% du taux de LDL-C, le taux d'enzymes hépatiques élevées pour 100.000 personnes-années avec la lovastatine à dose élevée était de 2,5 fois plus élevé par rapport à la lovastatine à faible dose et significativement plus élevé que lovastatine à dose intermédiaire.
De même, le taux d'enzymes hépatiques élevées avec des doses élevées de simvastatine (80 et 40 mg) était de 1,6 fois supérieure par rapport à une faible dose de simvastatine. De même, le taux d'enzymes hépatiques élevées avec une haute dose d’atorvastatine était 4,0 fois plus élevé par rapport à l'atorvastatine à faible dose.

Asthénie (fatigue physique) :

Entre 1 et 10% selon la version officielle des labos. Une fois de plus la réalité est beaucoup plus importante[13] : jusqu’à 40% des patients traités ressentent une grosse perte d’énergie ou une fatigue généralisée pouvant là aussi empêcher la pratique d’un sport. Il semblerait que les femmes soient plus concernées que les hommes.
La conclusion de l’étude est sans appel : Lorsque vous ajoutez à cela le fait que ces médicaments peuvent avoir un fort impact négatif sur la qualité de vie des patients, je pense qu’il y a lieu de repenser leur utilisation chez de nombreuses personnes.
Une étude récente[14] comparant sur une durée de 7 ans le niveau d’activité entre des personnes utilisatrices et non-utilisatrices de statines confirme une baisse significative de l’activité physique (même après prise en compte des antécédents médicaux et d’autres facteurs potentiellement confondants) chez les personnes prenant des statines, due à une plus grande fatigue générale ainsi qu’aux douleurs musculaires et ce tant que les patients sont sous statines. Ce qui doit être considéré comme une régression, la sédentarité étant une des causes majeure favorisant les maladies cardiovasculaires !

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Statins and Activity, Proceed With Caution 2014 Les statines (coenzyme A [HMG-CoA réductase] inhibiteurs de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryl) sont des médicaments pris par les patients à haut risque de maladies cardio-vasculaires, dont l'activité physique est une partie importante des recommandations de traitement du comportement. Cependant, les statines sont également liées à des symptômes musculaires et de la fatigue, ce qui peut conduire à une activité physique réduite. Lee et ses collègues, étudiant plusieurs milliers d’hommes âgés de 65 ans et plus, ont constaté que l'activité a plus diminué parmi ceux qui avaient récemment démarré un traitement par statine que chez les non-utilisateurs de statine. L’activité de ces nouveaux utilisateurs de statines était comparable aux non-utilisateurs avant que l'utilisation des statines ait été démarrée. Ceux recevant des statines ont eu une activité physique moins intensive (de l'ordre de 10%, ou 40 minutes de moins par semaine par accélérométrie). Ils sont également engagés dans un comportement plus sédentaire. Cela porte son propre risque cardiovasculaire défavorable, indépendamment d’une activité modérée à intensive.
Effects of Statins on Energy and Fatigue With Exertion: Results From a Randomized Controlled Trial 2013 A notre connaissance, ceci est la première étude randomisée démontrant les effets défavorables des statines sur l'énergie et la fatigue à l'effort. Les effets négatifs ont été observés dans un échantillon de patients généralement en bonne santé ayant reçu des doses modestes de statine, et à la fois la simvastatine et la pravastatine ont contribué à l'effet significatif défavorable des statines sur l'énergie et la fatigue à l'effort. Particulièrement pour les femmes, ces effets défavorables ne sont pas rares.
Central Nervous System and Limb Anomalies in Case Reports of First-Trimester Statin Exposure 2013 Le Dr Golomb a estimé que la fatigue pourrait affecter entre 20% et 40% des patients prenant des statines.
Effects of Statins on Energy and Fatigue With Exertion: Results From a Randomized Controlled Trial 2012 Les différences dans la variation moyenne en « EnergyFatigEx » étaient significatives pour les statines vs placebo. Chaque statine y a contribué (effets plus importants pour la simvastatine ). Les femmes ont été affectées de manière disproportionnée. La différence moyenne de 0,4 observé pour les femmes recevant de la simvastatine vs placebo représente 4 femmes sur 10 traités présentant une aggravation de perte d’énergie ou de fatigue à l'effort; 2 sur 10 caractérisées à la fois comme «pire» ou «bien pire»; 1 sur 10 caractérisée comme «bien pire» ou combinaisons de ces conditions. Les effets sur EnergyFatigEx étaient significativement défavorables pour les statines combinées et chaque statine séparément.
Le solde de ces rapports maximaux d’aggravation vs amélioration maximale ( «bien pire» vs la ligne de base sur chaque composant vs «beaucoup mieux» sur chaque) a été significativement négative pour les statines vs placebo (P = 0,002) et pour chaque statine séparément (simvastatine, P = .03; pravastatine, P = .01).
Treatment of statin adverse effects with supplemental Coenzyme Q10 and statin drug discontinuation. 2005 Tous les patients ont arrêté la thérapie par statines en raison d'effets secondaires et ont commencé une supplémentation en CoQ(10) à une moyenne de 240 mg / jour lors de la visite initiale. Les patients ont été suivis pendant une moyenne de 22 mois avec 84% des patients suivis depuis maintenant plus de 12 mois. La prévalence des symptômes du patient sur la visite initiale et sur le suivi plus récent a montré une diminution de la fatigue de 84% à 16%, de la myalgie de 64% à 6%, de la dyspnée de 58% à 12%, de la perte de mémoire de 8% à 4 % et de la neuropathie périphérique de 10% à 2%.
Les mesures de la fonction cardiaque ont été soit améliorées ou sont demeuré stable dans la majorité des patients. Nous concluons que les effets secondaires liés aux statines, y compris la cardiomyopathie due aux statines, sont beaucoup plus fréquents que publié antérieurement et sont réversibles avec la combinaison arrêt des statines et supplémentation en CoQ (10). Nous n'avons pas observé de conséquences négatives dues à l'arrêt des statines.

Baisse de libido et impuissance :

Voici le discours officiel des labos : Les événements indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines : Troubles sexuels. Mais quand est-il dans la réalité ?
Les statines diminuent fortement le taux de cholestérol qui, comme on l’a vu, est nécessaire au fonctionnement du corps humain et sert notamment à la production d’hormones stéroïdes sexuelles (progestérone, œstrogènes et testostérone). La production de ces dernières est donc diminuée par les statines[15].
Ce qui provoque notamment des problèmes de perte de libido chez les hommes et les femmes, et chez les hommes une augmentation (de plus du double !) des dysfonctionnements érectiles[16] ainsi que de l’hypogonadisme[17].
Sans oublier que ces hormones influent aussi sur d’autres paramètres tels que le sommeil pour la testostérone, les œstrogènes étant impliqués dans le développement du système nerveux central, dans l’homéostasie du squelette et du système cardiovasculaire (les œstrogènes diminuant d’ailleurs chez la femme le risque de maladie cardiovasculaire…). Quant aux progestérones, ils sont en relation directe avec le cycle menstruel féminin, la grossesse et l’embryogenèse (dixit Wikipédia).

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
The Ugly Side of Statins. Systemic Appraisal of the Contemporary Un-Known Unknowns 2013 Un effet supplémentaire des statines est le dysfonctionnement érectile, qui est 10 fois plus élevée chez les jeunes hommes prenant la dose la plus faible des statines. Suite à l'arrêt des statines, 50% avait une récupération de leurs facultés érectiles dans les 6 mois.
The Effect of Statin Therapy on Testosterone Levels in Subjects Consulting for Erectile Dysfunction 2010 Les deux niveaux de testostérone libre total et calculé sont significativement plus faibles chez les sujets prenant des statines, par rapport au reste de l'échantillon.
L'utilisation des statines était également associée à un volume réduit des testicules et une prévalence plus élevée des symptômes et des signes liés à l'hypogonadisme, tel qu'évalué par le score le plus élevé d'ANDROTEST.
Nos données ont démontré que la thérapie à base de statine pourrait provoquer un hypogonadisme primaire manifeste et doit être considéré comme un facteur de confusion possible pour l'évaluation des niveaux de testostérone chez les patients avec ED.
Men treated with hypolipidaemic drugs complain more frequently of erectile dysfunction 2008 Nos résultats ont révélé qu'il y avait plus d'hommes impuissants dans le groupe de patients traités avec des médicaments hypolipidémiants (12 % contre 5·6 %, P = 0·0029). L'analyse multivariée a montré que la dysfonction érectile dépendait de traitement avec des dérivés fibrate (rapport de cotes: 1-46 ; 1·27-1·68) et les statines (rapport de cotes: 1 – 51 ; 1·26-1·80).
Is lipid lowering treatment aiming for very low LDL levels safe in terms of the synthesis of steroid hormones ? 2007 Comme nous le savons déjà, le cholestérol est le précurseur des glucocorticoïdes, des minéralocorticoïdes et stéroïdes sexuels, en plus d'être une composante structurelle de la membrane cellulaire. Toutes les hormones stéroïdes (ovaires + testiculaire) sont synthétisées principalement à l'aide du LDL-cholestérol dans la circulation sanguine. En outre, il y a synthèse « de novo » du cholestérol dans les glandes surrénales et les gonades contrôlées par l'enzyme réductase de HMG-CoA. Une troisième voie, qui, dans des circonstances normales, a une moindre contribution par rapport aux deux premiers, est l'utilisation du système circulatoire HDL-cholestérol par les surrénales et les gonades des tissus pour la synthèse des stéroïdes. Notre connaissance très faible des niveaux de LDL est limitée. Toutefois, étant donné que les statines diminuent le LDL circulatoire tant inhibent la synthèse « de novo » du cholestérol, elles sont susceptibles d'affecter la synthèse des hormones stéroïdiennes.
HMG CoA reductase inhibitors and impotence: two case series from the Spanish and French drug monitoring systems. 2006 Les inhibiteurs de HMG CoA Reductase, plus communément appelés statines, sont utilisés dans le traitement pharmacologique de l'hyperlipidémie. À l'heure actuelle, l'utilisation de ces médicaments augmente dans le monde entier. Ils ont été liés à certaines réactions indésirables liées à la drogue, y compris l'impuissance. L'objectif de la présente étude est d'explorer la base de l'association entre l'utilisation des statines et l'impuissance en utilisant les données provenant de rapports spontanés.
Nous avons analysé les cas d'impotence associés aux statines collectées par les systèmes de pharmacovigilance espagnols et français. Nous avons utilisé des cas d'impuissance comme numérateur et les données de consommation comme dénominateur pour estimer l'incidence cumulative d'impuissance.
Trente-huit cas d'impotence associés aux statines ont été identifiés dans la base de données du système espagnol de pharmacovigilance; Dans l'ensemble, il y a eu une séquence temporelle d'événements dans tous les cas et les effets indésirables ont disparu après le retrait du médicament dans 93% des cas. Seize patients avaient également été traités avec d'autres médicaments. En France, 37 cas ont été collectés. Dans 85% de ces cas, la récupération des effets indésirables a été observée après le retrait du médicament; Il y a eu un refus positif dans cinq cas, et 15 patients recevaient d'autres médicaments en même temps. Aucune différence significative entre les incidences signalées avec différentes statines n'a été trouvée.
CONCLUSION: Compte tenu de l'utilisation généralisée de cette classe de médicaments et de la sous-déclaration de cette réaction particulière, elle pourrait affecter un grand nombre de patients. La réaction semble être réversible dans la plupart des cas après le retrait du médicament. Les médecins doivent être conscients de ces effets indésirables potentiels lorsqu'ils prescrivent des statines chez leurs patients.

Cancers :

En ce qui concerne les cancers, nous avons droits à toutes sortes de communications de la part des labos : les statines guérissent le cancer, finalement les statines ne guérissent pas le cancer mais ne les favorisent pas non plus, ah mais si les statines guérissent le cancer…
L’état des lieux : concernant les statines, l’étude PROSPER a démontré une augmentation plus que significative des cancers gastro-intestinaux, l’étude CARE confirme 12 fois plus de cas de cancers du sein chez les femmes et l’étude WOSCOP un doublement des cancers de la prostate chez l’homme.
Plusieurs études postérieures concluent aussi à une augmentation des risques de cancer du sein chez les femmes[18] [19] [20]. Une étude récente explique bien pourquoi les statines augmentent le risque de cancer du sein, contrairement au régime méditerranéen qui lui, le diminue[21].
D’autre part, le cancer est une maladie qui, bien souvent, met plusieurs années (voire décennies) à se développer or les études ont généralement des durées de 2 ou 3 années et aucun suivi n’est effectué à long terme. Ce qui signifie que personne ne peut affirmer que, au vu des augmentations des cas de cancers constaté durant les études ci-dessus, celles-ci ne soit pas encore plus dramatiques à plus long terme ! A voir d’ailleurs plusieurs étude qui démontre que les cancers et maladies du foie sont sérieusement augmentées (jusqu’à 6 fois plus) chez les personnes âgées dont le taux de cholestérol est trop bas[22]. D’ailleurs de nombreuses études démontrent aussi (voir en page 1001 raisons de ne pas faire baisser son cholestérol à l’aide de médicaments hypocholestérolémiants) qu’un taux de cholestérol trop bas est une cause sérieuse d’augmentation des risques de cancers.
Mais ce n’est pas grave : on ne va pas chipoter pour une augmentation des cancers dues aux statines d’ici 10 ou 20 ans et dont il sera très difficile de faire la preuve de la causalité (voir La guerre des labos). De toute façon les labos nierons (comme ils le font toujours) et augmenterons leur chiffre d’affaires grâce aux traitements anticancéreux…

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
The Ugly Side of Statins. Systemic Appraisal of the Contemporary Un-Known Unknowns 2013 Un examen systématique a trouvé une preuve modérée que les statines augmentent le risque de cancers cutanés non mélanocytaires (ratio risque médian 1.6, gamme 1.2-2. 2). Pour des raisons inconnues, depuis ces publications, le carcinome épidermoïde a été exclu dans tous les rapports d'essais subséquents de statines.
Vinogradova et coll. ont documenté qu'à long terme l'utilisation des statines a été associée à un risque accru de cancer colorectal, cancer de la vessie et cancer du poumon
Exposure to statins and risk of common cancers: a series of nested case-control studies. 2011 L'utilisation prolongée (plus de 4 ans) des statines était associée à une augmentation significative du risque de cancer colorectal (odds ratio 1,23), de cancer de la vessie (odds ratio 1,29) et de cancer du poumon (odds ratio 1,18).
Long-Term Follow-up of the West of Scotland Coronary Prevention Study 2007 Lorsque les types de cancer ont été étudiés, il n'y avait aucune suggestion de tendances liées au traitement pour aucun site de cancer, à l'exception du cancer de la prostate, pour lequel il y avait une tendance à une augmentation du risque dans le groupe pravastatine pendant et après l'essai, Avec une augmentation absolue globale de 1,8% à 2,7%
Pravastatin in elderly individuals at risk of vascular disease (PROSPER): a randomised controlled trial 2002 Les cancers gastro-intestinaux ont été plus fréquents dans le groupe Pravastatine (65 cas vs 45 dans le groupe Placebo). Dans l'ensemble, il y avait un déséquilibre dans le nouveau diagnostic de cancer, qui était de 25 % plus fréquents dans le groupe Pravastatine.
Statin use and the risk of breast and prostate cancer. 2002 Les données de laboratoire suggèrent que les médicaments anti-cholestérol «statine» peuvent avoir un potentiel chimio-prévention contre le cancer dans différents sites, notamment du sein et de la prostate. Cependant, dans un essai de la pravastatine il y avait un excès significatif de cancer du sein dans le groupe de traitement.
L'OR (Odd Ratio) pour le cancer du sein chez les utilisateurs de statines était de 1,5, expliqué en grande partie par un OR de 1,8 pour les cas de carcinome in situ. Parmi les cas invasifs, l'OR était de 1,2. Le rapport de cotes pour cancer de la prostate a été globalement de 1,2, et il était de 1,4 pour ceux de stage A.
CONCLUSIONS : Les données de la présente étude ne supportent pas un effet protecteur des statines contre le cancer du sein ou de la prostate.
The Effect of Pravastatin on Coronary Events after Myocardial Infarction in Patients with Average Cholesterol Levels. 1996 Il y a eu 161 cancers fatals ou non fatals dans le groupe placebo et 172 dans le groupe Pravastatine. NDLR : Soit une augmentation relative de 6,83% !
Il y avait 11 décès de causes cardiovasculaires (non-coronaire) dans le groupe placebo et 16 dans le groupe Pravastatine (+45,45%) ; 45 dus au cancer dans le groupe placebo et 49 dans le groupe Pravastatine (+8,89%); 4 morts violentes dans le groupe placebo et 8 dans le groupe Pravastatine (+100%);
Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Long-term statin use and risk of ductal and lobular breast cancer among women 55-74 years of age. 2013 Les utilisatrices actuelles de statines depuis 10 ans ou plus avaient un risque 1,83 fois plus élevé d'IDC (Invasive ductal carcinoma) et un risque 1,97 fois plus élevé de l'ILC (Invasive lobular carcinoma) par rapport aux patientes n'ayant jamais pris de statines. Parmi les femmes diagnostiquées avec une hypercholestérolémie, les utilisatrices actuelles de statines depuis 10 ans ou plus avaient plus que doublé les risques d'IDC ( 2,04 fois plus élevé) et d'ILC (2,43 fois plus élevé) par rapport aux patientes n'ayant jamais pris de statines.
CONCLUSION: Dans cette étude cas-témoins basée sur la population contemporaine, l'utilisation à long terme des statines était associée à des risques accrus à la fois d'IDC et d'ILC.
Statin use and the risk of breast and prostate cancer. 2002 Les données de laboratoire suggèrent que les médicaments anti-cholestérol «statine» peuvent avoir un potentiel chimio-prévention contre le cancer dans différents sites, notamment du sein et de la prostate. Cependant, dans un essai de la pravastatine il y avait un excès significatif de cancer du sein dans le groupe de traitement.
L'OR (Odd Ratio) pour le cancer du sein chez les utilisateurs de statines était de 1,5, expliqué en grande partie par un OR de 1,8 pour les cas de carcinome in situ. Parmi les cas invasifs, l'OR était de 1,2. Le rapport de cotes pour cancer de la prostate a été globalement de 1,2, et il était de 1,4 pour ceux de stage A.
CONCLUSIONS : Les données de la présente étude ne supportent pas un effet protecteur des statines contre le cancer du sein ou de la prostate.
The Effect of Pravastatin on Coronary Events after Myocardial Infarction in Patients with Average Cholesterol Levels. 1996 Le cancer du sein s'est produit chez 1 patient du groupe placebo et 12 dans le groupe pravastatine (P = 0,002). Sur les 12 cas du groupe de la pravastatine, tous étaient non mortels; 3 est survenu chez des patients qui avaient déjà eu un cancer du sein, 1 était un carcinome canalaire in situ et 1 chez un patient qui prenait de la pravastatine pendant seulement six semaines. Le seul cas de cancer du sein dans le groupe placebo était un cas mortel chez une femme qui avait déjà eu un cancer du sein.

Pertes de mémoire, dépression, démence et maladie d’Alzheimer :

Il est prouvé que les statines provoquent de sérieuses pertes de mémoire (qui cessent dès l’arrêt du traitement). Même la FDA (US Food and Drug Association) s’est fendue d’un communiqué afin que cet effet secondaire soit clairement signalé[24].
Par contre la controverse bat actuellement son plein pour savoir si les statines aggravent la maladie d’Alzheimer bien que de nombreuses études aient prouvée une causalité entre un taux de cholestérol bas et l’augmentation (jusqu’à 6 fois plus) de la maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées[25].
Si vous voulez en savoir plus sur les liens entre un taux de cholestérol bas et la maladie d’Alzheimer, je vous recommande fortement ce document de la chercheuse Stephanie Seneff (Senior Research Scientist at the MIT Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory)[26]. C’est en anglais, c’est très technique mais c’est irréfutable !

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Mood, Personality, and Behavior Changes During Treatment with Statins: A Case Series. 2016 Les réactions médicamenteuses indésirables psychiatriques (ADR) ont été signalées comme effets secondaires de l'utilisation de statines, mais la littérature concernant les changements d'humeur / comportement associés aux statines reste limitée. Les participants (n = 12) ont signalé un changement d'humeur / comportement qui a débuté après l'initiation des statines et a persisté ou progressé avec l'utilisation continue. Les problèmes signalés comprenaient des idées violentes, une irritabilité, une dépression et un suicide. Les problèmes ont été résolus avec l'arrêt du médicament et ont récidivé avec le rejet lors de la tentative.
  1. Simvastatin 80 mg a provoqué dans les 5 jours irritabilité / dépression qui culminait avec le suicide chez un homme de 40 ans (critère de Naranjo: causalité possible).
  2. Simvastatin 10 mg a provoqué dans les 2 semaines une dépression chez une femme de 50 ans (causalité probable).
  3. Atorvastatine 20 mg a provoqué en ~ 1 mois dépression et irritabilité / agressivité chez un homme de 50 ans (causalité probable).
  4. L'atorvastatine 10 mg a provoqué pendant plusieurs mois agression / irritabilité et dépression qui a culminé par un suicide chez un homme de 40 ans (causalité possible).
  5. Le fénofibrate + rosuvastatine (dose inconnue), plus tard combiné à l'atorvastatine, a provoqué en 1 mois agression / irritabilité chez un homme de 30 ans (causalité probable).
  6. La Lovastatine (dose inconnue et temps de réaction à la réaction) a été suivie d'une dépression, d'un dyscontrol du trouble bipolaire et de tentatives de suicide chez un homme de 40 ans (causalité possible).
  7. L'atorvastatine 20 mg a provoqué dans les 2 semaines compromis cognitif, cauchemars, dépression et anxiété culminant avec le suicide chez un homme (causalité définie).
  8. Simvastatine 10 mg ont été suivis (temps non rappelé) par dépression, agression / irritabilité culminant avec le suicide chez un homme de 60 ans (causalité possible).
  9. Simvastatin 20 mg puis atorvastatine 10 mg ont été suivis (durée non fourni) par irritabilité / agressivité chez un homme de 60 ans (causalité définie).
  10. Atorvastatine 10 puis 20 puis 40 mg ont été suivis peu de temps après que la dose augmente par une idéation et une anxiété violentes chez un homme de 30 ans (causalité probable).
  11. Atorvastatin 20 mg et ensuite simvastatine 20 mg ont été suivis en 2 semaines par agression / irritabilité chez un homme de 50 ans (causalité définie).
  12. La Lovastatine, la rosuvastatine, l'atorvastatine et la simvastatine à différentes doses ont été suivies très vite dès le premier 1 jour par agression, irritabilité et idéation violente chez un homme de 40 ans (causalité définie).
Les ADR ont eu des implications pour les mariages, les carrières et la sécurité de soi et des autres. Ces observations appuient le potentiel d'évolution de l'humeur et des comportements défavorables chez certaines personnes suite à l’utilisation de statines.
Statin-associated adverse cognitive effects: survey results from 171 patients. 2009 PATIENTS : Cent soixante et onze patients (tranche d'âge de 34 à 86 ans) qui ont eux-mêmes rapporté des problèmes de mémoire ou d'autres problèmes cognitifs associés à un traitement par statine lors d'une participation précédente à une étude sur les effets des statines.
128 patients (75%) ont déclarés des problèmes cognitifs jugées probablement ou très certainement liés à un traitement par statine. Des 143 patients (84%) qui ont déclaré l'arrêt du traitement par statine, 128 (90%) ont rapporté une amélioration de leurs problèmes cognitifs, parfois peu de jours après l'interruption des statines (temps médian 2,5 semaines). Fait intéressant, pour certains patients, un diagnostic de démence ou de maladie d'Alzheimer aurait été inversée. Dix-neuf patients dont les symptômes avaient régressé ou disparu après avoir interrompu leur traitement par statine et qui ont subi une reprise du traitement ont déclarés à nouveau des problèmes cognitifs (plusieurs fois dans certains pays). Dans ce groupe vulnérable, une très forte relation a été observée entre la puissance de la statine et la fraction des essais subissant des problèmes cognitifs. La qualité de vie a été affectée de manière significative pour chacun des sept domaines évalués.
CONCLUSION: Les résultats de l'enquête suggèrent que les problèmes cognitifs associés à un traitement par statine ont une fréquence d'apparition variable et des possibilités de récupération, une forte relation en fonction de la puissance de la statine, et un impact négatif significatif sur la qualité de vie.
Behavioral changes with paranoia in an elderly woman taking atorvastatin 2007 Il y a eu un certain nombre de rapports publiés sur les effets indésirables du système nerveux central (SNC) avec les statines.
Une femme de 79 ans a développé une paranoïa, une anxiété et des changements de comportement environ 2,5 semaines après le début de l'atorvastatine à 10 mg / j. Le patient n'a connu aucun autre changement de médicament pendant cette période. Après 2 mois de traitement, le patient a interrompu l'atorvastatine et ses symptômes ont été complètement résolus après 4 jours.
CONCLUSIONS: C'est le premier rapport de cas, à notre connaissance, qui décrit la paranoïa comme l'un des symptômes associés à la thérapie par statine. Notre rapport suggère une réaction indésirable due à l'initiation de l'atorvastatine via la relation temporelle entre le début de l'atorvastatine et l'apparition des symptômes, ainsi que la fin de la thérapie et la disparition ultérieure des symptômes. L'utilisation de l'échelle de probabilité de réaction aux médicaments indésirables de Naranjo pour évaluer la causalité a révélé une association «probable» (score, 5) pour cet événement indésirable. Ce rapport souligne la possibilité de la paranoïa comme un effet indésirable du SNC en raison de la thérapie par statine. Les statines sont fréquemment utilisées dans des populations plus anciennes et devraient donc être considérées lorsque de tels effets indésirables du SNC surviennent pendant le traitement.
Psychiatric Adverse Reactions with Statins, Fibrates and Ezetimibe 2007 Les inhibiteurs de la HMG-CoA réductase («statines») sont largement utilisés à l'échelle internationale. Il y a eu une longue histoire de leur utilisation en Nouvelle-Zélande et cette utilisation a augmenté ces dernières années. Il y a également eu une augmentation du nombre de rapports au Centre néo-zélandais de surveillance des effets indésirables (CARM) des effets indésirables psychiatriques présumés associés aux statines. Les réactions mentionnées dans ces rapports comprennent la dépression, la perte de mémoire, la confusion et les réactions agressives. Des rapports convaincants au CARM de réapparition de ces réactions après le rétablissement ajoutent du poids à des études récentes signalant de graves troubles psychiatriques en association avec le traitement aux statines.
L'observation selon laquelle d'autres agents hypolipidémiants ont des effets indésirables similaires soutient l'hypothèse selon laquelle la diminution du cholestérol des membranes cellulaires du cerveau peut être importante dans l'étiologie de ces réactions psychiatriques.
Short-term memory loss associated with rosuvastatin. 2006 La perte de mémoire et les déficiences cognitives ont été rapportées dans la littérature en association avec plusieurs inhibiteurs de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryle coenzyme A reductase (statines), mais nous n'avons trouvé aucun rapport de cas publié associé à la rosuvastatine. À notre connaissance, c'est le premier cas signalé de perte de mémoire à court terme à cause de la rosuvastatine. Un homme de race blanche de 53 ans souffrant d'hypercholestérolémie a subi une perte de mémoire après avoir été traité avec de la rosuvastatine à raison de 10 mg / jour. Il n'avait pas d'autres conditions concomitantes ni de thérapies médicamenteuses. Après l'arrêt de la rosuvastatine, les effets indésirables neuropsychiatriques ont résolu progressivement, ce qui suggère une association probable de médicaments. Au cours de l'année suivante, le patient est resté exempt de troubles neuropsychiatriques.
Les cliniciens doivent être conscients des réactions cognitives négatives possibles pendant la thérapie par statine, y compris la rosuvastatine.
Simvastatin-induced decline in cognition. 2006 Un homme de 64 ans a développé des difficultés cognitives dans une semaine après le début de la simvastatine à 40 mg / jour. Il y a eu une baisse de 3 points par rapport à la ligne de base dans le bilan de l'examen de l'état mini-mental (MMSE) 2 semaines après la début de la simvastatine, ainsi que des baisses dans les activités de la vie quotidienne et des activités instrumentales des échelles de vie quotidienne. La simvastatine a été interrompue et la cognition du patient s'est améliorée jusqu'à la ligne de base dans les 6 semaines. Le résultat de la simvastatine à la moitié de la dose initiale a été tenté. Sa cognition s'est détériorée sur une période de 2 semaines. La simvastatine a été arrêtée, et les scores MMSE du patient sont revenus à la ligne de base dans les 4 semaines.
Ce patient a développé des problèmes de nouvelle apparition avec la mémoire à court terme, la mémoire à long terme et le remplacement de l'objet, en plus des problèmes de base avec les noms et la recherche de mots qui avaient été présents avant le début de la thérapie par statine. La diminution de la cognition identifiée avec les tests neuropsychologiques a été démontrée dans les essais cliniques avec la simvastatine; Cependant, au 23 août 2006, il s'agit du premier rapport de problèmes cognitifs et fonctionnels qui ont été documentés à l'aide d'instruments standardisés. L'échelle de probabilité de Naranjo a révélé une réaction indésirable hautement probable du déclin cognitif associé au traitement par la simvastatine.
CONCLUSIONS: Les statines sont couramment utilisées dans la population âgée. La simvastatine semble être associée à une cognition accrue chez notre patient, une personne âgée présentant des problèmes de mémoire préexistants. Les statines devraient être utilisées avec prudence dans cette population vulnérable.
Treatment of statin adverse effects with supplemental Coenzyme Q10 and statin drug discontinuation. 2005 Tous les patients ont arrêté la thérapie par statines en raison d'effets secondaires et ont commencé une supplémentation en CoQ(10) à une moyenne de 240 mg / jour lors de la visite initiale. Les patients ont été suivis pendant une moyenne de 22 mois avec 84% des patients suivis depuis maintenant plus de 12 mois. La prévalence des symptômes du patient sur la visite initiale et sur le suivi plus récent a montré une diminution de la fatigue de 84% à 16%, de la myalgie de 64% à 6%, de la dyspnée de 58% à 12%, de la perte de mémoire de 8% à 4 % et de la neuropathie périphérique de 10% à 2%.
Les mesures de la fonction cardiaque ont été soit améliorées ou sont demeuré stable dans la majorité des patients. Nous concluons que les effets secondaires liés aux statines, y compris la cardiomyopathie due aux statines, sont beaucoup plus fréquents que publié antérieurement et sont réversibles avec la combinaison arrêt des statines et supplémentation en CoQ (10). Nous n'avons pas observé de conséquences négatives dues à l'arrêt des statines.
Severe irritability associated with statin cholesterol-lowering drugs. 2004 Six patients référés ou auto-désignés pour irritabilité et mauvais caractère dus aux statines ont complété une enquête fournissant des informations sur le caractère du changement de comportement, l’évolution de l'apparition des symptômes et de la récupération et les facteurs pertinents à la causalité des effets secondaires des statines.Dans chaque cas, la perturbation de la personnalité, une fois évidente, a été continue jusqu'à la cessation de l'utilisation des statines ; et résolu rapidement avec l’arrêt de celles-ci. Chez quatre patients, une reprise des statines a eu lieu, et a conduit à une recrudescence du problème. Tous les patients ont eu d'autres effets indésirables reconnues dûs aux statines. Les manifestations d'irritabilité sévère comprenaient des impulsions homicides, des menaces à autrui, l’agressivité au volant, la génération d’un climat de peur pour les membres de leur famille et des dommages matériels.
Ces rapports de cas suggèrent qu’une irritabilité sévère peut se produire chez certains utilisateurs de statines. Bien que cet effet indésirable soit rare, les effets indésirables potentiellement mortels des médicaments doivent être pris au sérieux.
Randomized trial of the effects of simvastatin on cognitive functioning in hypercholesterolemic adults. 2004 Dans notre étude initiale des effets potentiels des interventions abaissant le cholestérol sur le fonctionnement cognitif, le traitement avec la lovastatine par rapport au placebo a entraîné une diminution de la performance sur plusieurs tests neuropsychologiques, alors que les résultats sur d'autres tests n'ont pas été affectés.
Comparativement au placebo, on a observé des effets décrétés du traitement par la simvastatine sur des tests précédemment observés comme étant sensibles aux statines (P = 0,008, différence de score z = 0,18, intervalle de confiance 95% [IC]: 0,07 à 0,29) (P = 0,04), différence dans les scores z résumés = 0,17; IC à 95%: 0,05 à 0,29), mais pas sur les tests précédemment observés comme étant insensibles aux statines (P = 0,84; : -0,07 à 0,10). Pour les trois tests spécifiquement affectés par la simvastatine, les effets sur la performance cognitive étaient faibles, se manifestant seulement comme une incapacité à s'améliorer pendant les 6 mois de traitement (comparativement au placebo) et ont été confondus par les différences de base sur un test.
Cette étude appuie partiellement les diminutions mineures du fonctionnement cognitif des statines. On ignore si ces effets ont des séquelles à long terme ou se produisent avec d'autres interventions abaissant le cholestérol.
Does simvastatin affect mood and steroid hormone levels in hypercholesterolemic men? A randomized double-blind trial. 2003 Les effets séparés et combinés d'une intervention en régime méditerranéen et d'un traitement par simvastatine à 20 mg / jour PO pendant 12 semaines ont été étudiés chez 120 hommes d'âge moyen hypercholestérolémique mais en bonne santé.
La simvastatine a entraîné une augmentation statistiquement significative de la dépression et de la somatisation sans modification des scores d'anxiété, d'hostilité ou d'agression.
Cholesterol-lowering medication and relapse of depression. 2003 Cette étude visait à examiner les effets de la prise de médicaments anti-cholestérol sur les résultats de la dépression chez les adultes âgées déprimées. 243 patients âgés déprimés ont été traités en utilisant un algorithme antidépresseur par un psychiatre gériatrique qui a utilisé le «Depression Rating Scale Montgomery Asberg» (MADRS) lors des visites cliniques pendant six ans. Nous avons défini la rémission et la rechute avec l'utilisation des scores MADRS moins de 7 et supérieur à 15, respectivement. Il n'y avait pas de différences entre les deux groupes sur le temps de rémission. Parmi 167 patients avec des données de suivi, 61,4% des patients prenants des médicaments anti-cholestérol, et 39,8% des patients ne prenant pas de médicaments anti-cholestérol ont connu une rechute au cours de la période de suivi, les patients prenant des médicaments anti-cholestérol rechute plus rapidement que les autres (hazard ratio = 1,791). Ces résultats ajoutent à la littérature liant cholestérol et l'humeur, et soutiennent l'hypothèse de la «dépression vasculaire" dans la dépression gériatrique. Les futures études de résultats de la dépression chez les personnes âgées devront inclure l'examen de série du taux de cholestérol.
Statin-associated memory loss: analysis of 60 case reports and review of the literature. 2003 Sur les 60 patients identifiés qui avaient une perte de mémoire associée à des statines, 36 recevaient de la simvastatine, 23 de l’atorvastatine et 1 de la pravastatine. Environ 50% des patients ont noté des effets néfastes cognitifs dans les 2 mois suivant le traitement. Quatorze (56%) des 25 patients ont constaté une amélioration lorsque la statine a été interrompue. La perte de mémoire a récidivé chez quatre patients qui ont été rechargés avec le médicament.
Dans une petite étude randomisée, les patients recevant des statines ont montré une tendance vers une performance cognitive plus faible que ceux recevant le placebo. Cinq études d'observation ont révélé un faible risque de démence chez les patients recevant des statines.
CONCLUSION: La littérature actuelle est contradictoire en ce qui concerne les effets des statines sur la perte de mémoire. Des études expérimentales appuient les liens entre l'apport de cholestérol et la synthèse amyloïde; Les études observationnelles indiquent que les patients recevant des statines ont un risque réduit de démence.
Effects of lovastatin on cognitive function and psychological well-being 2000 Après 6 mois de suivi, les sujets traités par placebo s'étaient améliorés significativement (tous P <0,04) dans les cinq domaines de la fonction cognitive. Ces changements représentent des effets d'apprentissage ou de pratique qui sont couramment observés lors de la réadministration de tests cognitifs. Les sujets recevant la lovastatine ne se sont améliorés que sur des tests de rappel de la mémoire (P = 0,03). Les différences dans le changement de performance entre les sujets traités par placebo et ceux traités par la lovastatine étaient statistiquement significatifs pour les tests d'attention (score z = 0,18, IC 95%, 0,06-0,31, P = 0,005) et pour les tests de vitesse psychomotrice , IC 95%, 0,05-0,28, P = 0,004), ce qui indique une amélioration plus marquée du groupe placebo.
Les analyses des tests individuels d'attention et de vitesse psychomotrice ont révélé des effets significatifs (tous P <0,05) pour quatre tests. Après le traitement, le groupe de la lovastatine n'a pas montré une amélioration du taux d'erreur pour Digit Vigilance, a fait un peu moins de réponses correctes sur les mots récurrents, et a pris plusieurs secondes de plus pour compléter les tests Elithorn Maze et Grooved Pegboard.
Parmi les sujets recevant de la lovastatine, le changement de performance n'était pas lié à la variation en pourcentage du cholestérol LDL sérique, mais était significativement lié au niveau postopératoire (r = 0,21; P = 0,04). Lorsque les sujets étaient divisés en ceux dont le taux final de cholestérol LDL sérique était supérieur ou inférieur au niveau médian, seuls ceux du groupe inférieur (qui avaient un taux moyen de LDL-cholestérol au suivi de 109 ± 11 mg / dL) ont eu une diminution de la fonction cognitive (score z = 0,15, IC 95%, 0,04 à 0,26, P = 0,007).

Maladie de Parkinson :

Un taux de cholestérol bas est un facteur favorisant la maladie de Parkinson (voir en page 1001 raisons de ne pas faire baisser son cholestérol à l’aide de médicaments hypocholestérolémiants). Les statines contribuent hélas aussi à à favoriser cette maladie[27].

Études cliniques sur les statines et maladie de Parkinson

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Statins, plasma cholesterol, and risk of Parkinson's disease: a prospective study. 2015 Cinquante-six cas de maladie de Parkinson ont été identifiés après 1998. L'utilisation de statines avant 1998 a été associée à un risque significativement plus élevé de maladie de Parkinson après 1998 (...), après ajustement pour le cholestérol total et d'autres facteurs de confusion. Inversement, le taux de cholestérol total plus élevé a été associé à un risque plus faible pour les maladies de Parkinson après ajustement pour l'utilisation des statines et des facteurs de confusion. En comparaison avec le tertile le plus bas du cholestérol total moyen, les rapports de probabilité pour la maladie de Parkinson étaient de 0,56 (0,30 à 1,04) pour le deuxième et de 0,43 (0,22 à 0,87) pour la troisième tertile (P (tendance) = 0,02). L'utilisation des statines peut être associée à un risque plus élevé de maladie de Parkinson, tandis que le cholestérol total élevé peut être associée à un risque plus faible. Ces données sont incompatibles avec l'hypothèse que les statines ont un effet protecteur contre la maladie de Parkinson.
Serum Cholesterol, Statin, and Parkinson’s Risk in the Atherosclerosis Risk in Communities (ARIC) Study 2014 Après ajustement pour les statines et autres facteurs confondants, un haut niveau de cholestérol total a été associée à un risque plus faible de PD (Parkinson Disease) après 1998. Comparativement aux participants avec le tertile le plus bas, les OR (Odds ratio) étaient de 0,52 pour le deuxième et de 0,46 pour la troisième tertile (ptrend = 0,037). Cette association a été confirmée en utilisant le niveau moyen de cholestérol total des quatre visites (ptrend = 0,017). Des associations similaires ont été observés pour le LDL-cholestérol. Ni la ligne de base, ni de niveau moyen ou LDL cholestérol total, a été associée à PD survenue avant 1998, mais d'autres analyses suggèrent que la diminution du taux de cholestérol total au cours de cette période a été associée à un risque plus élevé pour les PD (de ptrend = 0,049). L'utilisation des statines était associée à un risque plus élevé de PD (OR = 2,09).
CONCLUSIONS : Dans cette étude à base communautaire, un cholestérol total élevé est associé à un risque plus bas, et l'utilisation des statines à un risque plus élevé de maladie de Parkinson. Ces résultats ne soutiennent pas l'hypothèse que les statines auraient un effet neuroprotecteur contre la maladie de Parkinson.

Les statines chez les femmes enceintes :

Les statines sont déconseillées chez les femmes enceintes (effet tératogène non exclu) ou qui allaitent. Peu d’études cliniques concernant ce sujet, mais le risque potentiel mérite d’être évoqué.

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Central Nervous System and Limb Anomalies in Case Reports of First-Trimester Statin Exposure 2004 52 cas ont été considérés évaluables. Parmi ces cas, il y avait 20 rapports de malformation, dont 5 graves défauts du système nerveux central (dont 2 étaient holoprosencéphalie) et 5 déficiences des membres unilatérales; un patient avait à la fois deux de ces malformations. Les deux cas de carence des membres suite à l'exposition à la simvastatine étaient des anomalies complexes des membres inférieurs, y compris à la fois un raccourcissement des os longs plus aplasie ou hypoplasie de la structure des pieds. Le nourrisson d'un de ces cas et un enfant exposés à la lovastatine avaient également des formes rares de l'association VACTERL (ie, trois ou plus des constatations suivantes: vertébrale, anales, cardiaques, la trachée, l'œsophage, du rein, et les anomalies des membres).
Dans tous les cas de résultats négatifs à la naissance, la statine associée était lipophile. La cérivastatine, la simvastatine, la lovastatine, et l'atorvastatine atteignent toutesdes concentrations embryoplacental similaires à celles du plasma maternel. Dans les études chez les animaux, les statines lipophiles ont démontré avoir des effets néfastes sur la reproduction (squelette, viscères, ou système nerveux central axial).
Là, j'ai calé sur la traduction : Holoprosencephaly and the VACTERL association have been linked to inhibition of cholesterol biosynthesis, down-regulation of the cholesterol-dependent sonic hedgehog morphogenetic pathway, or both.

Affections oculaires :

D’après les labos, peu de problèmes (Peu fréquent : vision floue; Rare : troubles visuels). Une fois de plus la réalité est tout autre car d’après une étude récente (novembre 2013), les statines augmentent les risques de cataracte de 27%[23].

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
STATIN USE AND INCIDENT CATARACT SURGERY: A CASE CONTROL STUDY 2014 Il y avait 2 557 (42%) statines parmi les patients ayant subi une chirurgie de la cataracte, comparativement à 2 038 (34%) des statines chez les témoins n'ayant jamais subi de chirurgie de la cataracte (p <0,0001). Après ajustement pour l'âge, le sexe, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, les maladies vasculaires cérébrales, les maladies vasculaires périphériques, les maladies rénales, les stéroïdes oraux et inhalés, la chirurgie de la cataracte était significativement associée à une augmentation des probabilités d'utilisation de statines (OR 1,29, IC 95% 1,19 à 1,55) l'utilisation et l'utilisation sélective d'inhibiteur de la recapture de la sérotonine. L'association persistait après ajustement pour les femmes (OR 1,34, IC 95% 1,22 à 1,49) et hommes (OR 1,17, IC 95% 1,05 à 1,30).
La chirurgie de la cataracte est associée à une augmentation des risques d'utilisation de statines et souligne la possibilité que l'augmentation de l'utilisation des statines pourrait contribuer à la hausse des taux de chirurgie de la cataracte.
Statin use and risk for cataract: a nested case-control study of 2 populations in Canada and the United States. 2014 Pour le groupe de la Colombie-Britannique, le taux brut pour l'utilisation d'une statine était de 1,30, et le RR ajusté était de 1,27. Les RR ajustés individuellement pour chaque statine étaient tous statistiquement significatifs. Pour le groupe IMS LifeLink, le RR brut pour l'utilisation de toutes les statine était de 1,13, et le RR ajusté était de 1,07.
Cette étude démontre que l'utilisation des statines est significativement associée à une cataracte nécessitant une intervention chirurgicale. Cette relation était conforme dans les deux groupes d'Amérique du Nord.
The Ugly Side of Statins. Systemic Appraisal of the Contemporary Un-Known Unknowns 2013 En prévention primaire, nous avons découvert que pour 10 000 patients prenant une statine, il y avait 307 patients supplémentaires atteints de cataractes...
Une autre corrélation inquiétante a été détectée avec les statines : l'utilisation et l'apparition prématurée de la cataracte. Il pourrait y avoir une explication à la hausse soudaine du nombre de cataractes chez les hommes d'âge moyen. Il y a une probabilité de 50 % du développement de la cataracte chez les patients sous statines à un âge plus jeune que ceux qui n'en prennent pas, qui les développent à un âge nettement plus avancé.
Statin use and cataract surgery: a nationwide retrospective cohort study in elderly ethnic Chinese patients. 2013 Sur les 50 165 sujets recrutés, 17 670 individus avec une extraction de lentille incidente ont été identifiés pendant un suivi médian de 10,7 ans. L'incidence de la chirurgie de la cataracte était de 49,7 / 1 000 personnes-années dans la période d'utilisation des statines, comparativement à 38,5 / 1 000 années-personnes dans la période de non-utilisation des statines. Le ratio de risque ajusté de la chirurgie de la cataracte était de 1,20 (IC 95% 1,14-1,27; P <0,001) chez les statines par rapport aux non-utilisateurs de statines.
CONCLUSION: La statine était associée à un risque légèrement accru de chirurgie de la cataracte. Nous suggérons des contrôles réguliers pour l'opacité du cristallin chez les utilisateurs de statines.
Association of Statin Use With Cataracts - A Propensity Score–Matched Analysis. 2013 Le modèle identifié utilisation finale des statines comme un facteur prédictif indépendant de la cataracte. Nous avons également répété l'analyse en utilisant l'élimination progressive; l'utilisation des statines a continué à être un facteur prédictif indépendant de la cataracte. Le cumul des années de traitement pas la simvastatine a été significativement liés au risque de cataracte.
Le risque de cataracte est augmenté chez les utilisateurs de statines par rapport aux non-utilisateurs.
Age-Related Cataract Is Associated with Type 2 Diabetes and Statin Use. 2012 L'utilisation des statines était associée à la sclérose nucléaire et la cataracte sous-capsulaire postérieure. La probabilité de 50% de l'apparition de la cataracte chez les utilisateurs de statines a eu lieu à 51,7 ans et 54,9 ans chez les patients atteints de diabète de type 2 et sans diabète, respectivement. Chez les non-utilisateurs de statine, il arrivait significativement plus tard, à 55,1 ans et 57,3 ans pour les patients atteints de diabète de type 2 et sans diabète, respectivement.
Dans cette population, l'utilisation des statines était nettement plus élevé chez les patients atteints de diabète de type 2 et a été associé à des cataractes AR.

AVC :

Dans les cas d’AVC déjà établis, les statines provoquent un risque élevé de récidive ICH chez les survivants d’un AVC hémorragique.

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Statin Use Following Intracerebral HemorrhageA Decision Analysis. 2011 La prévention primaire avec un traitement par statine est projetée pour éviter des moins de 2 décès par soit MI (Myocardial Infarction) ou accident vasculaire cérébral ischémique pour 1000 patients par an, au détriment de provoquer 18 ICH lobaires (chez les patients déjà atteints d'ICH lobaire) ou 3 ICH profonds (chez les patients déjà atteints d'ICH profond) pour 1000 patients par an. Du point de vue de l'invalidité et la perte de qualité de vie résultant, chaque année de la prévention primaire avec un traitement par statine sauve 2,6 QALY de MI ou 2,2 QALY par accident vasculaire cérébral ischémique pour 1000 patients par an, au détriment de 58,6 QALY pour lobaire ICH ou 9 QALY pour ICH profonde.
Notre analyse indique que pour des paramètres de risque de récidive élevé d'ICH, on peut préférer d'éviter un traitement par statine. Pour l'ICH lobaire en particulier, qui a un taux de récidive nettement plus élevé que l'ICH profond, la thérapie par statine est prévu d'augmenter la probabilité annuelle de base de récidive d'environ 14% à environ 22%, compensant les avantages cardiovasculaires à la fois pour la prévention cardiovasculaire primaire et secondaire.
En résumé, une analyse mathématique de décision des données disponibles suggèrent qu'en raison du risque élevé de récidive ICH chez les survivants d'un AVC hémorragique, même une petite amplification de ce risque par l'utilisation des statines suffit de recommander d’éviter un traitement par statines après un ICH.

Les dangers des statines chez les personnes agées :

De nombreuses études démontrent que l’on vit plus vieux et en meilleure santé avec un taux de cholestérol élevé et donc que faire baisser le cholestérol ne peut-être que préjudiciable chez ces personnes (voir en page 1001 raisons de ne pas faire baisser son cholestérol à l’aide de médicaments hypocholestérolémiants).
Les statines ont aussi des effets secondaires particuliers à cette catégorie de patients qui se traduisent par baisse de la qualité de vie, une plus grande sensibilité aux maladies et même une aggravation de la mortalité.

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Statin use and risk of community acquired pneumonia in older people: population based case-control study. 2009 Voici la conclusion qu'en fait la chercheuse au MIT Stephanie Seneff : En fait, l'étude de cas-témoins sur la population de Dublin a trouvé que risque de pneumonie était, au contraire, plus élevé (26 %) chez les personnes prenant une statine que chez ceux n'en prenant pas ; et ce risque supplémentaire a été encore plus élevé (61 %) pour les pneumonies assez grave pour nécessiter une hospitalisation.
Implications of statin adverse effects in the elderly. 2005 Les preuves apportées par les essais cliniques confirment les résultats épidémiologiques montrant que le cholestérol élevé perd de son effet avec l'age sur les maladies cardiovasculaires et renverse (et chez les personnes âgées) sa relation avec la mortalité. Les données d'essais randomisés confirment que la diminution du cholestérol ne prolonge la vie chez les personnes âgées, même les personnes à risque élevé de maladie cardiaque, et aucune preuve soutient la présomption que l'impact sur toutes causes de morbidité est plus favorable. Ces résultats augmentent l'importance des effets indésirables des statines (EI) dans ce groupe. En outre, les personnes âgées peuvent être plus vulnérables aux effets indésirables connus, et des preuves fournies font constater que de nouveaux risques peuvent survenir, y compris le cancer, les maladies neurodégénératives et l'insuffisance cardiaque. Les preuves physiologiques concernant l'impact des statines sur la fonction mitochondriale et la fonction mitochondriale sur le vieillissement, confirment ces préoccupations. En outre, l'impact des effets indésirables des statines (par exemple, les muscles et les problèmes cognitifs) peut être amplifié dans ce groupe. Les effets peuvent être attribués erronément au vieillissement. Même une baisse modeste de la fonction cognitive et physique chez les personnes âgées augmente le handicap, l'hospitalisation, l'institutionnalisation, et la mortalité. Le handicap, une fois présent, est moins susceptible de récupérer.
L'utilisation des statines chez les personnes âgées devrait être prescrit, voire pas du tout, avec circonspection et un examen minutieux des effets indésirables.
Low Levels of Low-Density Lipoprotein Cholesterol: A Negative Predictor of Survival in Elderly Patients with Advanced Heart Failure. 2014 Les patients ont été divisée en tertiles selon les niveaux de LDL-c: LDL < 90 mg/dl (groupe 1), LDL 90-115 mg/dl (groupe 2) et LDL > 115 mg/dl (groupe 3). Résultats : L'analyse de régression de Cox a révélé que les patients du groupe 3 avaient le meilleur résultat (p = 0,01 vs groupes 2 et 3), avec 58 % d'entre eux survivant plus de 50 mois comparées à 34 % dans le groupe 1. La même tendance a été observée dans le groupe de patients souffrant de cardiomyopathie ischémique et chez les patients ayant reçu un traitement par statines (p = 0,04).
Conclusion : Un niveau bas de c-LDL est associé à une réduction de la survie chez les patients âgés avec une HF modérée et sévère cliniquement contrôlée. Les statines ont été indépendamment et de manière significative associées à un risque plus élevé de mortalité.

Les statines augmenteraient aussi la mortalité… :

Eh oui, j’ai aussi trouvé des études démontrant une augmentation de la mortalité directement induite par la prise de statines.

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Statins stimulate atherosclerosis and heart failure: pharmacological mechanisms. 2015 Contrairement à la croyance selon laquelle la réduction du cholestérol avec les statines diminue l'athérosclérose, nous présentons en perspective que les statines peuvent être causal dans la calcification des artères coronaires et peuvent se conduire comme toxines mitochondriales qui altèrent la fonction musculaire dans le cœur et les vaisseaux sanguins par l'épuisement de la coenzyme Q10 et 'heme A', et de ce fait la génération d'ATP. Les statines inhibent la synthèse de la vitamine K2, le co-facteur pour l'activation matricielle Gla-protéine, ce qui protège les artères de la calcification. Les statines inhibent la biosynthèse des protéines contenant du sélénium, dont l’une est du glutathion peroxydase servant à supprimer le stress de peroxydation. Une altération de la sélénoprotéine biosynthèse peut être un facteur dans l'insuffisance cardiaque congestive, qui rappelle les cardiomyopathies dilatées observés avec une carence en sélénium. Ainsi, l'épidémie de l'insuffisance cardiaque et l'athérosclérose qui sévit dans le monde moderne peut paradoxalement être aggravée par l'utilisation généralisée des médicaments statine. Nous proposons que les directives de traitement de statine actuelles soient réévaluées.
Low Levels of Low-Density Lipoprotein Cholesterol: A Negative Predictor of Survival in Elderly Patients with Advanced Heart Failure. 2014 Les patients ont été divisée en tertiles selon les niveaux de LDL-c: LDL < 90 mg/dl (groupe 1), LDL 90-115 mg/dl (groupe 2) et LDL > 115 mg/dl (groupe 3). Résultats : L'analyse de régression de Cox a révélé que les patients du groupe 3 avaient le meilleur résultat (p = 0,01 vs groupes 2 et 3), avec 58 % d'entre eux survivant plus de 50 mois comparées à 34 % dans le groupe 1. La même tendance a été observée dans le groupe de patients souffrant de cardiomyopathie ischémique et chez les patients ayant reçu un traitement par statines (p = 0,04).
Conclusion : Un niveau bas de c-LDL est associé à une réduction de la survie chez les patients âgés avec une HF modérée et sévère cliniquement contrôlée. Les statines ont été indépendamment et de manière significative associées à un risque plus élevé de mortalité.
Baseline low-density lipoprotein cholesterol levels and outcome in patients with heart failure. 2010 Les patients ayant les taux de cholestérol LDL de base les plus élevés avaient des résultats significativement améliorés, tandis que ceux avec les plus bas taux de cholestérol LDL avaient la mortalité la plus élevée. Lorsqu'il a été analysé en ce qui concerne l'utilisation des statines, il est apparu que l'association négative entre le taux de cholestérol LDL et la mortalité était présente seulement chez les patients atteints de insuffisance cardiaque qui ont été traités avec des statines. En conclusion, des taux de cholestérol LDL plus faibles semblent prédire des résultats moins favorables chez les patients atteints d'IC, en particulier ceux qui prennent des statines, ce qui soulève des questions sur la nécessité d'une stratégie agressive de réduction du cholestérol LDL chez les patients atteints d'IC, quelle qu'en soit la cause.
Estimation of effect of lipid lowering treatment on total mortality rate and its cost-effectiveness determined by intervention study of hypercholesterolemia. 2007 Nous avons estimé les taux de mortalité des personnes âgées de 30-69, avec chaque groupe de classement du niveau de TC (Total Cholesterol) pour chaque cause. Dans l'hypothèse où le niveau TC diminue de 240-259 mg / dl à 160-179 mg / dl ou 180 à 199 mg / dl avec la thérapie de drogue, nous avons calculé les différences entre les taux de mortalité de la classification. Quand nous avons trouvé un effet positif de la réduction du niveau TC, nous avons effectué des analyses coût-efficacité du nombre nécessaire à traiter (NNT).
La réduction du niveau de TC a augmenté les taux de mortalité à l'exception de celle des maladies cardiaques, et le NNT pour les maladies cardiaques était de l'ordre de 4,202 à 17,533. Le coût de la simvastatine, par exemple, est de 0,25 à 1050000000 yen par an.
CONCLUSIONS : Une réduction du niveau de TC de 240-259 mg / dl à 160-199 mg / dl conduit à une augmentation du taux de mortalité totale dans la population japonaise. Le traitement doit être réévaluée à partir des deux points de vue bénéfice/risque et coût-efficacité.
The Effect of Pravastatin on Coronary Events after Myocardial Infarction in Patients with Average Cholesterol Levels. 1996 Il y avait 11 décès de causes cardiovasculaires (non-coronaire) dans le groupe placebo et 16 dans le groupe Pravastatine (+45,45%) ; 45 dus au cancer dans le groupe placebo et 49 dans le groupe Pravastatine (+8,89%); 4 morts violentes dans le groupe placebo et 8 dans le groupe Pravastatine (+100%);

Autres effets secondaires des statines :

En plus de tous ces effets secondaires, les statines sont créditées aussi d’un certain nombres d’effets que l’on peut qualifier d’indirects, tels que la réduction de l’activité physique (les gens se sentent moins concernés par leur santé avec la prise de statines), l’augmentation de l’obésité (idem) et plus surprenant, une moindre efficacité du vaccin antigrippal…

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Impact of Statins on Influenza Vaccine Effectiveness Against Medically Attended Acute Respiratory Illness 2015 Impact des statines sur l'efficacité du vaccin antigrippal (VE) : L'efficacité du vaccin contre la grippe (VE) contre les MAARI (Medically Attended Acute Respiratory Illness) était plus faible chez les utilisateurs de statines que chez les non-utilisateurs pendant les périodes de grippe (14,1% vs 22,9%; différence moyenne, 11,4%) et généralisée (12,6% vs 26,2%; la différence, 18,4% en moyenne).
Statin adverse effects: patients’ experiences and laboratory monitoring of muscle and liver injuries 2015 Sur le total des 718 réponses valides, 76,0% des patients ont rapporté au moins un symptôme, dont la plupart (69,0%) étaient de probables effets indésirables dus aux statines. Les symptômes Musculo-squelettiques et ceux liés au foie ont été rapportés par 283 (39,4%) et 134 patients (18,7%), respectivement. Les effets secondaires probables / possibles ont été déterminés dans 56,7% des symptômes musculo-squelettiques et gastro-intestinaux.
CONCLUSION: De nombreux patients ont présenté au moins un des effets néfastes possibles sur une statine. Les résultats suggèrent que la surveillance en laboratoire est relativement sélectif par rapport aux risques et les symptômes indésirables rapportés par les patients.
Different Time Trends of Caloric and Fat Intake Between Statin Users and Nonusers Among US Adults. 2014 Pour la période 2009-2010, l'apport calorique et en matières grasse étaient significativement plus élevés chez les utilisateurs de statines que les non utilisateurs (54 kcal / j pour l'apport calorique et 2,7 g / j pour l'apport en graisses).
Parmi les utilisateurs de statines, l'apport calorique dans la période 2009-2010 a été de 9,6% plus élevé que dans la période 1999-2000. En revanche, aucun changement significatif n'a été observé chez les non-utilisatrices au cours de la même période de l'étude.
L'apport en graisses a augmenté de 14,4% chez les utilisateurs de statines tandis qu'il n'a pas changé de manière significative chez les non-utilisateurs. En outre, l'IMC a augmenté davantage chez les utilisateurs de statines (+1,3) que chez les non-utilisateurs (+0,4).
Un autre mécanisme possible est que l'utilisation des statines a eu lieu pour des gens qui étaient susceptibles de manger plus. Certains patients peuvent avoir convenu d'initier un traitement par statine, car ils ne voulaient pas de restreindre leur alimentation, tandis que d'autres qui ne veulent pas prendre de médicaments peuvent avoir diminué la pharmacothérapie proposée en faveur de suivre les recommandations diététiques.
L'apport en calories et en matières grasses a augmenté chez les utilisateurs de statines au fil du temps, ce qui n'était pas le cas des non-utilisateurs. L'augmentation de l'IMC a été plus rapide pour les utilisateurs que pour les statines non-utilisateurs. Les efforts visant à contrôler l'alimentation chez les utilisateurs de statines peuvent être de moins en moins intensifs. L'importance de la composition du régime alimentaire peut avoir besoin d'être souligné à nouveau pour les utilisateurs de statines.
Simvastatin impairs exercise training adaptations. 2013 rente-sept participants (exercice ainsi que les statines: n = 18; exercice seulement: n = 19) ont terminé l'étude. La remise en forme cardio-respiratoire a augmenté de 10% (p <0,05) en réponse à l'entraînement physique seul, mais a été diminué par l'ajout de simvastatine résultant en une augmentation de seulement 1,5% (p <0,005 pour le groupe simvastatine + remise en forme). De même,l’ activité de la citrate synthase le muscle squelettique a augmenté de 13% dans le groupe d'exercice seulement (p <0,05), mais a diminué de 4,5% dans le groupe simvastatine-plus-exercice (p <0,05 pour l'interaction groupe par le temps).
CONCLUSIONS: La simvastatine diminue l'augmentation des capacitées cardio-respiratoire et du contenu mitochondrial du muscle squelettique lorsqu'il est combiné avec l'entraînement physique chez les patients en surpoids ou obèses à risque du syndrome métabolique.

Pour en terminer avec les effets secondaires des statines :

Deux chercheurs en chirurgie vasculaire et endovasculaire ont fourni un rapport sous licence « Creative commmons » (ce qui est suffisamment exceptionnel pour être signalé !) et dans lequel ils font état de tous les effets secondaires dus aux statines qu’ils ont extrait des bases de données Pubmed, EMBASE et Cochrane[28]. Leur constat est tout simplement édifiant !
Je vous en cite quelques passages :

  • Il y a eu peu ou pas d’impact (favorable) des statines sur le risque de maladies coronariennes en mortalité ou morbidité
  • Nous observons la révélation de la plus grande tragédie médicale de tous les temps.
  • En prévention primaire, nous avons découvert que pour 10 000 patients prenant une statine, il y avait 307 patients supplémentaires atteints de cataractes, 23 autres patients présentant une insuffisance rénale aiguë et 74 patients supplémentaires atteints de dysfonction hépatique. En outre, les statine augmentent la fatigabilité du muscle de 30 % avec 11,3 % d’incidence de rhabdomyolyse à fortes doses. De plus, il induit une myopathie inflammatoire, y compris myopathie auto-immune nécrosante.
  • Un effet supplémentaire des statines est le dysfonctionnement érectile, qui est 10 fois plus élevée chez les jeunes hommes prenant la dose la plus faible des statines. Suite à l’arrêt des statines, 50% avait une récupération de leurs facultés érectiles dans les 6 mois.
  • L’étude la plus récente de la Womens Inititative a étudiée 153 840 femmes ménopausées sans diabète sucré. Il y avait 10 242 nouveaux cas de diabète auto-déclaré sur 1 004 466 personnes-années de suivi. l’utilisation des statines a été associée à un risque accru de diabète sucré et de cette association est restée après ajustement des autres facteurs de confusion potentiels et a été observée pour tous les types de statine. Les auteurs ont conclu que le risque accru de diabète sucré chez la femme ménopausée est un effet de classe des statines
  • Une forte association entre la réduction du cholestérol et le risque de maladie de Parkinson a été signalée, telle que chaque mmol/L d’augmentation du cholestérol total était accompagné par une baisse de 23 % du risque de développer la maladie de Parkinson.
  • Un examen systématique a trouvé une preuve modérée que les statines augmentent le risque de cancers cutanés non mélanocytaires (ratio risque médian 1.6, gamme 1.2-2. 2). Pour des raisons inconnues, depuis ces publications, le carcinome épidermoïde a été exclu dans tous les rapports d’essais subséquents de statines.
  • Vinogradova et coll. ont documenté qu’à long terme l’utilisation des statines a été associée à un risque accru de cancer colorectal, cancer de la vessie et cancer du poumon
  • Une autre corrélation inquiétante a été détectée avec les statines : l’utilisation et l’apparition prématurée de la cataracte. Il pourrait y avoir une explication à la hausse soudaine du nombre de cataractes chez les hommes d’âge moyen. Il y a une probabilité de 50 % du développement de la cataracte chez les patients sous statines à un âge plus jeune que ceux qui n’en prennent pas, qui les développent à un âge nettement plus avancé
  • En outre, l’utilisation de statine était corrélée à une incidence plus élevée de la sténose coronarienne sévère ainsi que l’augmentation du nombre des vaisseaux coronaires développant une maladie coronarienne obstructive.

  1. NEJM : Efficacy and Safety of Alirocumab in Reducing Lipids and Cardiovascular Events ( ODYSSEY LONG TERM)
  2. NEJM : Efficacy and Safety of Alirocumab in Reducing Lipids and Cardiovascular Events – Supplementary Appendix
  3. PubMed : Mild to moderate muscular symptoms with high-dosage statin therapy in hyperlipidemic patients–the PRIMO study
  4. University of Copenhagen : Cholesterol medicine affects energy production in muscles
  5. The New York Times : Do Statins Make It Tough to Exercise ?
  6. Drugwatch : Lipitor and Diabetes
  7. PubMed : Increased risk of diabetes with statin treatment is associated with impaired insulin sensitivity and insulin secretion: a 6 year follow-up study of the METSIM cohort
  8. European Medecines Agency : HMG-CoA reductase inhibitors (statins): Risk of new onset diabetes
  9. JAMA Network : Risk of Incident Diabetes With Intensive-Dose Compared With Moderate-Dose Statin TherapyA Meta-analysis
  10. Reuters : Pfizer confronts surge of lawsuits over Lipitor
  11. Voix médicales : Traitement du diabète de type 2 : des propositions alternatives
  12. American Journal of Cardiology : Statin Use and the Risk of Kidney Disease With Long-Term Follow-Up (8.4-Year Study)
  13. US News – Health : Statins May Leave Patients With Less Energy: Study
  14. JAMA Network : Statins and Physical Activity in Older Men
  15. WEB MD : Statins May Lower Testosterone, Libido
  16. PubMed : Men treated with hypolipidaemic drugs complain more frequently of erectile dysfunction
  17. SFEndoctrino : Les statines : un facteur d’hypogonadisme ?
  18. MailOnline : Statins risk for women: Taking cholesterol-lowering drug for more than ten years ‘doubles chances of the most common breast cancer’
  19. Canadian Women’s Health Network : Prudence oblige: L’emploi des statines chez les femmes
  20. Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention : Long-term statin use and risk of ductal and lobular breast cancer among women 55-74 years of age
  21. BMC Medecine : Do statins increase and Mediterranean diet decrease the risk of breast cancer ?
  22. WJeffrey Dach MD : Cholesterol Lowering Drugs for the Elderly, a Very Bad Idea (voir les nombreux liens vers les études concernées)
  23. Jama Ophthalmology : Association of Statin Use With Cataracts – A Propensity Score–Matched Analysis
  24. FDA : FDA Drug Safety Communication: Important safety label changes to cholesterol-lowering statin drugs
  25. WJeffrey Dach MD : Cholesterol Lowering Drugs for the Elderly, a Very Bad Idea (voir les nombreux liens vers les études concernées)
  26. Stephanie Seneff : Nutrition and Alzheimer’s disease: The detrimental role of a high carbohydrate diet
  27. Express : EXCLUSIVE: Parkinson’s link to statins: Calls to end widespread use of the drug
  28. Scientific Research – Open Access : The Ugly Side of Statins. Systemic Appraisal of the Contemporary Un-Known Unknowns

Dernière modification : 2017-11-27