Les effets secondaires des inhibiteurs de la PCSK9

Liste des effets secondaires des inhibiteurs de la PCSK9 ?

Peu d’informations (fiables..) disponibles, les seules à dispositions ne l’étant pratiquement que… sur des sites financiers (à fin août 2014).
Il y est quand même fait état de quelques effets secondaires : Les effets indésirables étaient généralement comparables avec l’Ézétimibe. Des effets indésirables liés au traitement ont eu lieu à 71,2 % dans le groupe Alirocumab contre 67,2 % dans le groupe Ézetimibe, conduisant à l’arrêt du traitement chez 7,5 % et 5,4 %, respectivement. Les événements indésirables les plus fréquents ont été l’infection des voies respiratoires supérieures, des surdoses accidentelles, des vertiges et des myalgies.[1]
Même la FDA s’y met en demandant un complément d’enquête au sujet de possible troubles cognitifs qui auraient pu être dissimulés[2]

Les effets secondaires des inhibiteurs de la PSK9

Peu d’études disponibles actuellement, j’ai donc fait figurer ci-dessous et en vrac les effets secondaires des inhibiteurs de la PCSK9.

Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Efficacy and Tolerability of Evolocumab vs Ezetimibe in Patients With Muscle-Related Statin Intolerance - The GAUSS-3 Randomized Clinical Trial 2016 Pour ceux recevant l’atorvastatine en premier, 126 (51,4%) ont développé un événement musculaire défavorable avec l'atorvastatine, mais pas avec le placebo.
Pour ceux recevant le placebo d'abord, 83 (33,7%) ont développé un événement musculaire indésirable lié avec l'atorvastatine, mais pas avec le placebo.
Dans l'ensemble, 209 des 491 patients (42,6%) avec un antécédent d’effets musculaires indésirables ont signalé des symptômes intolérables dans la phase « A » quand ils ont reçu de l’atorvastatine en double aveugle versus placebo.
Nom de l'étude Date Ce que l'on peut en retenir...
Efficacy and Tolerability of Evolocumab vs Ezetimibe in Patients With Muscle-Related Statin Intolerance - The GAUSS-3 Randomized Clinical Trial 2016 Les événements indésirables qui ont conduit à l'arrêt de l'étude ont été observés chez 7,2% des patients ayant reçu de l'alirocumab et chez 5,8% des patients ayant reçu un placebo. En ce qui concerne les événements indésirables spécifiques, le groupe alirocumab avait des taux plus élevés que le groupe placebo des réactions au site d'injection (5,9% vs 4,2%), des myalgies (5,4% vs. 2,9%), des événements neurocognitifs (1,2% ), Et les événements ophtalmologiques (2,9% vs 1,9%).

Conclusion :

Cette page demande à être complétée car ce produit est annoncé comme étant le prochain « blockbuster » de l’industrie pharmaceutique en remplacement des statines.
Par contre, il est bon de préciser que ce futur « blockbuster » n’a toujours pas encore fait ses preuves concernant une quelconque réduction des maladies cardiovasculaires… À tel point que la HAS a décidé de ne pas le rembourser[3].
En outre, Pfitzer vient d’annoncer qu’il a décidé de stopper tout les essais cliniques et le développement de son inhibiteur de la pcsk9 (bococizumab)[4]. C’est tout de même très étrange qu’un labo aussi important laisse tomber un produit sur lequel il a autant investi…