Ça va être « open-bar » pour les industries pharmaceutiques (et pour les autres industries aussi…), suite !

Après la scandaleuse loi sur le secret des affaires votée par quelques connards de députés1 et qui permet toute entreprise d’attaquer en justice quiconque rend publique toute malversation de la part de celle-ci (et ce même si des vies humaines sont en jeux) car pouvant porter préjudice aux affaires de cette dernière, c’est maintenant au tour de la commission européenne de céder aux pressions des lobbyistes.
Il s’agit plus précisément la commission des affaires juridiques qui a voté ce 20 juin2 la proposition de directive sur le droit d’auteur et notamment son article 13 qui consiste à obliger les plateformes à filtrer automatiquement les contenus téléversés en ligne. Ce filtrage devant se faire à coup de robots dont la fiabilité et l’exhaustivité sont déjà loin d’être exemplaires (en préambule, des élus français ont découvert que la totalité de leur chaîne YouTube a été neutralisée sans raison valable, juste par erreur…).

L’autre point litigieux étant l’article 11 qui définit la restriction des hyperliens, c’est-à-dire des liens pointant vers des articles parus sur d’autres sites (presse, médicaux, scientifiques, etc.). Ceux-ci devant être soumis aux droits d’auteurs, et seront donc interdits, sauf autorisation expresse du site d’où provient la source et pouvant, en outre, être soumis à rémunération3.
Ce qui signifie la fin des petits sites indépendants tels que le mien. Je rappelle que ce site est entièrement bénévole, je ne suis affilié à aucune régie publicitaire et l’hébergement est entièrement financé par mes soins. Autant dire que je n’aurais pas les moyens, non seulement de payer pour mettre des hyperliens, mais encore moins de financer un procès contre des sociétés employant pléthores d’avocats entièrement dévoués à leur cause.

Si ce texte est définitivement adopté par l’Union Européenne, avec ces deux lois, toute voix qui s’écartera des éléments de langage officiels sera systématiquement bâillonnée et réduite au silence. Tout ça parce qu’une poignée de connards préfèrent céder aux sirènes des lobbyistes qui les engraissent à coups de grand restaurants et de multiples pots de vin plutôt que de défendre les citoyens qui les ont élus et qui les rémunèrent via l’argent de nos impôts (ce qu’ils ont tendance à oublier…)

Au moins, ça fera le bonheur de tous les empoisonneurs que j’étrille allégrement sur ce site, puisque ne pouvant plus justifier mes propos par des liens pointant vers des documents scientifiques. Les labos pourront, en toute impunité, baisser encore plus les normes des taux de toutes sortes (cholestérol, tension, etc.) afin de vendre encore plus de médicaments et ce même si c’est au détriment de la santé des gens, sans que quiconque puisse élever la voix afin de dénoncer tout scandale sanitaire.

Le business et le fric avant tout…

Monde de merde !

Mise à jour du 07/07/218 :  Le Parlement européen vient de rejeter le mandat de négociation concernant la proposition de directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique. Toutefois ce n’est pas une victoire définitive puisque le texte sera à nouveau soumis à un nouveau vote en session plénière au mois de septembre.

 

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