Cela fait de nombreuses années que je pratique très régulièrement le yoga. Celui-ci fait partie intégrante de ma vie, et je ne peux qu’en louer les bienfaits, que ce soit au niveau de ma santé mentale autant que physique.
Mais j’avoue que je me suis souvent posé la question de savoir si le yoga était efficace concernant les maladies cardiovasculaires.
Jusqu’à ce que je découvre cette étude1 qui répond en partie à ma question. En partie seulement, car les investigateurs reconnaissent que de nombreuses études présentaient un échantillon de petite taille, des interventions de yoga de types et de durées variables, et n’ont pas fourni de détails sur les mécanismes sous-jacents aux améliorations observées.
Donc de petites études avec de petits moyens. Que voulez-vous, donner des cours de yoga rapporte infiniment beaucoup moins que vendre des médicaments…
Pour en revenir à cette étude, les chercheurs ont effectué une recherche dans la base PubMed/Medline afin d’en extraire les articles parlant de yoga et de maladies cardiovasculaires. Sur les 603 articles extraits, 85 articles pertinents ont été retenus.
Les éléments clé sur les bienfaits par rapport aux maladies cardiovasculaires et les facteurs de risque sont :
- Pression artérielle (PA) : réduction de la PA au repos (y compris chez des personnes en pré-hypertension), ce qui contribue à diminuer le risque d’hypertension.
- Fréquence cardiaque (FC) : baisse de la FC au repos dans certains protocoles.
- Poids et composition corporelle : amélioration du poids, de l’IMC et de paramètres anthropométriques (tour de taille, etc.).
- Métabolisme lipidique : amélioration du profil lipidique (ex. cholestérol total) dans plusieurs études rapportées.
- Glycémie : baisse des marqueurs glycémiques rapportée dans la revue.
- Stress et contrôle neurovégétatif : diminution du stress (et, dans l’ensemble du mécanisme discuté par les auteurs, une influence sur l’équilibre sympathique/parasympathique).
- Inflammation et stress oxydatif : réduction des indicateurs d’inflammation et de stress oxydatif, impliqués dans la progression de certaines maladies cardio-vasculaires.
Je vous cite la conclusion de l’étude : Cette revue suggère que le yoga est efficace non seulement pour réduire divers facteurs de risque cardiovasculaire (pression artérielle, fréquence cardiaque, poids, IMC, profil lipidique, glycémie, stress, inflammation et stress oxydatif), mais aussi pour améliorer l’état de patients atteints de diverses maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, insuffisance cardiaque, arythmie cardiaque et coronaropathie, avec ou sans pontage aorto-coronarien). La durée de la pratique du yoga est positivement associée à une réduction des risques de maladies cardiovasculaires.
Me voilà rassuré.
Mais même sans cette confirmation, il va de soi que, de toute façon, j’aurais continué à pratiquer le yoga…
