L’inflammation des artères qui provoquerait les maladies cardiovasculaires : encore un concept foireux !

Cela fait longtemps que, en plus de la théorie du cholestérol qui tue, on nous bassine avec l’inflammation des artères qui serait la cause des maladies cardiovasculaires ; s’appuyant pour cela sur le niveau de protéine C-réactive (CRP) ainsi que celui du récepteur de l’interleukine-6 ​​(IL-6).

On peut rappeler en passant que la CRP, considérée comme un marqueur inflammatoire lié à un risque accru d’événements cardiovasculaires, a été « découvert » par Paul Ridker (le principal instigateur de la très controversée étude JUPITER1) qui, ayant déposé un brevet sur ce test, reçoit des royalties à chaque utilisation de celui-ci2
Le pire étant que les niveaux de protéine C-réactive n’ont jamais réussi à prédire quoi que ce soit3 !
Comme quoi, lorsqu’il s’agit de faire la fortune de quelques-uns, on est plus à une aberration près.

Pour en revenir au titre de cet article, l’étude ZEUS, financée par Novo Nordisk, testait son nouveau produit (Ziltivekimab) qui réduisait les taux de CRP et d’interleukine-6, ce qui était prévu pour réduire les décès cardiovasculaires (CV), les crises cardiaques non mortelles ainsi que les AVC non mortels.

Résultat : Novo Nordisk s’est fendu d’un communiqué expliquant que finalement, leur produit n’avait strictement aucune efficacité. Par contre, une proportion plus élevée de personnes traitées par Ziltivekimab présentaient des infections graves par rapport au placebo4.

L’essai clinique ZEUS fait l’objet d’un article dans Medscape5 dans lequel John Mandrola détaille cet essai.

J’ai beaucoup apprécié plusieurs de ses réflexions :

  • les marqueurs de substitution sont très bien dans les recherches précoces, mais avant qu’une nouvelle thérapie ne soit donnée aux patients, il faut montrer qu’il réduit les résultats.
  • Ainsi, l’étude ZEUS jette le doute sur des médicaments approuvés en l’absence de données sur les événements cardiovasculaires — comme l’inhibiteur oral de la PCSK9 enlicitide et l’inclisiran, un médicament à base de petit ARN interférent (siRNA). Elle éclaire également le développement de médicaments visant à réduire le taux de lipoprotéine(a). Ces médicaments ne devraient-ils pas démontrer une réduction des événements cardiovasculaires avant d’être approuvés ?
  • Je suppose que nous devrions nous attendre à plus d’histoires de type ZEUS.

Comme de reconnaître que faire baisser le cholestérol à des niveaux extrêmement bas n’est pas la solution ?

On peut rêver…

 

 

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