La Haute Autorité de Santé (HAS) à sorti son nouveau guide « Principales dyslipidémies : stratégies de prise en charge »

Et vous savez quoi ? À part le nom qui à changé (le cholestérol étant fortement sujet à polémiques, on parle maintenant de dyslipidemie…), rien de nouveau sous le soleil…
Je résume : un taux de cholestérol LDL de plus en plus bas et des prescriptions de statines élargies et en augmentations !
Bref, ce document n’est qu’un document publicitaire au service des labos pharmaceutique et faisant l’apologie d’une utilisation accrue des statines…
Mais le point où l’on atteint vraiment le summum de l’acharnement dans la connerie est le chapitre dans lequel le document propose, si les objectifs de baisse du cholestérol LDL ne sont pas atteints, de complémenter le traitement avec de l’ézétimibe, des fibrates ou encore de la niacine. D’autant plus curieux que cette même HAS, dans son GUIDE DU PARCOURS DE SOINS Maladie coronarienne stable, émis en septembre 2014 et réactualisé en juillet 2015, a reconnu elle-même que ces produits n’ont strictement aucune efficacité. Je cite : Les autres traitements (fibrates, résines, acide nicotinique, ézétimibe) peuvent réduire le cholestérol LDL, mais aucun avantage lié à ces alternatives n’a été montré en termes de prévention secondaire des complications de l’athérosclérose.
La base Base de données publique Transparence Santé étant en maintenance depuis plusieurs jours, je n’ai pu examiner les conflits d’intérêts des principaux instigateurs de ce rapport mais de toute façon, on peut allègrement en conclure que les lobbies pharmaceutiques ont bien fait leur travail….

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