On connaissait la controverse au sujet du dépistage systématique du cancer du sein, celui-ci comportant un taux de surdiagnostic et donc de surtraitement important : biopsies inutiles pouvant mener à des radiothérapies ou des chimios tout aussi inutiles, voire des mastectomies1.
Le site « Cancer rose » (contrairement au site propagandiste « Octobre rose ») est d’ailleurs une mine d’information pour toute femme soucieuse de sa santé et souhaitant avoir une information indépendante, fiable et honnête sur le sujet2.
Eh bien, les hommes ne sont pas en reste puisque le dépistage systématique du cancer de la prostate par dosage du PSA est tout aussi peu fiable, inutile et dangereux.
Jugez-en : Il faudrait dépister 1 000 patients pendant 23 ans (23 000 patients par an) pour éviter 1 mort par cancer de prostate, et 200 pendant 23 ans (soit 4 600 par an pour éviter un décès). Et tous les 1 000 patients dépistés, il y a 9 cancers surdiagnostiqués, 25 biopsies inutiles, 1 patient hospitalisé pour sepsis post biopsie, 3 patients devenus incontinents et 25 avec dysfonction érectile
3.
J’avoue que, présenté de cette manière, ça fait sacrément peur !
Il y a vraiment de quoi se sentir impuissant face à l’inventivité inépuisable des lobbies surpuissants qui ne voient dans la vie humaine qu’un marché à exploiter parmi d’autres.
Il est surtout extrêmement inquiétant de voir les labos puissent imposer leurs diktats aux gouvernements et agences de santé, alors qu’il est prouvé et démontré que cela va à l’encontre de la santé physique et morale de la population !
Mais il ne faudrait surtout pas s’attaquer à un business très rentable…
1 France Inter : Un pavé dans la mare d’octobre rose
2 Cancer Rose : CANCER ROSE – l’information éclairée sur le dépistage du cancer du sein
3 Médicalement Geek : Dragi Webdo n°528 : SOPM (ex-SOPK), PSA/mortalité globale,vitamine D/fractures, métamphétamines/mirtazapine, azithromycine/asthme, tirzépatide, traitements Alzheimer