La première action de groupe en France en relation avec un scandale sanitaire visera Sanofi et son médicament Dépakine

Dès la parution au Journal officiel du décret ouvrant cette possibilité, l’association des victimes Apesac et ses avocats ont fait savoir qu’ils lançaient une procédure, dans un premier temps avec une quinzaine de dossiers. Si l’action est jugée recevable et la responsabilité de Sanofi mise en cause, toutes les autres victimes pourront s’y associer.
Sanofi est notamment accusée d’avoir eu conscience des risques de la Dépakine pour les femmes enceintes dès les années 1990. Une enquête de l’Inspection générale des affaires sociales avait souligné dans un rapport paru en février 2016 le « manque de réactivité » de Sanofi, ainsi que de l’Agence française de sécurité des médicaments. Plus de 14000 femmes enceintes auraient été concernées entre 2007 et 2014, et selon l’Igas environ 450 enfants seraient nés avec des malformations congénitales à cause de la Dépakine sur la même période.
Faisant preuve d’un certain cynisme, le laboratoire Sanofi se défend en faisant valoir que la Dépakine était explicitement contre-indiqué aux femmes enceintes sur la période mise en cause.

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