Où l’on reparle des statines et des inhibiteurs de la PSCK9 !

La US Preventive Services Task Force (rien que le nom, déjà…) à émise ses dernières recommandations concernant la prescription de statines en prévention primaire (ce qui, entre-nous soit dit, n’a jamais fais preuve d’une quelconque efficacité…). Bref, si vous avez entre 40 et 75 ans, aucun antécédent cardiovasculaire mais au moins 1 facteur de risque (ex : dyslipidémie, diabètes, hypertension ou fumeur) et que votre risque cardiovasculaire calculé est ≥ 10%, vous êtes éligible à une dose faible à modérée de statines. Idem avec les mêmes facteurs de risque mais avec un risque cardiovasculaire de 7,5 à 10%.
Il va de soit toutes ces recommandation s’ajoute à celle prônant la prescription de statines si vous avez juste un taux de cholestérol un peu élevé (selon leurs critères !)…
Ce qui est assez amusant, c’est le « Grade » dont est affublé chaque recommandation. Dans le premier cas, la recommandation possède un  Grade »B, ce qui signifie  Il est certain que le bénéfice net est modéré ou qu’il existe une certitude modérée que le bénéfice net soit modéré à substantiel. En gros, ça ne sert pas à grand-chose mais dans le doute, prenez des statines… La deuxième recommandation possède un  Grade »C qui signifie Il existe au moins une certitude modérée que le bénéfice net soit faible. Une très belle phrase pour dire que ça ne sert strictement à rien, mais qu’il faut aussi quand même prendre des statines !
La seule recommandation sensée étant celle pour les plus de 76 ans avec aucun antécédent cardiovasculaire : foutez-leurs la paix avec un « Grade »I : Preuves insuffisantes.
Concernant les inhibiteurs de la PSCK9, une nouvelle étude, largement financée par les labos pharmaceutiques et se basant sur la génétique, extrapole l’efficacité des inhibiteurs de la PCSK9 en ce basant sur l’efficacité des statines (je simplifie le propos…). Par contre elle extrapole aussi que plus on fait baisser le cholestérol, plus on augmente les cas de diabète : Pour chaque réduction de 10 mg/dl de cholestérol LDL, les variantes PCSK9 ont été associés à une augmentation de 11,2% du risque de diabète.
C’est con, ça…

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