Dépakine (suite…)

En un, nous avons l’actuel président de la république : Emmanuel Macron.
En deux, nous avons Serge Weinberg, président du conseil d’administration de Sanofi depuis 2010 et proche du président qu’il fit introduire chez Rotchild à la suite de leur collaboration dans la commission Attali. Il était d’ailleurs invité lors de la cérémonie d’investiture du président.
En trois, nous avons un premier ministre, Edouard Philippe qui s’est fendu, en juillet 2017, d’une très discrète visite chez Sanofi lors de laquelle il a rencontré Serge Weinberg.
Lorsqu’on mélange le tout, nous obtenons une association de victimes de la dépakine (Apesac) vient d’être débouté de sa demande au motif de « contestations sérieuses sur le principe de la responsabilité» du laboratoire Sanofi.
Il me semble que ça fait beaucoup de coïncidences…
D’autant plus si on y ajoute l’altercation entre le député François Ruffin et Edouard Philippe sur ce sujet. Lors de celle-ci, le premier ministre à répondu : Vous êtes en train de considérer qu’il serait normal dans toute la mesure du possible de dénigrer une entreprise française, une entreprise qui fonctionne bien, qui crée des richesses en France et qui apporte des solutions sur le plan de la santé.
On savait déjà que des entreprises françaises qui créé des richesses en France ont le droit de tuer en toute impunité (cf Servier avec Médiator, Eternit et Saint-Gobain avec l’amiante…), si maintenant on n’a même plus le droit de les dénigrer…

On peut aussi ajouter à cette affaire la provision de 77 M€ pour 2018 (avec une prévision de 424 M€ à terme) par le gouvernement pour l’indemnisation des victimes. À charge pour se dernier de se retourner (ou pas…) vers Sanofi afin de récupérer le montant de cette provision. Je souhaiterais donc que Sanofi remercie individuellement et chaleureusement tous les contribuables français de participer à l’indemnisation des victimes suite aux préjudices causés par un produit maintenu sur le marché malgré plusieurs alertes dénonçant sa dangerosité pour les femmes enceintes.

Pour info, Sanofi a généré en 2015, grâce à la Dépakine, un chiffre d’affaires mondial de 422 millions d’euros. Au premier semestre 2016, ses ventes se sont élevées à 206 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires mondial de Sanofi de 15,9 milliards.

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