Titre officiel :
Associations of fats and carbohydrate intake with cardiovascular disease and mortality in 18 countries from five continents (PURE): a prospective cohort study
Date de publication :
29 août 2017
Durée :
7,4 années
Sponsor :
- Plusieurs organismes et agences de santé et quelques labos.
Participants :
L’étude PURE (Prospective Urban Rural Epidemiology) est une vaste étude de cohorte épidémiologique menée auprès de personnes âgées de 35 à 70 ans (recrutées entre le 1er janvier 2003 et le 31 mars 2013) dans 18 pays, avec un suivi médian de 7,4 ans (intervalle interquartile : 5,3-9,3).
Interventions :
L’apport alimentaire de 135 335 individus a été enregistré à l’aide de questionnaires de fréquence alimentaire validés.Les critères d’évaluation principaux étaient la mortalité totale et les événements cardiovasculaires majeurs (décès d’origine cardiovasculaire, infarctus du myocarde non fatal, accident vasculaire cérébral [AVC] et insuffisance cardiaque).Les critères d’évaluation secondaires étaient tous les infarctus du myocarde, les AVC, la mortalité par maladie cardiovasculaire et la mortalité par maladie non cardiovasculaire.
Sources :
https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(17)32252-3/abstract
Quelques réflexions concernant cette étude clinique :
L’apport alimentaire de 135 335 personnes a été enregistré à l’aide de questionnaires de fréquence alimentaire validés. Les critères d’évaluation principaux étaient la mortalité totale et les événements cardiovasculaires majeurs (décès d’origine cardiovasculaire, infarctus du myocarde non fatal, accident vasculaire cérébral et insuffisance cardiaque). Les critères d’évaluation secondaires étaient tous les infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux, la mortalité par maladie cardiovasculaire et la mortalité par maladie non cardiovasculaire. Les participants ont été répartis en quintiles d’apport nutritionnel (glucides, lipides et protéines) selon le pourcentage d’énergie fournie par ces nutriments. Nous avons évalué les associations entre la consommation de glucides, de lipides totaux et de chaque type de lipides et les maladies cardiovasculaires ainsi que la mortalité totale.
Résultats de cette étude clinique :
Au cours du suivi, les auteurs de l’étude ont recensé 5 796 décès et 4 784 événements cardiovasculaires majeurs. Un apport plus élevé en glucides était associé à un risque accru de mortalité totale, mais pas au risque de maladie cardiovasculaire ni à la mortalité cardiovasculaire. L’apport total en lipides et en chaque type de lipides était associé à un risque plus faible de mortalité totale. Un apport plus élevé en acides gras saturés était associé à un risque plus faible d’AVC. Les matières grasses totales, ainsi que les graisses saturées et insaturées, n’étaient pas significativement associées au risque d’infarctus du myocarde ou à la mortalité par maladie cardiovasculaire.
Un peu plus dans le détail :
Contrairement à ce que l’on nous assène régulièrement, une consommation élevée de glucides était associée à un risque accru de mortalité totale, tandis que la consommation totale de lipides et de certains types de lipides était liée à une mortalité totale plus faible. La consommation totale de lipides et les différents types de lipides n’étaient pas associés aux maladies cardiovasculaires, à l’infarctus du myocarde ni à la mortalité d’origine cardiovasculaire, alors que les acides gras saturés étaient inversement associés aux accidents vasculaires cérébraux.
En conclusion :
Cette étude n’est pas spécifiquement axée sur le régime méditerranéen, mais elle est intéressante à plus d’un titre, car elle remet sérieusement en cause un dogme établi depuis bien trop longtemps (les graisses, c’est le mal et les hydrates de carbone sont bons pour la santé). Le seul reproche que je pourrais lui faire est qu’elle ne tient pas compte des apports en acides gras trans qui sont reconnus comme étant extrêmement nocifs et pourvoyeurs de maladies cardiovasculaires.
Néanmoins, je la trouve complémentaire aux études concernant le régime méditerranéen.